Ci-dessus, p
4. Todd-Waipole, t.T, p. -4 : « The undoubted rightof the Gommons to ivithold supplies from the crown Las not been exercised in a single instance since 1688 ».
tfH T-A LIBERTÉ MODERNE
Comme Tiastitulion des deux Chambres, le gouvernement parlementaire est un produit de Thistoire et non de la raison învenlive* On y est arrivé progressivement; si bien que, dans sa forme dernière, c'est une solution qui s'est imposée d'ellemême. Il s*est introduit sous l'apparence d'un expédient et est devenu cependant le principal système de gouvernement dans le monde de la liberté moderne.
Les monarques anglais pendant des siècles ont eu, pour organes supérieurs de leur gouvernement, des officiers et des conseils tout à fait analogues à ceux qu'on trouve dans notre ancienne monarchie : d'un côté, des fonctionnaires qui répondaient à peu près à nos grands officiers de la Couronne, et, pins tard, à côté d'eux des secrétaires d'Etat*; d'autre part, un Conseil [Permanent or privy Council) très semblable à notre Conseil du roi'. Cette ressemblance alla même si loin que, sous les Tudorset les Stuarts, le Conseil privé exerça en concurrence avec les tribunaux ordinaires des attributions judiciaires très importantes. La célèbre Chambre étoilée était ^ par excellence, la section judiciaire de ce Conseil, etcette juridiction ne fut supprimée qu'en 1641 '. Ce Conseil, composé de membres choisis par le roi, outre les officiers qui y avaient séance de droit, fut pendant longtemps l'assemblée délibérante où étaient discutés et arrêtés habituellement, et quelquefois nécessairement, d'après la loi, les actes importants de la puissance royale. Son apogée se place du xiv* au XVI' siècle-
A la fin du xvi' siècle et au commencement du xvii*, un groupe restreint de ministres et de conseillers fut souvent détaché des autres pour constituer une sorte de comité secret, auqttel le roi soumettait les affaires les plus délicates et les plus importantes. La décision, au lieu de se prendre