COMÈTES REMARQUABLES
d'Italie avait surnommée il signor Astone; la comète dite de Charles-Quint, de 1556, qui^ selon les calcuM des astronomes, ayant déjà paru en 1264, devait faire sa réapparition vers 1860, et n'a pas été revue ; celle de 1686 dont le noyau bril-
Fig. 136. — Tête de la comète d*Halley, diaprés J. Herachel.
lait comme une étoile de première grandeur; la comète de 1744, aux queues multiples, qui est connue sous le nom de comète de Ghéseaux.
La période écoulée du dix-neuvième siècle est riche en brillantes comètes visibles à Tœil nu. Nous reproduisons ici quelques-unes des plus remarquables : c'est d'abord la grande comète de 1811, dont l'apparition a fait une sensation extraordinaire, et qui ne doit revenir qu'au bout de trente siècles. La nébulosité ne mesurait pas moins de 450 000 lieues de diamètre, tandis que le noyau lumineux n'embrassait guère que 171 lieues. La queue, de dimensions prodigieuses, atteignit une longueur de 45 millions de lieues.
La grande comète de 1843 est l'une des plus brillantes qu'on ait observées jamais. Non-seulement le noyau , mais
une portion de la queue fut visible en plein jour. Cette queue était en outre font remarquable par sa longueur et plus encore par l'uniformité de sa largeur. C'est, de toutes les comètes connues, celle qui s'est le plus approchée du Soleil. Au
Fig. 137. — Comète de 1811.
moment de sa plus courte distance au centre du foyer de notre monde, le noyau n'était plus qu'à 190 mille lieues de ce centre, et par conséquent à douze mille lieues seulement de la surface du Soleil.
Dans ces dernières années, trois comètes visibles à l'œil nu ont été l'objet des observations les plus intéressantes.