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PHÉNOMÈNES D'ATTRACTION

439. Attraction d'une sphère diélectrique dans un champ à peu près uniforme. — Soient A une petite sphère conductrice chargée d'aue quantité q d'électricité (fig.

499), et B une sphère diélectrique assez petite et placée à une distance r suffisamment grande, pour que l'on puisse >'>g «99

regarder le champ comme & peu près uniforme dans l'espace ^'elle occupe. Elle se polarise par influence, et l'action qu'elle ssbit de la iiart de  est la résultante de l'attraction exercée sur l'électricité négative — gf amenée du côté de Â, et de la répulsion exercée sur l'électricité positive amenée du côté opposé à A. La différence des distances fait que l'attraction prédomine. Soit e la densité maximum de l'électricité développée sur cette sphère B. Si la sphère B était conductrice, la densité maximam aurait une autre valeur a, mais la distribution des électricités serait la même. On peut en conclure qae l'attraction subie par la sphère condactrice serait à l'attraction subie par la sphère diélectrique, identique et identiquement placée, dans le rapport de o & e.

558 PB0PBIÂTÉ8 ÊLEcnaausB.

c'est-à-dire dans le rapport des électrisations. Or nous avons

vu aa § 436 que ce rapport est

s;— 1 K étant la constante diélectrique de la sphère B dans la direction AB. La mesure du rapport m des attractions exercées paiune même masse g sur une sphère conductrice et sur one sphère diélectrique identique permettra de déterminer par cette formule la constante diélectrique relative K/Ko du diélectrique étudié.

440. Expériences de M. Boltzmann'. — M. Boltzmann, qui a imaginé cette méthode, a essayé de divers procédés pour l'appliquer. Le plus avantageux est le suivant. Les

Fig. 500. rig. 501.

sphères à étudier L étaient l'une après l'autre suspendues p;ir deux fils au levier EF (Jig. 500, 501), porté par une suspen-

' BoLrzMA»-, SiUh. Akad. ICÏen. 1873, LXVIII, Bl; 1874, LXX, 312; I>ogg. Aim. 1874, n.lll, B25; — Toir aussi Qokdom, Treatise on Eleetridty, Londres i»m,l, 135; — RoMicBetNow*K,5ia6. Akad. Witn, 1874, LXX. 380.

POLARISATION DIELECTRIQUE. 559

sion bifilaire, et mani d'un miroir S permettant de mesurer ses déviations à Taide d'ane échelle divisée et d'une lunette. Le levier était lui-même protégé contre les actions électriques extérieures par une botte triangulaire 6 couverte de papier doré et liée au sol. L'attraction était produite par la sphère M qu'une bouteille de Leyde maintenait chargée. Afin d'être sûr que Télectrisation de M ne variait pas pendant le temps nécessaire pour substituer les sphères l'une à l'autre en L, une seconde balance de torsion était jointe à l'appareil, composée d'une boule R liée métalliquement à M, et d'un levier métallique PF lié au sol, suspendu bifiiairement et pourvu d'un miroir S'; le tout était protégé par une cage vitrée. Des commutateurs convenables permettaient de charger la boule M alternativement en sens inverse, ou de la charger et décharger alternativement dans on temps très court, afin d'éliminer les effets consécutifs. M. Boltzmann a étudié par ce procédé Tébonite, la paraffine, la colophane, et a obtenu des résultats qui concordent avec ceux qu'ont donnés les autres méthodes. Il a ensuite mesuré les constantes diélectriques principales du soufre cristallisé, que l'on trouvera plus loin. — La même méthode a été appliquée par MM. Romich et Nowak à l'étude du spath fltwr^ du quartjs^ et du spalh éPLiande.

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