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508 LA RÉPUBLIQUE FRàl^CAISE

démissionner. Ce n'est pas lui, par conséquent, qui pourrt demander au Président d'user de sa prérogative. Ll*s mini^l^e5 qui l'auront remplacé, pris dans la majorlLé qui a volé la loi, ne pourraient s* associer àl*acle par lequel le Président deman» dcraît aux Chambres une nouvelledélibération. C'est unrésul* tat qu^avait exactement prévu Prévost- Paradol d^n^la France nouvelle : h Serait- il utile, disait-il^ de réserver au souverain constitutionnel ou au Président de la République, noa pas le droit de t;f/û absolu qui ne peut se soutenir (car ce serait le droit de suspendre ou d'arrêter la vie nationale , mais le droit de réclamer avant la promulgation de la loi uoe nouvelle délibération^ avec la nécessité pour la loi d'obtenir celte fois la majorité des deux tiers avant d'être imposée à la sanclion royale ou présidentielle? De deux choses Tune : Oîi ce droit pourrait être exercé directement par le chef nominal de rËtat, en dehors de la volonté de ses minislres^ et alors ce ne peut être qu'une cause de trouble, puisqu^on verrait une volonté unique entraver T action législative de la majorité, (?1 qu'il suffirait au chef de TÉtat d'être appuyé par le tiers p!u5 un des législateurs pour l'emporter définitivement dans sa résistance; ou bien ce droit du chef de l*Étal ne pourrait être exercé que par ^intermédiaire des ministres eux-mêmes, mais alors on n*en comprendrait pas Tusage ni Pexistence même. puisque, dans le gouvernement parlementaire, tout désaccord sérieux entre le ministère et la majorité doit entraîner la rhute immédiate du ministère et son remplacement par les chefs de la majorité nouvelle Sk Aussi, depuis 1875, cette prérogative n'a-t-ellepas été exercée une seule fois, et Ton ne voit guère de cas oii elle puisse s'exercer, U faudrait supposer pour c^li que la loi, que le Président soumettrait de nouveau à la délibéralion des Chambres, a pu passer sans que son vote ait com* promis l'existence du ministère, qui veut la faire rapporter maintenant. Cela est difUcile à concevoir, surtout dans les usages de parlementarisme français,

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