Sont considérés en Espagne comme étrangers
1» Les individus nés à l'étranger de parents étrangers.
2<^ Les enfants nés à l'étranger d'un père étranger et d'une mère espagnole, s'ils ne réclament pas la qualité d'espagnols.
3° Les enfants nés sur territoire espagnol de parents étrangers ou d'un père étranger et d'une mère espagnole, s'ils ne réclament pas ladite qualité.
4^ Les individus nés à l'étranger de parents qui ont perdu leur nationalité espagnole.
5° La femme espagnole mariée à un étranger (D. 17 nov. 1852, 1).
Mais ni les Espagnols qui deviennent étrangers^ ni les étrangers qui acquièrent la nationalité espagnole sans le consentement de leur gouvernement primitif, ne se libèrent par là des obligations découlant de la nationalité à laquelle ils ont entendu renoncer; le gouvernement espagnol ne tient pas les premiers pour dégagés envers l'Etat et ne couvre pas les seconds de sa protection (eod.^ 43).
Les étrangers résidant en Espagne qui n'ont obtenu ni des lettres de naturalisation, ni des droits de bourgeoisie dans une commune, se divisent en deux classes : les domiciliés (domiciliados) et les passants (transeuntes). Sont réputés domiciliés, au point de vue des effets légaux, ceux qui sont établis définitivement (con ccisa abiertaj, ou qui résident dans le même endroit pendant trois ans, ou qui possèdent des biens propres, ou qui exercent une industrie ou une profession sur le territoire de la monarchie, avec la permission de l'autorité civile de la province. Sont considérés comme de simples passants, les étrangers qui n'ont pas de résidence fixe dans l'un des sens qui viennent d^étre indiqués (D. 1852, 3-5).