‹ Éléments de droit pénalChapitre 27 sur 184 · Au contraire, abandonnons la terre et la nature humaipe · texte numérisé non relu

Au contraire, abandonnons la terre et la nature humaipe

Îioi y est attachée, éleyons-nous k Tidée immatérielle, ^ IMdée absr^iife et métaphysique. I^e biep dpit ë|rc rémunéré par le bien, et le inal par le mai : aip'si |e veut la iqstice infinie, la Justice absolue, rapport étemel, qu'il est donné à notre raison de concevoir. Qu'il y 9it à punir utilité oq non , nécessité ou non , pep importe, c'est poi|r satisfaire à cette justice que la société doit punir; elle en a non-seulement le droit, mais le devoir. Telle eM la théorie de \sL justice absolue ou de la rémunération (4). Les deux précédentes théories disaiept : « Nemo prudens punit quia peccatpm

t\) Théories dç Hobbss^ de BsimiAif.

fS) Cette Uiéavie de Tainendemeot a été poasiéei m dcraièM limite pâP W. PiMBino*.

Hmmf Plui «If Miê p^n^i. plus d« jflgfmept 4^r^tiint pf uppliqvMl i cN^m W «M fmnfi aip^iwH ^ |>?*ncp. Ne nwt'p»^ pM fl'nu $v^m <|Ri, pour |aénr

Icf Bnledee , insisterait à rpdiger np code médjcal dont lef presçriptiops ^raiçpt in-i Iniblement appliquées i tout sujet dans tout c^s prévu ? Les maisons oA sont détenus si traités IfS eenpables ae doivent être ipi*one sorte d')}âpîtal loosal où des s isilM

trsfMnies fioifmi é(ff frilM n^ ip jm «Miml à^ ^rreçtieni sOv d'appliqiw 4t im ffi jour k flupRA <iQ tr«i((!p)eqt wW% çt proportimieé w^ prpp^i quoM^ï^M

ds la ipaladie ou de la onérison morale.

(3} Les .allemands donnent à toutes ees théosies la qnalllcatton de ikéarit$ reUuioeg^ fwes qn^elles se réflfent tontes à nn eertain b«| à atteindre) pas oppqsillen aax <Me« m» nktitm m §4#iFa*<«f > q«i esHfept de dopu^s \% dépiqo»lr#ti«n du droit d« pnw? eil Iwrsg^iiie ft indépf pdfmn^jtl d^ top| bu^ d utilité

(4) Théories p^toniciennes , théorie de Ksivr.

est, sed ne peccetor ; » celle-ci renverse la phrase : La sociélé doit punir par cela seul qu il y a eu délit, et non pour éviter les délits futurs. — «Si, après le premier délit, écrit Romagnosi, il y avait certitude quMl n'en surviendra aucun autre, la société n'aurait aucun droit de punir. » a Si la société civile était sur le point de se dissoudre, dit Kaut, le dernier meurtrier détenu dans une prison devrait être mis à mort au moment de cette dissolution, afin que tout coupable portât la peine de son crime et que Thomicide ne retombât point sur le peuple qui aurait négligé de le punir. » — Cette théorie de la justice absolue, en dégageant la société de tous ses éléments matériels, Télève au-dessus de sa nature, la porte dans une sphère qui n*est pas la sienne. Poussée jusqu'à Texagération, elle aboutit à la théorie mystique de l'expiation, dans laquelle la peine n'est plus un châtiment, mais devient un besoin, un droit pour le coupable.

183. Ainsi toutes ces théories si nombreuses, qui prétendent chacune démontrer que la société aie droit de punir, viennent, lorsqu'on les réduit à leur plus simple expression , se grouper autour de l'une ou de l'autre des six idées que voici : vengeance, contrat social , réparation , droit de conservation ou de défense sociale, utilité , justice absolue.

184. Toutes ont quelque chose qui méconnaît, qui fausse on qui mutile par quelque point notre nature. Celles de la vengeance érigent en aroit un instinct , une passion ; celles du contrat social méconnaissent notre caractère essentiellement et forcément sociable; celles de la réparation annihilent l'idée de punition, sous

!)rétexte de la justifier ; celles du droit de conservation ou de déènse sociale voient une défense là où il n'y en a pas , et, restant à mi-chemin de leur démonstration, ne paraissent plus être que des théories utilitaires ; celles de l'utilité font abstraction de la partie morale de notre nature et nient même la notion du juste; enfin celles de la justice absolue font abstraction de la partie corporelle de notre nature et ne tiennent nul compte de l'utile.

185. Rentrons dans les conditions véritables de notre nature. L'homme est essentiellement sociable; l'état de société, abstraction faite des formes variables de cet état, est pour lui non-seulement légitime, il est forcé. L*homme, et par conséquent la société qui n'est qu'une agrégation d'hommes , sont à la fois matière et esprit; et dans les règles de leur conduite ils ont ces deux principes à satisfaire : le juste et l'utile. Si nous ne voulons pas nous égarer , nous devons tenir compte de ces divers éléments. Toutes les théories qui précèdent, isolées sont fausses ; combinées ensemble il n'est pas dit que quelques-unes ne puissent donner la vérité. Celui qui dirait : L'air que nous respirons est de l'oxygène; celui qui objecterait : Mais non, c'est de l'azote, seraient dans le faux tous les deux; le chimiste qui vient dire : Cet air est un composé d'oxygène et d'azote mélangés ensemble dans telle proportion,

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