La nationalité espagnole se perd de trois manières
i^ Par la naturalisation obtenue en pays étranger (Gonst., 1; L. sur les reg. civ., 106).
2® Par l'acceptation, sans autorisation du gouvernement, de fonctions publiques à l'étranger (même L., 107).
3<> Pour une femme espagnole, par son mariage avec un étranger (D. 1852, 1).
Elle ne se perd pas par un simple effet de la volonté de l'intéressé, bien qu'il se soit fait immatriculer dans un consulat étranger et inscrire comme étranger chez le gouverneur civil de la province, alors qu'il ne se trouve d'ailleurs dans aucune des conditions prévues par la loi (arrêt du Trib. sup., 16 juillet 1860).
L'Espagnol qui a perdu sa nationalité peut la recouvrer, dans le premier des trois cas indiqués, par une simple déclaration devant le juge municipal du domicile qu'il choisit dans le royaume ; dans le second cas , par une déclaration suivie d'une réhabilitation spéciale de la part du gouvernement ; dans le troisième, par une déclaraticfn accompagnée de la preuve que le mariage est dissous. Mention est faite de ces diverses circonstances sur le registre civil. Les formalités sont les mêmes dans le cas où un enfant, né à l'étranger de parents espagnols qui ont perdu leur nationalité, voudrait la recouvrer (L. sur les registres civ., 106-109). En principe, les changements de nationalité ne produisent des effets légaux en Espagne que du jour où ils ont été inscrits sur le registre civil (même L., 96).