AûBûn^ law and custom, t. U, p
' LE GOU%^RNEMENT PARLEMENTAÏRE 117
vieille constitution anglaise^ il en devient Tâme el la transforme progressivement.
Sans doute, celte régule, que le Cabinet dépend, dans son existence, de la seule Chambre des Communes^ est seulement, comme tant d'autres^ une convention admise, une tradition établie. Mais elle s'est fait accepter promptement et détiQitîvemenl. Elle repose aujourd'hui sur des précédents formidables. Depuis plus d'un demi-siècle, il a existé très fréquemment des ministères qui n'avaient pas la conûanca de la (Chambre haute, et cependant ils ont pu vivre, et même ib ont pQ suivre, sans trop souffrir de Topposiiion des pairs, une polilique désapprouvée par ceux-ci ^ Cet aKiome de droit constitutionnel a même été nettement admis par lord Salisbury ^ âu commencement du grand conflit sur le Romt^ rule, « D'après notre Constitution, disait-il, la Chambre des Communes a la détermination exclusive, en ce qui concerne les personnes {le Cabinet). Mais, quand les hommes ont été choisis, après viennent les mesures* Alors cesse le droit exclusif de là Chambre des Communes, et, par rapport à toutes matières, «auf celles de finances, la part qu'ont Vos Seigneuries dans la législation est aussi large que celle de la t^hambre des Communes^ ».
Ce que les Lords ont donc gardé^f c'est une participation complète au pouvoir législatif, sauf en ce qui concerne les lois de Koances, comme on le verra plus loin : droit d'initiative (dont d'ailleurs ils usent bien rarement^), droit de veto et d'amendement quant aux billsqui viennent de la Chambre des ^^mniunes ou du gouvernement. Cependant il est également admis que les Lords ne peuvent pas résister indéfiniment à la volonté exprimée par la Chambre des ComftiuDes sous forme de bUL La raison en est très simple et a été souvent donnée : c'est que, n'étant pas les élus du pays et agissant pourtant comme ses représentants , i!s doivent accepter Texpression de la volonté nationale, telle , qu'elle se dégage des élections à la Chambre des Com-
l. IHcey, ia«? of thc Consiituiionj p. 351; — Todil-Walpolc» t. I, p. 5, S. S. le mArquJa de Saliflbury à la Cbambre dea Lords, L« 8 août 1892, Dail^j I Si\[t du 9 août 1892, p. 3.