Des fiançailles
45 [68, 69, 102]. — Les fiançailles, n'engendrent plus l'obligation de proc^ « nui tribunal ne doit admettre une demi
à la mère; s'ils ne l'ont pas obtenu ou s'il est défavorable, le mariage ne peut être célébré que trois mois après la demande (47). L'autorisation ou le conseil favorable à l'union projetée doit être justifié au moyen d'une pièce certifiée [aulorizado) par un notaire civil ou ecclésiastique ou par le juge municipal du domicile du requérant ; on justifie de même de l'expiration du délai qu'il est nécessaire d'observer avant la célébration quand le conseil a été défavorable (48). Les personnes appelées à donner leur consentement ou leur conseil ne sont jamais tenues de faire connaître leg motifs qui les déterminent à se prononcer dans un sens ou dans l'autre, et leur désapprobation est sans'recours (49).
47 [75]. — Si, malgré la prohibition formulée dans l'article 45, le mariage est célébré, il est valablQ.; mais les contractants, sans préjudice des dispositions du Code pénal indiquées à la page 64 du t. 1", sont soumis aux règles suivantes : 1° le mariage sera réputé conclu sous le régime d'une séparation de biens absolue ; chaque époux conservera la propriété et l'administration de ceux qui lui appartiendront, et il fera tous les fruits siens, sauf à devoir contribuer proportionnellement aux dépenses du ménage; — 2° aucun des époux ne pourra rien recevoir de l'autre par donation ou par testament; — 3° "Si l'un des époux est un mineur non émancipé, il n'aura pas avant sa majorité l'administration de ses biens; entre temps, il aura seulement droit à des aliments, qui ne pourront excéder le revenu liquide de ses biens (50).