MILLIERS D*HABITANTS
Si aucun autre élément n'intervenait, la densité de la population serait à peu près proportionnée à la fertilité des terres. Il n'en est pas ainsi parce que deux éléments influents interviennent :
(t) Diaprés M. de Juraschek, 0. Hubaers Géogr. — Stat. Tiib. 1894. — Pour plusieurs États, les chiffres sont des éyaluations.
En premier lieu le développement de l'industrie. L'industrie concentre, sur certains points ou sur certaines régions, la population; cependant elle ne crée généralement pas des ressources alimentaires nouvelles (et par conséquent elle ne multiplie pas le nombre des hommes) ; loin de là, puisque pour satisfaire à ses besoins il faut consacrer une partie des terres à des cultures industrielles ; mais elle attire dans les régions où elle est développée des subsistances qui, sans elle, seraient consommées ailleurs. Une contrée très industrielle telle que l'Angleterre attire les subsistances des pays voisins ; elle diminue donc le nombre de leurs habitants au profit de sa propre population.
Un second élément qui contribue à régler le nombre des habitants d'un pays, c'est la grandeur de leurs besoins. Il faut à un Normand une nourriture plus substantielle et des vêtements plus chauds qu'à un Napolitain ou à un Sicilien. Aussi la Sicile contient 132 habitants par kilomètre carré, la Campanie en contient même 190, tandis que le riche département de l'Orne n'en nourrit que 58, l'Eure 58, et l'Eure-et-Loir 48.
Ainsi quatre facteurs principaux interviennent pour régler la densité de la population :
1^ Les ressources agricoles du pays d'une part, et 2^ les ressources industrielles de l'autre tendent à l'augmenter : les pays industriels vivant en partie des ressources^ agricoles des pays purement agricoles.
3° Les besoins alimentaires du pays d'une part, et 4° ses besoins de produits industriels d'autre part, tendent à la diminuer, car lorsque les habitants d'un pays consomment des aliments, ou encore lorsqu'ils vendent des matières alimentaires pour acheter des produits industriels, il leur reste d'autant moins de ressources pour élever les générations nouvelles.
"Les pays situés près de la mer nourrissent, toutes choses égales d'ailleurs, une population plus nombreuse que ceux qiii en sont éloignés. Moheau l'avait déjà pressenti au siècle dernier, et M. Levasseur l'a démontré par une carte de France exposée en 1878 où chaque canton recevait une teinte proportionnée à la densité de sa population ; on voyait, au premier coup d'œil, que le rivage des trois mers était bordé de cantons particulièrement populeux. Ce résultat s'explique aisément, puisque les populations qui vivent près de la mer ont deux sources de richesse au lieu d'une : la terre et l'eau. C'est en partie au grand nombre de ses marins et de ses pécheurs que les Pays-Bas, pays médiocrement
industriel, doivent d'avoir une des populations les plus denses de l'Europe.
L'eau des rivières . est aussi une ressource précieuse ; les cantons situés près des fleuves, et, comme l'a plus particulièrement montré M. Turquan,les communes situées sur le cours des rivières, présentent souvent une densité de population exceptionnelle.
En Norvège, l'eau de la mer et l'eau des rivières fournissent les principales ressources des habitants ; aussi une carte détaillée de la densité de la population dans ce pays présente justement l'aspect de la carte hydrologique, la population presque tout entière se trouve le long des vallées très étroites formées par les fiordset par les rivières qui s'y jettent. Le reste du pays (sauf la vallée du Glommen qui contient Christiania et trois préfectures agricoles), n'est guère qu'un désert magnifique de montagnes et de glaciers.
En résumé, la densité de la population est grande, surtout dans les pays industriels. Dans les pays agricoles, elle augmente avec les ressources que les habitants tirent du sol et -des eaux, mais elle diminue en raison de leurs besoins.
