DES POUVOIRS SOCIAUX
Il faut maintenant expliquer ce que ndus avons entendu par pouvoirs sociaux.
Naturellement, IHiomme-a deux mobiles : la volonté, qui détermine ses actions ^ et \a force, qui les exécute. De là deux sortes de pouvoirs.
Le premier est de déterminer et d’établir tout
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t8 éléments de droit politique.
ce que Fbomme trouve- à propos de faire pour sa conservation et celle des autres , suivant l’es~ prit et la peimission des lois de la nature.
Le second est de punir les crimes commis contre ce^ lois, tm,-en d'autres termes, de se faire justice à soi-même.
Or, l’homme se dépouille , en grande partie , de l’un et-de l’auti«, lorsqu’il -entre dans une société politique. ^ •
Il se dépoajUe du premier, afin qu’il soit réglé et administré par les lois de la société , c’est-à-dire qu’il soumet sa volonté^à la volonté générale, pour tout ce qui tient à l’intérêt commun de l’association.' - . •
L’homme se dépouille aussi de l’autre pouvoir, c’est-à-dire qu’il renonce à se faire justice à luimême , et qu’îl s’engage à n’employer, contre les autres, ses forces naturelles' que pour assister et fortifier le pouvoir qui est chargé de protéger la société.
Il est, toutefois, à remarquer : que l’homme n’est tenu d’en faire le sacrifice qu’autant que le bien , la prospérité , la sûreté de l’association politique le requièrent ; , , .
Que ces pouvoirs ne sont remis- entre les mains de la société , que pour être employés au bonheur du corps politique , et à la conservation de ce qui appartient en propre à ses.membres.
TITHË l". CH^IP. III. 19
Ces pouvoirs , devenus ceux de la société , prennent le nom Ae potu>oir législatif pouvoir exécutif. Car, tout aussi bien que l’homme, le corps politique a deux mobiles nécessaires à son existence ; il veuttX. il agit; le jn-émier' exprime donc sa volontér, le second l’acoomplit par. l’cjcécution.
Examinons, d’après ces premières données, les caractères propres à chacun de ces pouvoii's.
SECTION I