SUCCESSION AB INTESTAT
testament, le second devait satisfaire à toutes les conditions de validité exigées par le droit civil. Ici d'ailleurs le préteur n'introduisit qu'une réforme de détail. Lorsque le testateur avait anéanti son second testament, et que le premier subsistait encore matériellement, la bonorum possessio secundum tabulas était donnée à l'héritier institué dans ce premier testament, pourvu qu'il fût fait suivant les formes prétoriennes (V. n° 236). 2° Irritum. En droit civil, le testament devient irritum par l'effet de la capitis deminutio du testateur encourue après la confection (V. n° 226). Mais le préteur accorde aux héritiers institués la bonorum possessio secundum tabulas, lorsqu'avant le décès le testateur a recouvré la factio testamenti (4). 3° Destitutum. Dans ce cas , le testament ne peut pas produire son effet, parce que les héritiers institués ou les substitués ne peuvent ou ne veulent recueillir l'hérédité (V. n08 249 et suiv.). 4° Inofliciosum. Nous reviendrons plus loin sur cette cause de rescision du testament (V. n°* 244 et sjiiv.).