De raccroissement des populations. — Cet accroissement est très inégal. On calcule qu'en 1810, le territoire actuellement allemand comptait un peu moins de 25 millions d'habitants (la France, à la même époque, en avait de 29 à 30 millions et demi). L'Allemagne en possède aujourd'hui plus de 50 millions. C'est surtout dans l'industrieux royaume de Saxe que la population s'accroît rapidement (1,181,000 habitants en 1810, et 3,502,000 le 1" décembre 1890).
La population anglaise n'a pas fait de progrès moins sensibles. Celle de l'Angleterre et Galles a triplé depuis le début du siècle ; elle était de moins de 9 millions en 1801 ; elle atteignait en 1891 29 millions ; celle d'Ecosse a moins augmenté ; celle de la malheureuse et ingouvernable Irlande a successivement avancé et reculé, et se trouve être aujourd'hui ce qu'elle était alors. Au total le Royaume Uni avait 16 millions d'habitants en 1801, et il en a 38 en 1891, autant que la France (1).
L'Italie passe progressivement de 18 millions (chiffre péni-
(I) Remarquons en passant que TAUemagne et FAngleterre, les deux pays dont la popalation s'est le plus accrue, sont par excellence des pays d'émigrants. Combien était grande rerreur des écrivains tels que Montesquieu, Voltaire, etc., qui croyaient que rémigration dépeuple les États I
blement évalué pour 1800) à 30 millions et demi, chifire de 1892.
De petits pays très pauvres, sans industrie, tels que les quatre États Scandinaves, ont de môme doublé leur population depuis le commencement du siècle.
Aucune des nations européennes ne présente d'accroissement comparable à celui des États-Unis, dont la population a décuplé depuis le commencement du siècle.
La France présente aussi un certain accroissement depuis le siècle dernier ; mais combien il est faible, comparé à ceux qui précèdent ! En 1801, elle compte 27 millions ; aujourd'hui, diminuée de TAlsace-Lorraine, mais augmentée de Nice et de la Savoie, elle en compte 38 millions, dont un million d'étrangers.
Dans les chiffres qui précèdent, nous avons volontairement fait abstraction des modifications territoriales et politiques survenues dans le cours du siècle. C'est surtout, si l'on tient compte simultanément des modifications survenues dans la carte de l'Europe et de l'accroissement des populations, que l'on voit combien la France a perdu de sa puissance depuis deux siècles. M. Levasseur s'est livré à ce travail douloureux mais instructif (1).
A la fin du xvii® siècle, il n'y avait en Europe que trois grandes puissances, car l'Espagne avait déjà perdu toute sa force. Voici quelle était en millions d'habitants la population des trois grandes monarchies européennes, en 1700 :
Tableau 3. — Population des grandes puissances de l'Europe en 1700.
France 19,6
Grande-Bretagne et Irlande 8 à 10
Empire d*AUemagne 19
États compris en partie dans VÉtat germanique.
Autriche 12 à 13
Prusse 2
Soit, en tout, environ 50 millions. Encore faut-il remarquer que l'Allemagne était divisée entre une quantité de monarques ayant des intérêts différents ; le plus puissant d'entre eux, l'Autrichien, ne tenait que 12 à 13 millions de sujets sous son sceptre.
En sorte que la France était, non pas la plus vaste en étendue, mais la plus peuplée de toutes les monarchies européennes. De
(1) Levasseur, Annales de démographie^ 1879.
plus, sa population, comparée à Tensemble de la population des grandes puissances, en formait 38 p. 100. Ce chiffre montre assez de quel poids était alors la volonté du roi Louis XIV ; car il représente, toutes choses égales d'ailleurs, notre force économique, et, plus exactement, notre force militaire comparée à celle des États voisins. Notre roi était le plus puissant des monarques de son temps. Telle était la puissance que nous avait laborieusement préparée la politique habile qui aboutit au traité de Westphalie. Sans doute, c'est à Tépoque de ce traité fameux que devraient s*appliq!î?r ces calculs ; malheureusement les éléments nous manquent pour remonter aussi haut.
