Story» Commentanes, § UJ
2. M* Clevelnnd a été ^îu deuK fois président, mais non par deux éledian* cousécuttveis {183"} et 1393); entre bes deux préAJdeiQCes s'eat pUcét cetloii» M. UarrUsoû (1889-18^3),
■i. Bryce, Amencan cQmmonweaith^ t. 1', p. 43» A, Loi coniUtuUoimeiLe du 25 février i875p art. i.
qu elle peut devenu- un dansfer pour le pouvoir legîslatîfet pour les libertés publiques. Outre que le suffrage universel, ittfluencé et entraîné par une popularilé momenianée, peut aisément faire de mauvais choix^ le résultat inévitable du système est de mellre en présence un corps législatif, dont les divers membres sont bien en droit les représenlanls de la nation entière, mais sont en fait les élus d'une seule circoûsrription électorale, — et un magistrat qui est, en fait comme endroit, Téiu de la nation entière. Soutenu par les millions de suffrages qui, dans un grand pays, se seront réunis sur son nom, possédant ainsi la forée que donne l'opinion, il peut facilement être tenté de tourner au besoin contre les aulres pouvoirs la force matérielle que la Constitution a mise entre ses mains. Il paraît donc plus sage de faire élîre par le Corps législatif le titulaire du pouvoir exécutif. Cela n'est point en réalité contraire au principe de la séparation des pouvoirs. Car celui-ci, je Taidil plus haut ', exige bien que chacun des l>ouvoirs sépi»ri.^s soit confié à un titulaire disliiif t et indépendant; mais cela est k la fois nécessaire etsufBsaat, et rien aempêcbc qur^ la Constitution ne charge le titulaire do Tua des pouvoirs d'élire le titulaire d'un autre pouvoir. Sans violer le principe, le Président de la République peiitdoac être élu par Je Corps législatif, non poinï, comme on Ta dit quelquefois, parce que les représentants du peuples peuvent agir comme le peuple lui-même et subdéléguer le pouvoir exécutif \ mais parce que la Constitution édiclée au nom du peuple souverain les constitue à sa place en collège électoral. C'est ainsi que les choses ont été comprises par la Constitution moderne qui a peut-être le plus strictement appliqué le principe de la séparation des pouvoirs, je veus dire celle du 5 fructidor de Tan m. Elle portait (art* 132) : « Le pouvoir exécutif est délégué à un directoire de cinq membres, nommé par le Corps législatif^ faisant fonctions d'assemblée électorale au nom de la nation ». Le rapport de Boissy d'Anglas donnait, comme justification, les principales raisons indiquées plus haut '. Voilà
!, Gi-Je»9us, p. 292.