ZONES
On remarque très-souvent, dans les formes composées, iïh plus ou moins grand nombre de faces qui s'étendent toutes parallèlement à une même ligne, et qui, par conséquent, se coupent suivant des arêtes parallèles à cette ligne. De cette espèce, par exemple, sont les six faces rectangulaires de la forme ordinaire du Quartz (pi. VI, fig. 08); elles s'étendent toutes parallèlement à une même ligne, qui joint les deux angles terminaux opposés, et elles se coupent suivant des arêtes qui sont parallèles à cette ligne. On dit alors que ces faces sont dans une zone, et l'on détermine celle-ci en désignant la ligne à laquelle les faces de la zone sont parallèles.
Toutes les faces d'une zone ne se coupent pas toujours suivant des arêtes, comme cela a lieu dans l'exemple que nous venons de citer; souvent elles ne font que se toucher en un seul point, d'autres fois même elles sont entièrement sépa-
rées par des faces interposées. Ainsi, clans la forme cristalline du Quartz, représentée fig. 68, pi. VI, les faces triangulaires /•, qui reposent sur les faces g-, touchent les faces triangulaires du coté postérieur en un seul point, qui est le sommet de l'angle terminal du cristal. Ces six faces, du côté antérieur et du côté postérieur, n'en forment pas moins une zone ; la ligne qui est parallèle à ces faces et aux arêtes qu'elles forment par leurs intersections deux à deux, est celle qui joint deux angles latéraux opposés, et les faces qui ne se touchent qu'en un seul point au sommet de l'angle terminal , se couperaient , si elles étaient plus étendues, suivant une arête qui serait également parallèle à cette ligne. De même que deux faces d'une zone ne peuvent se toucher qu'en un point, il peut arriver aussi que les deux faces soient entièrement séparées par des facettes interposées.
FORMES HOMOEDRIQUES ET HÉMIÉDRIQUES.
La plupart des formes simples sont susceptibles d'éprouver une modification particulière , qui consiste en ce que la moitié des faces, et quelquefois, mais plus rarement, le quart des faces, prennent une étendue telle, qu'elles font disparaître entièrement les autres faces. Cette
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modification a lieu suivant des lois bien déterminées, mais qui ne peuvent être fixées, d'une manière nette , que dans chaque forme particulière. Il résulte de là des formes qui n'ont que la moitié ou le quart du nombre de faces du cristal primitif. Pour distinguer ces formes , on désigne la forme primitive par le nom de forme homoèdrique ; et les formes modifiées, par les noms de formes hèmièdriques , quand elles ont conservé la moitié des faces, et déformes tètratoédiïques , quand elles n'en ont conservé que le quart.