La politique hautaine et maladroite de Louis XIV devait bientôt briser ce bel ouvrage. La politique plus sotte encore de son successeur n'était pas faite pour réparer ses fautes. Mais la folie de nos gouvernants n'était pas la seule cause d'affaiblissement de notre pays. Qu'on en juge par les chiffres suivants :
En 1789, la France avait un territoire plus considérable que sous Louis XIV, et elle comptait 26 millions d'habitants, soit 6 à 7 millions d'habitants de plus qu'en 1700 ; cet excès venait en partie de l'annexion de la Lorraine et de la Corse, mais surtout de l'augmentation spontanée de la population.
Malheureusement, la population des autres nations augmentait plus vite encore, quelques-unes par des annexions plus importantes que celles de la France, et d'autres parce que leurs naissances étaient déjà, à cette époque, plus nombreuses que les nôtres. De plus, la Russie venait de prendre rang dans les puissances européennes. Et voici comment s'était modifié dans le courant du siècle le tableau que nous tracions tout à l'heure de la population des grandes puissances :
Tableau 4. — Population des grandes puissances de VEurope,
en 4789.
France 26
Griinde-Bretagne et Irlande 12
Russie 25
Empire d'Allemagne 28
Etats compris en partie dans VEmpire germanique :
Autriche 18
Prusse 5
Soit, en tout, 96 millions. La France figurait dans ce total pour 27 centièmes seulement. Chifire suffisant pourtant pour que sa voix pût parler haut dans rassemblée européenne.
Mais, après avoir été longtemps gouverné par des courtisanes, notre pays le fut par un bandit, et il arriva que ce bandit lui fit plus de mal en quinze ans que les courtisanes en un siècle.
Tableau. — Population des grandes puissances' de V Europe en i8i5.
(En millions d'habitants).
France 29,5
Grande-Bretagne et Irlande 19
Autriche 30
Prusse 10
Russie 45
Confédération germanique (dans laquelle étaient comprises en partie TAutriche et la Prusse . . 30
En tout 139 millions (1). La France ne figurait plus dans ce total que 20 pour 100, c'est-à-dire qu'elle avait deux fois moins d'autorité que sous Louis XIV. La diplomatie française dut se subordonner à cette nécessité.
Depuis 1815, le mal n'a cessé d'empirer ; les causes en sont quelque peu différentes : la direction politique de la France a été moins sotte que sous les règnes précédents, mais notre grande cause d'infériorité est bien manifeste : la France ne perd encore rien de son territoire, mais sa population ne s'accroît que misérablement. Au contraire, les voisins s'agrandissent et se multiplient, peuplent les continents, y étendent leur commerce et remplissent l'univers entier de leur langue, de leurs navires et de leurs armées.
Les Allemands notamment se sont multipliés si remarquablement, qu'ils ont surpassé notre population, jadis supérieure à la leur, et nous avons fini par éprouver ce que peut la force du nombre :
Tableau 6. — Population des grandes puissances de VEurope vers 4890,
(En millions d'habitants).
France 38,3
Grande-Bretagne et Irlande 38,1
Autriche- Hongrie 43,2
Empire allemand »• • • ^^*^
Russie d'Europe "". . . 100,2
Italie 30.5
(1) Dans ce compte entre la Confédération germaniq e.
Soit en tout 300 millions d'habitants. La France n'y figure que pour 13 p. 100.
Et, il y a moins de deux siècles, elle figurait pour 38 p. 100 1 Et encore, dans le tatleau qui précède, nous n'avons compté que les Anglais qui habitent le Royaume Uni ; pourtant ceux des colonies ne sont pas moins attachés à la mère-patrie et ne contribuent pas moins à sa puissance.
Nous n'avons pas compté non plus les Etats-Unis. Et pourtant, qui nous dit qu'un jour ils ne se mêleront pas à la politique de l'Europe, comme ils se mêlent déjà à son commerce ?
