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CHAPITRE II

DE l’iNALIÉNABILITÉ DE LA SOUVERAINETE.

‘ Nous concluons, de ce qui précède, que-, 'de toutes parts , la souvepaineté est inaliénable.

Elle est inaliénable de là part du corps politique; car- il 'en est de lui,' comme il en serait de chacun des- individus -qui ‘lév composent. . ' ^

• Conçoit-on en elfe t*-, i qu’un homme puis^ vendre ou donner a un autre la faculté de v6uloir-pour lui et de diriger-ses propres -actions ? La volonté n’est-elle pas l’attribut le plus essentiel de l’homme ? Sans volonté , l’homme ne serait-il pas réduit à l’état de la brute , et plus bas encore , s’il est possible? j

Or, le corps politique s’anéantirait également, s’ilae dépouillait à>jaii|iùs de Ja-volonté qui, seide, peut lui servir de guide , de la volonté qui constitué la partie la plus essentielle de la souveraineté.

Un peuple peut bien dire à un ou à plusieurs chefs : Je vous con^e- mes intérêts, et je Vous in-

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vestis du pouvoir d’administrer naes affaires. Mais ce n’est jamais là qu’un mandat dont -le peuple reste maître de sui-veiller l’execution, et qu’il peut révoquer même , si cette execution /devient véritablement et .continuellement tyrannique.

Veut-on s’assurer màmtenant si ce chef unique ou multiple, que la société s’est choisi, peut aliéner la souveraineté? La réponse négative est une conséquence forcée de ce que nous venons, de dire , puisquQ , dans les mains de ce chef, la souveraineté n’est qu’un dépôt , n’est que la .plus haute de toutes ies magistratures.. - , •

Ainsi la souveraineté est inaliénable , c’est-àdire que le corps poliJt.ique en masse ne peut en être dépouillé ni pacç ^<^9 htit, ni par le fait d’autrui. , > . ' / , • ?

. Il nous reste à examiner si la souveraineté est divisible. , . - • .

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