PETITES PLANÈTES
uns gur lesantreSy ainsi qne sur le plan de Técliptiqne. Pallas a une inclinaison de 34 degrés sur ce dernier plaUi de sorte qu'àPépoqùe de ses plus grandes latitudes, elle dépasse de beaucoup les anciennes limites de la zone du zodiaque.
La plus rapprochée du Soleil des 94 petites planètes est Flore^ dont la distance moyenne est 2.202, celle de la Terre étant prise pour unité. La plus éloignée est Maximiliana,dont la distance moyenne est 3.420. Ces deux nombres évalués en lieues métriques, donnent respectivement 81 millions et 126 millions de lieues.
Les durées des révolutions varient entre 1193 et 23l0iour8 moyens^ c'est-à-dire entre 3 ans 3 mois et 6 ans 4 mois environ, qui marquent les longueurs des années de Flore et de Maximiliana.
On a peu de donni^es sur la constitution physique ou les dimensions de ces petits astres. Les quatre plus volumineux paraissent être les premières planètes découvertes, dans Tordre suivant :, Pallas, Junon, Yesta et Gérés. La fig. 120 donne
Fi9> 120. — Dimensions comparées de la Terre et des planètes Pallas, Junon, Veste et Cérès.
une idée des dimensions de ces planètes comparées à la grosseur de la Terre.
C'est Yesta qui est la plus brillante de toutes. La petitesse de presque toutes les autres est telle, qu'on n'a pu mesurer directement leurs diamètres ; elks apparaissent, dans les lu-
nettes, comme des points lamineux. sans diamètre sensible. Il est probable que les moins gros de ces astres microscopiques ont à peine quelques lieues de rayon, ce qui rend leur étendue superficielle inférieure à celle d'un de nos plus petits départements. M. Lespiault, à qui j'emprunte cette comparaisoui ajoute qu'un bon marcheur ferait aisément dans sa journée le tour de plusieurs de ces globes en miniature.
Les petites planètes forment, ainsi qu'on vient de le voir, une sorte d'anneau intermédiaire entre les deux groupes des grosses planètes et des planètes moyennes. Or, il paraît certain qu'indépendamment de cette agglomération, d*autres anneaux, formés de corpuscules plus petits et beaucoup plus nombreux, circulent autour du Soleil, à une distance à peu près égale à la distance de la Terre.
Ces corpuscules ne sont pas ordinairement visibles. C'est seulement quand ils viennent à rencontrer la Terre, que leur existence se manifeste à nous. Tantôt, ils ne font que traverser rapidement les couches supérieures de l'atmosphère, sans s'arrêter dans leur course : ce sont les étoUes filanles. Tantôt, attirés par la masse de notre globe , ils se précipitent à la surface, où l'on peut en recueillir les débris : ce sont les aérolithes. '
Le nombre des étoiles filantes est très -variable selon les époques de l'année : de là, la distinction faite par les astronomes entre les étoiles filantes disséminées ou sporadiques, et les essaims de ces météores qui apparaissent dans le ciel de nos nuits, en masses pressées, et généralement périodiques.
Les deux périodes les plus remarquables sont celles d'août et de novembre, vers le 10 ou le 12 de chacun de ces mois*. Le nombre des étoiles filantes observées à ces deux époques est souvent considérable, mais il est aussi sujet à des variations dont les périodes de maximum et de minimum sont encore mal déterminées. ■ ■ ■ *
Le plus souvent, les lignes décrites par les étoiles filantes ont l'apparence de lignes droites. L'impression lumineuse laissée dans le ciel par leur mouvement rapide permet de