LIVRE IV, CHAPITRE H* !i3a
leurs, le père en aurait l'usufruit et radministration , tandis que la propriété en serait irrévocablement acquise au fils, n voulait éviter par là que les biens que la fortune ou le travail aurait procurés au fils devinssent pour lui une source de cbagrîns, en passant en d*autres mains
§ 562. Nous pouvons donc aujourd'hui admettre deux genres de pécules qui se subdivisent en quatre espèces , 'savoir : le pécule militaire, qui est castrense ou quasi'castrense; et le pécule paganum^ qui est profecUee ou adventice ".
§ 563. Les droits du père sur le pécule adventice sont les mêmes que ceux d'un usufruitier ( k la caution près quil nest pas obligé de fournir) , et d'un administrateur ' , qui est tenu dans Fadministration des biens k la plus grande diligence. 11 ne peut pas les aliéner sans le consentement du fils , à moins que la nécessité ou un motif évident d'utilité ne Texigent^ comme, par exemple , s'il ne peut conserver la chose sans qu'elle périsse ^. Le fils a une hypothèque légale sur les biens de son père , pour la sûreté des biens maternels qui peuvent se trouver dans le pécule \ mais ils ne peuvent en disposer ni Tun ni l-autre , soit entre vifii , soit à cause de mort
S 564* Quelquefois le père ne peut réclamer ni l'usufruit ni Fadministration des biens adventices du fils ; et alors le pécule s'appelle irréguUer ou extraordinaire. Tels sont les cas d'un legs ou d'une donation Êiite au fils ,
> J. n, 9, s 1. G. YI, 61, 1. 6, 8.
* Ces noms et cette dWiiioii «ont bien anciens. Voyez GUtu, gnee. , dans le TWsor d'Ouon, t. m , p. 1776, 1777 ; et les estraiu des loiV tk Peints, lîv. i , c. 30 , de Fouvrage de M. de Savigny, p. 307 .
»c. VI, 61,1. 6,52,1.8,54.
*C,VI,6o,L i-a.—C. VI, 61,1. 4,1.8,54-5.
» J. II, i!ipr.-<G.l. c.l.6,$4.— C. V, 9,1. 8, S 5.
a34 ÉLËJ^TS DE lAQIT ROMAIN PRIVÉ.
k la condition que le père neii aurait pas rusuFruit; d'une hérédité et d'un legs recueillis par ie £is sans le oonsentemeiitdupèi^, etc. *• ...