DÉCOUVERTE DE NEPTUNE
servatioDS : la marche de cet astre était troublée par une cause inconnue.
Cette cause était néanmoins depuis quelque temps soupçonnée par Bouvard, Hansen et plusieurs autres astronomes géomètres. Mais la solution complète du problème fut l'œuvre d'un savant aujourd'hui célèbre, de M. Le Verrier. C'est à lui que revient l'honneur d'avoir déterminé par des calculs, tout entiers basés sur la théorie de la gravitation universelle, les éléments approximatifs d'une planète jusqu'alors inconnue, à l'action de laquelle il falhnt attribuer les anomalies apparentes de la marche d'Uranus.
Le résultat des recherches théoriques de M. Le Verrier fut publié le 31 août lâ46« Mmns d'ua mois^après, un astronome de Berlin, M. Calle, découvrit Neptuna à peu de distance de la position assignée.
Neptune est invisible à l'œil nu. D a., dans les lunettes
l'ai^pect d'une étoile de hui- ■■^^^^^^^^^^^^■1 tième grandeur. En mesu- ^^^^^^^H^^^I^M rant le diamètre , apparent ^^^ \^^^^^^| ^® ^^^ disque, on a pu
B^;^ 'ffî^^l^'^^l^l déterminer ses dimiensions ^mI^^^I^^^^^^^^H ^^^^^^ ®^ reccmnaitre que ^^Bh^^P^^H^^I son diamètre^est4 .38, cpand HMH|r^,^j^^^^H on pnend celui de la Terre ^H^^^^^^Hj^^^H pour unité. ÉvaluA^n kilo- ^^^^H^^^^^^^^H ce en
près de 56 000 , ce qui pig. H9. — Neptune et la Terre; dimeii- donne un développement de
.ions comparée.. ^^^^^^ kilomètres à la
circonférence de son équaleur. L'aplatissement du globe est inconnu. Son volume n'est pas moindre de 84 fois le volume de la Terre.
Neptune a un satellite qui effectue sa révolution autour de lui en 5 jours 21 heures.
En résumant tout ce que nous venons de dire des huit planètes principales^ on voit qu'il est permis de les considérer comme formant deux groupes distincts, différant entre eux
sons plusieurs rapports, et dont les planètes composantes ont de purt Qt d'autre d'assez nombreuses analogies.
Mercure, Vénus, la Terre et Mars forment le premier de ces groupes: ce sont les planètes moyennes. Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune forment le second groupe, celui des grosses planètes. En effet, sous le rapport des volumes, les quatre premières sont de beaucoup inférieures aux quatre autres: les volumes réunis de celles-ci font près de 1 100 fois les volumes des planètes moyennes.
Les mouvements de rotation du groupe le plus voisin du Soleil ont presque la même durée, d*à peu près 24 heures. Les grosses planètes tournent plus rapidement, du moins si l'on en juge par la durée des rotations de Jupiter et de Saturne, par le mouvement probablement aussi rapide d'Uranus. Aussi Taplatissement de leurs globes est-il beaucoup plus considérable. Cette coïncidence de Taugmentàtion de l'aplatissement avec celle des vitesses de rotation justifie l'hypothèse de la fluidité primitive des planètes.
Enfin, il est encore un caractère qui différencie les deux groupes des moyennes et grosses planètes ; c'est celui de leurs densités. La mécanique céleste donne une évaluation approchée des masses respectives de la Terre, du Soleil et des planètes. En rapportant ces masses aux volumes, on trouve la densité moyenne de la matière qui compose chacun de ces corps. Or, si l'on prend pour unité la densité de la Terre, on trouve pour les planètes principales les nombres suivants :
Densités.
Mcrcuro 1.588 Jupiter 0.244
Vénus 1.065 Saturne 0.133
LaTerre 1.000 Uranus 0.240
Mars 0.780 Neptune 0.240
Les 4 premiers nombres se rapprochent beaucoup les uns des autres ; il en est de même des 4 derniers , qui sont chacun, en moyenne, 5 fois plus petits que ceux du premier groupe.
Nous allons voir maintenant que les dénominations de planètes moyennes et de grosses planètes sont justifiées par