‹ Éléments de droit constitutionnelChapitre 176 sur 344 · Ci-dessus, p. 32, note · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 32, note

460 LA UÉPrmLlQUE FHANa%ISE

Le duc de Broglie cansîdérail la république probable comoir un pis aller et comnje une phase siuïplenaent transit ni rtf \ Prévosl-Paradol, au contraire, touL en conservant certaint-préférences pour la monarchie constitulionûelle, voyail daos ]a république une forme parallèle et équîvalenle pour contenir et assurer la liberti'^ moderne. 11 comparaît et balançait les avantages et les inconvénients de part et d'autre ', Il terniinaîl même ses considérations sur ce point par cette déclaration franche et presque propbétique : u Aussi faul-îleri' visage r sans apprébensîon et surtout sans parti pris le ca;^ oii l'Etatj faute d'un souverain convenable ou par la force A*^ choses, revêt la forme républicaine .11 nous semble, il est vrai, qu'il manque alors un ressort important à la machine polîLiqyr^: nous cherchons des yeux avec regret celte espèce de tribun du peuple qni, sous le nom de roi^ observe imparlialeraeot la représentation nationale^ afin delà renvoyer devant les e(>mices populaires aussitôt qu'il la croit oppressive ou engagée sur le chemin de Foppressîon; mais^ si laRépubliquen'apmnt de place pour cette utile magistrature, elle n'en est pasmoiûf une forme de gouvernement trfes acceptable et 1res digne, un*» fois qu'elle e^Liste, du concours fidèle et du respect sincère de

1 . Vues sur U gowern^menide ià France 1 1870» cli. vi, p. 226 et aoiv, U dédiP qu'it veut « garder, route que coùtt^ la neutralité entre les chance* divr-r^'^ qiie Ta venir réserve à notre pajs. Tout eu perëifitant à re^^arder ta moQftnciiH €omnje le plue oùïjle des? gouverLiemeïitft.„ le seul qui pronjelle â la Fr«a« la grandeur et le rejjas, nous n'oseriouis nfâraier qu^ette ne md pas rédiutt encore une foia à traveràer Tëp neuve périlleuse du ri^g:ime rtîpuhUcfiiD-.. H sera ^age d*: préférer la République à la guerre civile; ce sera^ dans re <m encorcj le ^jouvernetneut qui divise le moinSi et qui permet ie mi^ux 4 l*e*prit publie de ae former, à l'aECendanl légitime de grandir et de tnoaipbiT eu définitive-, Jl sera don«, au hesoin^ fta;fe de s'y résigner ; niaia il scr* «a^ en mÈme temps de ne coDsidérer le régime républicain que comme uo pia aller, comme un étîit di; tranailion, et de ne Mcrilier h l'esprit républicain»* !*a jalousie, k $h turbulence, de ne faerifier surtout au maintien à la perp^ luilé de la République aucune dcâ garanties de Tordr*; au dedans, aucome des conditions de la t^écmit^ et «le la i^nindeurau dehor» a,

2. La Finance ïiùuvelk^ liv. 11, cb- vi, p. 13D : « Dans cette question commv dans toiitf'a tes aFfaircs huniaines, il ne faut point prétendre au bien abïtilu: ici comme partout, c'est dans un cboix entredee imperfeclioùi^ plus ou moitié graves que condeleut la liberté et li sa^^esse de Tliomme ; mettre eu balautt la république et la monarch.f^ c'est donc se demander simplement laquelle <)^ ces deui formes de gouvernement peut offrir, il,-ms la pratique, les Jii3ics]lft& les moins considérable si et les inconvéulents les moins sensibles ".

LES PRKCÊDEr^TS DR LA CONSTITUTIOÎ* UK 1875 461

tous les boQ3 citoyens. J'appelle même expressément bon eiioym le Français qui n^ repousse aucune des formf^s de gouveraemeoL libres, qui ne sotifîro point ridé*^ di» troubler le repos de la patrie pour so^ ambitions ou ses préférences parlimlières, qui u est ni enivré ni révolté par les mots de monarchie et de république et qui borne à un seulpoint ses exigences: que la nation se gouverne elle-même, sous le nom de monar* cliie ou de république, par le moyen d'assemblées librement élues et de ministères responsables Sj. Mais, si le duc de Bro- ^lie el Prévost-Paradol appréciaient différemment le régime républicain^ les deux écrivains s'accordaient à pf*u près quant à Torganisation qu'ils proposaient pour la future République.

L'état d'esprit qu'alleslent ces écrits était celui d'un grand nombre de membres de l'Assemblée Njitionale. La solution qu'ils adoptèreui était donc toute naturelle. Si en partie elle a été imposée par les circonstances, obtenue dans la forme par des négociations et des ententes, elle était préparée longtemps â l'avance par le courant d'idées que je viens de rappeler. ùi n'est pas ià une vaine hypothèse et une explication inventée à plaisir : nous aurons l'occasion de constater maintes tois^ chemin faisant, la concordance qui existe entre les solutions adoptées par les lois constitutionnelles de 1875 et celles proposées dans les Vue^ sur le gouvernement fie la France^ ou dans la France nouvelle.

L autre cause qui a contribué h produire la Constitution républicaine de 1875, en y combinant des principes d'origine ili verse, est d'une tout autre nature. Elle a agi sur les hommes de cette époque sans qu'ils en eussent la conscience

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