THÉORIE FONDAMENTALE DU DROIT PÉNAL
CttAHTRË PRÉLÎMINAtRË.
DIVIBIOU.
166« En fait, dans les diverses sociétés i des peines eiisleut et sont appliquées. Gomment ce fait s'est-il produit? èoinnient la société a-^t<-elle été conduite à s'attribuer et à exercer cette puisSatite de punir? C'est là un premier problémei inais tin problème pure-^ ment historique.
167. Ce fait n'est^il qu'un abus de la forcer tine tyrannie du plus grand nombre contre un seitl, du plus pnissatit contre le pltts faible? N'est-il qu'une usurpation des soeiétés humaines sur une justice plus élevée) Supérieure aux puissances terrestrei? Ou bien est-il basé sur uil droit; en d'autres termes, la société a^^t^elle vé» ritablement le droit de punir? C'e^t là un secotid pi*bblème , prohlèroe philosophique, dans lequel il s'agit de redberoher et de mettre à jour une vérité rationnéllec
168. Enfin I ces peines infligées en fait el en di^oii, dans quel but doivent^elles l'être? Quel eifet deitK)n se proposer d'en ob* tenir? Troisième et demiei* problème : coIuIk}! est ail problème d'utilité.
169. Je prie qu'on distingue bien ces trois questions diGTérentëS) tonte la théorie fondamentale du droit pénal est daiis la ftolutibn; c'est pour les avoir confondues généralement et tout* & todr lefe unes avec les autres qa'on a jeté tant d'ohscui'ité et d'inexàcti* tude dans cette théorioi Les trois problèmes peuvent être formulés en ces termes : Quelle à élè l'origine historique de la pénalité? Quel est le fondement légitime du droit de punir? Quel doit être le bot du droit pénal et des peinei?
170. tfaisà quoi bdn se préoccuper dd pareilles recherèhes? Ne Bont-'oe pas là de. vdgdes et Infertilel spéculations , dépourvues 4* utilité pratique I et qui itiérite&t le dédain Jeté snr elleë par les
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praCici^tis? On v«^rra qu'il en est bien anfrement. Toute vérité rfttioDtielle démontrée doit conduire h un enseignement poftittf pour rapplicâtion : la théorie fondamentale «erait incomplète si elle ne noa« donnait pas cet enseignement. Nous devrons le lui demander.