‹ Elements de cristallographie physiqueChapitre 124 sur 199 · Réfractomètre de H. Abbe'. — Le cylindre de · texte numérisé non relu

Réfractomètre de H. Abbe'. — Le cylindre de

Fappareil de M. Pulfrich est remplacé par une demi-sphère de

Pig. 396.

verre C (fig. 396), portée par un axe vertical pourvu également

' s. CzAPSRi, Zeitsch. f. InsiTumenteiikunde, 1890, 246, 269.

M. T. LiEWSCH, Zeitsch. f. Inxtrunienttnkunde, 1834, 185; 1885, 13, applique la lame à étudier contre un prisme de Terre (voyez Danker, N. Jahrb. 1885, Beilagebd. IV, 241 ; — F.-L. Pbbrot, Arehirea, 1889, XXI, USi; — M. FmszmR, UehtT eine ntue Méthode der BreehumjBexponentenbeatimmuiig mittelst TolalTefle-cion, Thèse, Marburg 1882, contre un paralléltpipëde de Terre. Ces

.'an cercle gradné horizontal qui permet d'apprécier ses déplaements. La lame à étudier est placée, avec interposition de ;outte de liquide, sur la face plane supérieure de la demi-boule. Jn miroir mobile M, que l'on peut amener dans la position conenable, envoie sur la demi-boule la lumière d'une flamme Qonochromatique placée en avant de l'appareil, et les rayons éfléchis sont reçus dans une lunette LL trois fois coudée, qui ^ut tourner avec un cercle gradué H autour d'un axe hori- :ontal dont le prolongement passe par le plan réfléchissant. !j'observateur peut ainsi mesurer l'angle de réflexion totale sans changer de position. L'objectif de la lunette est concave et a la nème courbure que la demi-boule ; la mince lame d'air comprise mtre ces deux surfaces de verre se comporte par conséquent ;omme une lame à faces parallèles, et le réticule de la lunette 3st placé au foyer des rayons qui forment des faisceaux parallèles dans l'intérieur de la demi-boule. L'angle J de réflexion totale se lit directement; la formule à employer est celle du §247.

Cet appareil présente les mêmes avantages que celui de M. Pulfrich pour Tétude des corps biréfringents; son manienent est un peu plus facile et les limites sont plus nettes. Il est nntile d'ajouter que dans ces deux réfractomètres, le réglage

Impositions ont Payantage de s'adapter à un goniomètre quelconque, mais Vin- >iiTénient d'être exposées à une détérioration rapide par suite de l'usure du

M, E. Bertrand, Bull Soc. min. 1885, VIII, 375; 1886, IX, 15, applique la cie contre la face plane d'une lentille demi-boule et observe la limite de ^Cf sdon totale au foyer de la lentille, à l'aide d'une loupe ou d'un microscope. I>I>treil se gradue empiriquement et peut servir, dans le premier cas, à des ftmues rapides et approchées; dans le second cas, à Tétude de la réfringence t,:wés petits cristaux.

''ojea encore les procédés de réflexion totale appliqués à l'étude des cris- >E par G. QuiNCKE, Ueher die Bestimmung der Brechmvfsexponenten mit totaler >, Festschrift der naturf. Ges. Haîie^ 1 870 ; et L. Matthiessen, Zeitsch. k u. Phya. 1878, XXIU.

da cylindre ou de la demi-boule doit être fait avec le plus grand soin.

♦ 254. Remarque. — Les divers instruments que nous Tenons de décrire ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients, et ne peuvent pas être employés indifféremment dans tous les cas.

Le réfractomètre de M. Kohlrausch (§ 250) se recommande par sa simplicité et son prix modéré. Sous sa forme primitive, il est médiocrement précis, mais on peut l'améliorer sous ce rapport en le munissant d'une lunette plus grande et d'une lame de comparaison pour éliminer l'influence de la température sur l'indice du liquide (§ 251). L'étude de la dispersion en lumière blanche parait difficile en dehors de la partie la plus lumineuse du spectre. C'est le seul appareil dont on puisse se servir avec sécurité pour vérifier les lois de la polarisation des rayons réfléchis.

Le réfractomètre de M. Soret (§251) à l'inconvénient d'être plus volumineux et plus lourd, et d'exiger l'emploi de la lumière solaire. Ses dimensions le rendent peu commode pour les mesures en lumière monochromatique. En revanche, il est plus précis et plus propre à l'étude de la dispersion en raison de la grandeur de son spectroscope. Il est très robuste et peu sujet à se détériorer, et permet d'étudier complètement et sans difficulté de petits cristaux de 2 à 3 millimètres de diamètre sans que ceux-ci, plongés dans le liquide, risquent de s'altérer par le contact de l'air. C'est là un grand avantage pour Texanien de séries isomorphes, dont il est toujours difficile d'obtenir les divers représentants en cristaux bien formés. Enfin, les lectures se faisant au grand jour sont beaucoup moins pénibles qu'avec les appareils qui exigent une lumière monochromatique.

Les réfractomètres de M. Palfrich et de M. Abbe (§252 et 253) sont des instraments de très grande précision lorsqu'on prend les précautions nécessaires pour maintenir constante la température du corps étudié. Mais ils sont délicats, les pièces de verre coûteuses, cylindre et demi-boule, qui en forment les organes essentiels, doivent être traitées avec les plus grands ménagements; ils ne donnent des limites faciles à observer que sur des surfaces de dimensions un peu grandes, et la petitesse (à peu près inévitable, au moins dans l'appareil de M. Pulfrich) du spectroscope qui peut être mis à la place de l'oculaire de la. lunette, les rend inférieurs pour Fétude de la dispersion. Ils sont également peu propres à l'observation des phénomènes de polarisation par suite des réfractions et des réflexions que subissent les rayons à la sortie du verre et dans les lunettes coudées. En revanche, leur emploi est indiqué pour la vérification des lois de la double réfraction et pour la détermination précise des indices des corps que l'on peut avoir en beaux cristaux.

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