Sans doute ce résultat lamentable tient en partie à des causes politiques. Il est certain que l'apathie et la folie des gouvernements qui se sont succédé en France y ont contribué, en favorisant l'avènement de grandes puissances que le traité de Westphalie avait su mettre au second rang ou qui n'existaient pas de son temps.
Mais il suffit d'un regard sur nos chiffres pour voir que la principale cause de notre affaiblissement relatif, c'est la faiblesse, c'est l'insuffisance incroyable de l'accroissement de notre population. Que l'on compare la population anglaise, qui, sans aucune annexion de territoire, s'élève entre 1700 et 1890 de 8 à 38 millions, sans compter les colons dont elle inonde l'Amérique du Nord, l'Australie, le Cap, l'Inde, etc., et la nôtre, qui n'a même pas doublé pendant la même période, malgré l'annexion de cinq provinces (1)! Le chiffre de la population n'est pas seulement un élément de force militaire et de force économique. C'est un facteur important de la force intellectuelle d'un peuple. Plus les naissances sont nombreuses, plus est actif le combat pour la vie, combat douloureux mais nécessaire au progrès, et d'où les plus intelligents ont toutes les chances de sortir victorieux. On dit quelquefois que, sur cent individus, il y a quatre-vingt-dix-neuf imbéciles et un homme intelligent ; quelle que soit la proportion, il est certain que, toutes choses égales d'ailleurs, unQ population de un million d'habitants contiendra dix fois moins d'hommes de valeur qu'une population de dix millions. Si la France a donné le jour à tant de génies créateurs et bienfaisants, c'est en grande partie parce que, jusqu'à ces derniers temps, elle avait été plus populeuse qu'aucune autre nation.
Mais cet héritage même que nous ont laissé tant de poètes et tant d'écrivains admirables, est compromis par la décadence
(1) La Lorraine, la Corse, le comtat Venaissiii, la Savoie et Nice. En 1866, la population française était de 38 miUions d*habitants, au lieu de 19,5 sous Louis XIV.
numérique de notre population. Qu'on se reporte plutôt aux tableaux qui précèdent.
La langue de Voltaire était celle que 27 p. 100 de la population européenne parlait de naissance. Etait-il surprenant que le reste de rËurope intelligente s'efforçât de connaître un pareil langage ? Aucun ne pouvait rivaliser avec lui.
Aujourd'hui, qu'un nouveau Voltaire soit donné à la France, par qui sera-t-il compris? A peine par 46 millions d'individus (Français, créoles, Suisses, Belges, Canadiens). Mais, si cet écrivain est Allemand au lieu d'être Français, aussitôt le cercle de ses lecteurs augmente du simple au double; car les Allemands, Autrichiens et Suisses forment un ensemble de 96 millions d'individus parlant l'allemand. Enfin, si cet écrivain est Anglais, ses ouvrages ont chance de se répandre sur la terre entière. Partout ils y seront compris. Aujourd'hui, on compte environ 115 millions d'individus parlant anglais ; mais il est impossible de deviner ce que sera devenu ce nombre dans cinquante ans d'ici. Ce qu'on peut affirmer, c'est qu'il sera prodigieux.
Sans doute ce serait exagérer que de proportionner rigoureusement l'influence d'une langue dans le monde au nombre des individus qui la parlent. Les Chinois ont beau être plus nombreux que nous, il est certain que leur langue ne servira jamais comme la nôtre à la propagation des idées nouvelles. A ce point de vue, on peut affirmer que le français jouit d'une influence très supérieure au nombre de ceux qui le parlent. Cet avantage, il le doit à ses qualités admirables de précision, d'élégance et de clarté. Mais il le doit surtout à son passé incomparable et à la gloire que lui ont value les écrivains des deux derniers siècles ; il le doit à l'époque où nous avions l'avantage matériel du nombre et où un ouvrage, par cela seul qu'il était écrit en français, pouvait jouir d'un nombre de lecteurs que les autres langues ne faisaient pas espérer.
