LIVRE m, CHAPITRE III
pressé'par un danger imminent, a sacrifié ou abandonné le bien d*nn étranger pour sauyér le sien ; comme , par exemple , si pour (rarantir sa maison des flammes Jlj a
abattu celle de son voisin *.
. ^ 49^* jurisconsultes romains se sont particulière* ment attachés à bien déterminer qael était le dommage puni- par la loi Acqnilia : elle s'applique surtout' aù cas
où , par la faute d^un individu , un corps a nui k un autre corps. Au surplus les préteurs ont étendu la loi Acquilia aux^cas oii Téquité semblait en demander l'application *.
L'estimation du. dommage causé était déterminée d'après cette loi par la plus grande valeur que Tobjet avait eue pendant un certain temps écoulé : d'où il résultait souvent qu'il fallait payer plus que Tobjet ne valait au moment même du délit
De» lujures
S 49 3* Enfin, il fiiut mettre au rang des délits Finjure , prise dans le sens du mot outrage (contumelia) , et qui résulte de tout fait par lequel une personne blesse ixauduleusement une autre personne 9 soit par paroles , soit par un objet quelconque ; comme lorsqu'on a porté atteinte k la réputation d^un individu par des calomnies ou des libelles diffamatoires, lorsqu'on l'a Irappé ou blessé, ou lorsqu'on l'a empêché d'user de sa propre chose ou d'une chose possédée en commun *.
> D. h. t. I. 35 pr.
« J. h. t. S 16 — Gaj. m, S 219. — D. eod. 1. 33 , $ 1. ' J. h. t. 9 , i5. — Gaj. III , § 214 , 218.
* J. II, 4. — D XLVn, 10. — Gaj. m, jaao.— Paul. V, 4. — CoUat. leg, mos. et rom. 1. — C. IX, 35.
* J. h. t. pr. , S I . — D. h. 1. 1, I , S 1 , 1. 7, j 7-8.
$ 49^* D'après la loi Coinélia, il est certains cas dans lesquels Tinjure est robjet d*im jugment publie ' c mais^ en général, d*après Tédit du préteoTy c^estle jugeott IVoii^ fènsé lui-même qui évalue lès dommageB'^iBtérèu, et
l'offenseur est condamné , au gré du ju(çe , à payer cette estimation La gravité de la peine dépend de la gravité de rinjure, de la qoalité'de la petsemiè^'dilt iemps^ in lieu et de Tobjet
$ 494* Nous resseittons ndn^^enlèment Tinjure qui nous est faite , mais encore celle qui est faite aux perseimes qui nous sont uuies^. Toutefois il u'y a injure qûe -dans le fait joint à riaieiitKm de nuire *•«