U DES OBLIGATIONS NON CONTRACTUELLES EN GÉNÉRAL
905. — En général, les actions ex delicto^ of ton tendent qu'à la réparation du préjudice pécuniaire \ lemenl subi; en d'autres termes, du damnum emerQ Toutefois, en cas de séduction, de dommages ea méchamment, ou autres analogues, la victime peut c nir ce qu'on nomme des vindictive damages, c'est-àune indemnité plus large comprenant aussi le lut cessans, dans la mesure que le jury trouve équii d'après l'ensemble des circonstances ^.
906. — La séduction d'une femme non mariée i gendre pas d'action en droit commun, quelles que se les manœuvres qui l'ont préparée. Par elle-même viGtime n'est pas en mesure d'obtenir des domine et intérêts de ce chef. Mais, si elle est en service, maître peut en réclamer du séducteur, à raison duf judice éventuel que lui cause la « perte de senici {loss of service) résultant pour lui de la séduction de servante (cpr. n* 878). De même, les pères et raèn comme tels, n'ont point d'action contre le séducteurs leur fille; mais ils ont le droit de le rechercher sï peuvent justifier que leur fille leur rendait certains ^ vices domestiques et doit être, à cet égard, assirntei une servante. Au surplus, pourvu qu'ils établissenU»^ perte de service, si légère qu'elle soit, le jury n'es! pJ^j tenu de limiter son allocation au montant de celle perif' il lui est loisible de laugmenter en raison de l'all^i^*^ portée aux senliments des parents^.
La séduction d'une femme mariée engendrait, au'^^ fois, une action at law au profit du mari. Aujourdlnii'^
•' Doe c. FillUer, 13 M. cl W..0I ; 1033 ; Eagerc. GrinnsodA^-':
Chiltou c. LondonB. Co., 10 M. 61; Oriffith c. fV«/fl<^. l^C ;
«l W., 212. 344; Tfiompson c. Ross/A^^-
« Orinnd c. Wells, 7 M. ot Gr., 16.