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712 LA RÉPUBLIQOE FRANÇAISE
meot nommé (comme d'ailleurs les vice-présidents) par le chef de l'Etal, qui devait seulement le prendre parmi les dépûtes; tantôt, comme d'après la Charte de 1814 (an, i3), il était nommé par le roi sur une liste de préseolalion (de cinq membres), dressée parla Chambre *. Oupoulen quelque sorte apprécier d'avance le degré d'aulorité et d'indépendance que possède une Chambre d'après ce signe matériel : A-l-elle ou non le droit d'élire sou président en toute liberté.
Il est un pays cependant pour lequel ce criterwm, appliqué sans discernement, sérail tout à fait faux. En Aug-lelerre, la Chambre des Communes, qui sert de modelé aux assemblées libres du monde entierj ne possède pas daiu la forme le droit d'élire seule son président. A l'ouverture de chaque nouveau parlement, tes Communes, procèdent cependant kcet te élection sur l'initiative formelle du Lord Chancelier. Puis le lendemain le speaker ^Aa^e présente avec les membres de sa Chambre à la barre de la Chambre des Lords et se « soumet en toute humilité à la gracieuse approbation de Sa Majesté iK Le Lord Chaa* celier déclare alors que Sa Majesté approuve le choix fait par les Communes el confirme Télu en qualité de speaker*. Mais il n'y a là qu'une survivance, une de ces figurations traditioanelles que conserve amoureusement la coutume anglaise. alors même qu*elles n'ont plus aucun sens : le droit de k Chambre des Communes, contesté par celte cérémonie, est aussi plein et inviolable que s'il était reconnu dans une Constitution. D'autre pari, la Constîlulion des Étals-Uni§ donne au Sénat pour président le vice-président des Etats- Unis; mais celui-ci esl l'élu de la nation entières
Les présidents des deux Chambres françaises sont, en fait^ je l'ai dit, de hauts personnages poliliques. Leur influence se traduit périodiquement par un trait devenu usuel dans la pratique de notre gouvernement parlementaire» Lorsqu'il se
i. L'acte addîtioniicl de 16 j 5 (art. 9J donoait à la Cbambr« dee représeuttuli ]e droit d'élire son préiideDt ; malB il ajoutait : « Sa nominatioD esl soumise à Tapprobatiou de l'Empereur ►>.