‹ Éléments de droit romain à l'usage des étudiants des facultés de droitChapitre 3 sur 221 · PREFACE. VIJ · texte numérisé non relu

PREFACE. VIJ

destiné avant tout aux étudiants , tenir compte d'habitudes reçues depuis longtemps et de traditions d'école dont on n'a pas encore partout secoué le joug. J'ai donc dû ne pas négliger tout à fait certaines questions qu'on voit figurer dans tous les ouvrages élémentaires et que, pour ma part, j'eusse volontiers bannies de celui-ci. Au moins, leur ai-je assigné leur véritable place en les reléguant le plus souvent dans les notes.

Si à cet égard j'ai été plus bref qu'on ne l'est en général, même dans les livres les plus résumés, par contre je n'ai pas craint d'entrer dans plus de détails que de coutume, au sujet de l'évolution historique de chacune des grandes institutions du droit privé. Particulièrement préoccupé de ne pas négliger ce point de vue que je considère comme essentiel, j'ai dû plus d'une fois remonter au delà des époques pour lesquelles nous possédons des documents positifs, et où par conséquent la certitude historique est complète.

Décisives en effet pour l'avenir du droit ont été ces périodes premières, où la conscience juridique des Romains, déjà pleinement maîtresse d'elle-même, se montre véritablement créatrice et féconde. Alors se dégagent dans toute leur pureté les principes essentiels du droit national, non encore altérés par les influences venues du dehors. Ce n'est qu'en se reportant ainsi en arrière à ces états antérieurs du droit qu'on peut comprendre la raison de ses transformations ultérieures. Le caractère du présent ouvrage ne m'a pas permis de consacrer à ces questions de pure érudition les développements qu'elles comportent. Je ne pouvais cependant les omettre, sous peine de ne donner qu'une vue incomplète de l'histoire des idées juridiques. Aussi n'ai-je point à m'excuser d'avoir plus d'une fois fait appel

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