‹ Éléments de droit constitutionnelChapitre 68 sur 344 · Darguo, Mullerrecht und Valerrechlf p. 3 et suiv · texte numérisé non relu

Darguo, Mullerrecht und Valerrechlf p. 3 et suiv

3. Voyez mes additioDS à VÉiude sur la condition civile de la femme^ par Paul Gide, 2« édit., p. 31 ; — Cf. Dargun, Mutterrecht und Valerrecht, p. 53 et 8uiv.

I Là lâUUVÈiRAlNEré NATIUPIALK l59

BYOÏv les idées et les actes des primitifâ les plu^ éloignés^ quand il s'agit de déteriniDei' les droits des fiummes civilisùa vivaiil aujourd'hui en graudes unités oatîonaliîs? L^i formation Dième d*uDe nation est un phénomène succiïîisifj le proLliiit d*une très longue évolution naturelle, dont la sociologie et rhistoire s'eiTorcent de déterminer les lois, et où la volonté consciente des généralions successives, et encore plus les convenlions formelles entre les hommes, tiennent une place 1res petile. L'existence des nations civilisées et distinctes est un fait social qu'il faut accepter purement et siniplonienl» lorsqu'on recherche en droit clicsî qui doit résider la souveraineté dans une nation. Le droit constitutionnel et la sociologie, Je Tai dît plus haut', ont des domaines absolument diSéreats.

La fiction du conlrat social étant écartée, sur quelle idée peut-on et doit-on faire reposer la souveraineté nationale ? Ten vois deux, qui ne sont au fond que deux aspects distincts dune mt^me vérité.

La première est une idée de bon sens, presque évidente, qui a longtemps suffi à l'esprit des hommes ; c'est quelapuissance publique, et legouvernement qui Texerco, n'existent que dans l'intérêt de tous les membres qui composent la nation. C'est un axiome qui est déjà aeltement exprimé par les théologiens du Moyen Age; on le trouve en particulier dans le Ikreçimitie principum attribué à saint Thomas d'Aquin'. Il est énoncé par Philippe Fot, dans son célèbro discours aux États généraux de )484V Les auteurs du droit de la nature le trouvonl, toujours vivant, en leur chemin, et, si Grotius cher-

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