CITOYENS ET NON CITOYENS
main, comme dans toutes les législations de l'antiquité, une importance capitale qu'elle a perdue de nos jours (0. Seul , en effet, le citoyen avait part au droit de la cité. Le non citoyen en était systématiquement exclu. Ce n'est qu'avec peine que les Romains se sont décidés à abandonner cette conception étroite et ont admis les étrangers à participer aux privilèges juridiques que conférait le droit de cité. Des raisons politiques, des vues d'intérêt, des considérations d'ordre philosophique ont favorisé ce mouvement. De là a surgi l'idée de l'égalité de tous les hommes au point de vue du droit privé, quelle que soit la nationalité à laquelle ils appartiennent, idée dont toutes les applications ne sont pas encore adoptées aujourd'hui par les législations modernes. Pour retracer cette évolution, nous envisagerons d'abord le civis, puis mettant en face de lui le non civis, nous aurons à montrer comment on en est venu à faire participer les non cives, aux avantages de la qualité de civis.
Des citoyens.