DU COLONAT
l'ennemi en vertu d'un traité, à ceux, comme Regulus, qui revenaient à Rome mais avec l'esprit de retour à l'ennemi. La fiction du postliminium était également appliquée aux captifs faits par les Romains, car s'ils étaient repris après s'£lre enfuis dans leur pays, ils appartenaient non à leur ancien, mais à leur nouveau maître (*).
L'esclave peut obtenir aussi sa liberté contre le gré du maître, en s'adressant au magistrat, lorsque le maître a reçu l'esclave en vertu d'un testament qui le charge de l'affranchir et qu'il se refuse à accomplir la manumissio. Telle est la décision du sénatusconsulte Rubrien porté sous Trajan (26, § 7, Dig., De fideicomm., XL, 5) (V. n° 66).
2°. Causes de cessation de l'esclavage dépendant de la volonté du maître. — Affranchissement (V. n0i 60 et suiv.).
Du Colonat (1).
50. — A côté de l'esclavage, il faut mentionner le colonat qui, au Bas-Empire, forme comme un échelon intermédiaire entre la servitude et la liberté. Le colon que les sources désignent sous les noms de colonus, inquilinus, originarius, adscripticius, tributarius (2), est avant tout un homme libre, souvent un citoyen romain. On lui reconnaît le droit de contracter un mariage légitime, d'être propriétaire, de transmettre ses biens. Mais, placé sur un fonds dont il n'a pas la propriété et qu'il cultive à charge de payer au propriétaire