Todd-Walpole, t. î
■ LE GOuVCtlNEHENf PAllLEMENTAmE 111
mîntslère al [ait dorénavant présenter une unité véritable; cela n avait rien d'injuste, piH5iiuect!tterespon»ttbiliLé tréloil point pénale. La rnsponsabiliîé pénale» comme otï Ta dît plus liant, êtaii une afmti destinée ilorénavanl à se rouiller; elle élait remplticce par un instrument plus souple et pins &ùr.
Cependant « il n'y a pas d exemple avant 1830 d'un minis- Ifere se retirant parce qu'il avait été battu sur une question de législation ou même détaxation. Eneorej enlSil, Macaulay, parlant à la Chambre des Communes en qutdité de ministre, mainlrnait qu'un gouvernement u^élait pas lenu de quiiter le pouvoir \n\\xe qn41 ne pouvtiit pas faire adopter uDê réforme législative, ext-epté dans le cas sjs^^eial où il était ronvaincu que» sans telle ou telle loi, il ne pourrait pas faire marcher les services publics*. » Pour renverser un Cabinet^ il [aflait alors une motion expresse volée par la majorité, pt pf>rtatit que les ministres avaient perdu la confiance de la Chambre. t< Mais pendant les cinquante dernières années l'intérêt politique s*est largement développé, et les extensions successives du droit de sulTrat^e ont fait de la Chambre des Communes le reflet exact de l'opinion du pays. Par suite, on s attend à voirie ministère apporter quelque nouveauté légfislalive à la fin de chaque session : s'il est en minorité à la Chambre des Communes, il ne peut sur ce point satisfaire l'attente du paysV » Il semble résulter de là que tout échec, devant la Chambre des Commuties, d'une réforme législative proposée par le ministère doit entraîner la chute de celuî-cî. Cela n'est point complètement exact. Conformément h un principe plus haut indiqué*, le ministre ainsi mis en échec peut faire intervenir en sa faveur le droit de dissoudre la Chambre des Communes, droit qu'a conservé la Couronne et qui, comme ses autres prérot^atives, s'exerce par la volonté du Cabinet. La question est ainsi portée devant le corps électoral, et c'est le résultat des élections qui décide si te Cabinet restera au pouvoir ou sera remplacé par le parti opposé. a Depuis 1867 (jusqu*en 1892) il y a eu six changements de miQistère. Dans quatre de ces occa&ionâ les ministres se sont