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446 LA RÉPUBLIQUE FRATdCJlI&E
Chambre ne devanl entrer en fonctions qu'après la séparation de rAsbemblée actuelle ; 3* snr la loi électorale, — Le gou ver* ] nement soumettra à rAssemblée des projets de loi sur les objets ci-dessus énumérés », Le gouvernement de M.Thiers,ne consultant que rîntérèt du pays et pensant que i'x^îîseniblée était sérieusement décidée h accepter l'inévitable solution ^ c'est-àdire la Républii^ue définitive, prépara ces projets de loi. Le 1Î) mai 1873, M. Du faute vint déposer en son nom un projet i de Constitution républicaine en quinze articles sur lequel < j'aurai roccasîon de revenir souvent, en le comparant auilois | constitutionnelles volées en 137 5 '.Mais la majorité n'était pas , prête encore pour cette solution; elle se révolta. Une inler^ i p filiation sur la politique générale du gouvernement fut i déposée, signée par trois cent vingt représentants* M. Tbiers t demanda et obtint d'y répondre en personne conformément à la loi du Kï mars 1873. La discussion, qui dura deux jours, se termina le 24 mat par le vote, à quatorze voix de majorité, d'un ordre du jour que le Président avait repoussé. Il donna imniédinlement sa démission', ni dans la même journée l'Assemblée élisait à sa place président de la République le maréchal de Mac-Mahon,
En apparence rien n'était changé dans la Constitution provisoire de la France. Le nouveau Président de la République exeri^ait le pouvoir dans les mêmes conditions légales quesoD prédécesseur. Même les termes de la loi du 13 mars 1873