MOUVEMENTS DES ÉTOILES
16 lieuee, la Chèvre 12 lieues, Sinus 6 lieues , Alpha du Geiitaure 5 lieues.
Ainsi les étoiles bien loin d'êtres fixes, immobiles, se meuvent avec une rapidité qui ne le cède pas à la vitesse des mouvements planétaires. La Terre, qui se meut sur son orbite avec une vitesse de 7 lieues 1/2 par seconde, marche trois fois plus lentement qu'Arcturus.
Indépendamment des mouvements propres des étoiles, on a reconnu qu'elles possèdent toutes un mouvement de pro» gression ou d'ensemble qu'il est impossible d'expliquer, si le Soleil et tous les corps célestes qui l'entourent restent immobiles dans l'espace. Au contraire , tous ces mouvements s'expliquent h, merveille, si l'on suppose que le Soleil est lui-même doué d'un mouvement propre, comme les étoiles que nous venons de citer. Par un effet de perspective facile à comprendre, les étoiles situées dans la partie du ciel dont notre monde s'éloigne paraîtront se resserrer, converger vers un point ; celles qui sont en avant de nous sembleront s'é-
Fig. 142. — Point du ciel rm lequel se dirige le système solaire.
carter au contraire, tandis que sur les côtés, les étoiles fuiront en sens inverse du mouvement, C'est après une discussion approfondie des mouvements
d'un grand nombre d'étoiles^ due à W. Herschel et aux astronomes contemporains Argelander^ 0. Struve et Peters, que ces savants sont arrivés à la conclusion suivante :
« Le mouvement du système solaire dans l'espace est dirigé vers un point de la voûte céleste situé sur la ligne droite qui joint les étoiles de 3* grandeur tu et fx d'Hercule, à un quart de la distance apparente de ces étoiles, à partir de rétoile ic. La vitesse de ce mouvement est telle, que le Soleil, avec tous les corps qui en dépendent, avance annuellement dans la direction indiquée de 1.623 fois le rayon de l'orbite terrestre, ou de 239 450000 kilomètres.
Les mouvements propres des étoiles, ainsi que le mouvement de progression du système solaire auront pour effet d'altérer à la longue l'aspect de la voûte étoilée, de défigurer pem à peu les constellations. Mais il faudra bien des siècles pour que cette déformation soit sensible : d'ailleurs aucun inconvénient ne peut en résulter pour les cartes célestes, puisque les astronomes enregistrent tous ces mouvements et en tiennent compte dans les tables qui donnent les positions des étoiles.
ÉTOILES VARIABLES PÉRIODIQUES , TEMPORAIRES , NOUVELLES. — BfIRA DE LA BALEINE ET ALGOL DU PERSÉE. — LA PÈLERINE, ÉTOILE DE 1572. — ÊTA DU NAVIRE.
Parmi les étoiles, il en est un certain nombre dont l'éclat ne conserve pas toujours la même intensité. Cet éclat varie, tantôt augmentant, tantôt diminuant, de sorte que la même étoile passe par des ordres de grandeur différents.
Ce sont les étoiles variables.
En étudiant ces variations singulières, les astronomes ont reconnu que plusieurs se reproduisent de la même façon dans des périodes déterminées. L'étoile o de la constellation