Ainsi, ce n'est pas seulement notre puissance politique et mili* taire qui est menacée par l'insuffisance de notre reproduction, c'est notre puissance économique, et c'est plus que cela encore : c'est l'influence intellectuelle et morale que nos écrivains exerçaient sur le monde, c'est le patrimoine intellectuel de la France qui est en question !
Le lecteur voit la gravité du mal. Elle est attestée par des chiffres irréfutables. Notre patrie est menacée d'une chute irrémédiable, et le problème de son relèvement dépend de la démographie.
D'où vient ce déplorable état stationnaire de notre population ? Est-ce défaut de mariages ? défaut de naissances ? excès de mortalité ? Dans quelles circonstances, dans quelles parties du pays voit-on ces mouvements de population augmenter ou diminuer ? Telles sont, avec quelques autres, les questions que nous allons à présent examiner.
De l'équation de la population et des subsistances disponibles. — On distingue l'accroissement physiologique d'une population, de son accroissement de fait.
L'accroissement physiologique est l'excès des naissances sur les décès ; on divise cette différence par la population telle qu'elle existait au commencement de la période étudiée (1), et on multiplie par 1000. L'accroissement de fait est la différence de la population de deux recensements, différence que l'on réduit également à 1000 habitants. Les deux chiffres seraient égaux si les statistiques étaient parfaitement exactes, et surtout si l'émigration et l'immigration ne venaient pas modifier les résultats.
D'autres auteurs considèrent la population comme s'accrpissant géométriquement, et calculent le taux d'accroissement de la même façon que l'on calcule le taux de l'intérêt de l'argent. Cette manière de voir est assurément la plus logique, car la population gagnée pendant une année contribue à l'accroissement de l'année suivante. Les recensements se suivant généralement à des intervalles de dix ans, les résultats que l'on obtient en admettant l'accroissement arithmétique sont de très peu supérieurs à ceux que l'on obtient en admettant l'accroissement géométrique.
Enfin d'autres auteurs s'appliquent à prédire l'avenir et à faire de leur prédiction l'expression même de l'accroissement de la population. Ils prédisent dans combien de temps la France aura doublé sa population, dans combien de temps il n'y aura plus personne en Irlande, etc. Ces prédictions varient d'ailleurs avec l'époque à laquelle elles sont faites : en 1821-31, il ne fallait que 101 ans à la France pour doubler sa population, tandis que 30 ans plus tard en 184()-51, il lui faut 315 ans, et ce qui est remarquable c'est que les deux prédictions sont mathématiquement vraies l'une et l'autre. Ce n'est pas tout : ces chiffres sont ceux des auteurs qui admettent l'accroissement géométrique de la population; ceux qui admettent son accroissement arithmétique arrivent à d'autres
(1) D'autres auteurs preoneat pour base du calcul la population qui existait au milieu de la période étudiée.
résultats très difiérents et admettent naturellement un doublement beaucoup plus lent. Ni les uns ni les autres ne sont dans le yrai : ne nous mêlons pas de prédire l'avenir avec précision ; le présent est déjà assez difQcile à observer.
Le tableau 7 fournit quelques indications plus détaillées. On y compare pour chaque période décennale Taccroissement physiologique (excès des naissances sur les décès) et laccroissement de fait tel qu'il résulte des recensements. On voit que, en France et en Suède notamment, les deux chiffres varient beaucoup d'une période à l'autre, mais toujours ils varient parallèlement, ce qui se comprend aisément, l'augmentation de la population en Europe dépendant surtout de l'excès des naissances sur les décès, et les mouvements d'immigration et d'émigration n'ayant sur elle qu'une influence très faible.
Tableau 7. — Augmentation moyenne annuelle de la population
POUR 1000 HABITANTS RECENSÉS AU COMMENCEMENT DE CHAQUE PÉRIODE DÉCENNALE (ACCROISSEMENT SUPPOSÉ ARITHMÉTIQUE).