‹ Eléments de cosmographie: Ouvrage rédigé conformémerit aux programmes officiels de 1866 pour lChapitre 71 sur 105 · ORBITES DES COMÈTES. S · texte numérisé non relu

ORBITES DES COMÈTES. S

dimensions de la queue sont extrémenoient variables. On a vu des comètes à deux et à plusieurs queues.

L*auréole vaporeuse qui, avec le noyau lumineux, forme la tête de la comète, la traînée uniqpie ou les queues multiples dont la tête est accompagnée, peuvent-ils être considérés comme des caractères spécificpies des comètes? Tout astre qui en serait dépourvu doit-il être rangé dans une autre caté<» gorie ? Il n'en est rien.

II existe, en effet, des comètes dépourvues de queues et de noyau brillant. D'autres ont un noyau entouré d'une nébulo* site, mais n'offrent aucune apparence de queue.

Les comètes, avons-nous dit, font partie de notre monde solaire. Gomme les planètes, elles circulent autour du Soleil, en parcouraïit avec des vitesses très-variables des courbes extrêmement allongées. C'est la forme des orbites corné* taires qui va nous fournir le premier de leurs caractères spé« cîfiques.

Tandis que les planètes aujourd'hui connues se meuvent le long de courbes fermées, presque circulaires, et restent ainsi continuellement visibles pour nous, sinon à l'œil ;iu, du moins avec l'aide des lunettes, la plupart des comètes circulent autour du Soleil en décrivant soit des ellipses extrêmement allongées, soit des courbes à branches infinies, ou qui, du moins, nous semblent telles. Il résulte de là que les comètes ne sont observables que dans une portion très-restreinte de leur parcours, lorsqu'elles se rapprochent le plus du Soleil et de la Terre. £n outre, comme les durées de leurs révolutions sont d'autant plus considérables que les dimensions de leui% orbites le sont elles-mêmes davantage, il n'a été possible de constater le retour que pour un très-petit nombre de ces satellites -du Soleil.

La figure 123 représente les trois genres de courbes dé« çrites par les diverses comètes observées.

La première courbe, de forme ovale, ayant le Soleil à son foyer, est Veilipse. Gonmae c'est une courbe fermée ou rentrante, si allongée soit-elle, il est clair que l'astre qui la suit doit revenir périodiquement, à des époques plus ou moins éloignées. La seconde est d'une forme qui a beaucoup d'ana-

(ogie avec l'ellipse . Elle s'en distingue néanmoins par ce fait que ses deux branches s'éloignent à Tinfini et ne reviennent jamais sur elles-mêmes. C'est la parabole^ mais il est possible et même probable que les comètes dont les orbites semblent paraboliques décrivent en réalité des ellipses extré*

Orbites

FJg. 138. •«- Formes des orbites cométaires. Ellipse, parabole^ liyperbole.

mement allongées qui se confondent avec la parabole pendant la période entière dé visibilité de l'astre. Dans ce cas, la durée des révolutions est si grande qu'on ne pourra jamais constater lour retour : mais, rigoureusement, ce retour peut avoir lieu.

Il n'en est plus de même, lorsque la comète décrit la troisième courbe, à laquelle les géomètres donnent le nom Hhy-

Page 1