ORIGINE >ART. I
vent un parallélisme géométrique régulier. (Voyez p. 268.)
Quant à l'origine du clivage schisteux, là où il est indépendant du concours de tout dépôt sédimentaire , le professeur Sedgwick pense qu'il n'y a ni retrait des parties, ni contraction des dimensions, durant le passage à Tétat solide, qui puisse rendre compte du phénomène. D'après cela, on ne peut guère l'attribuer qti'à certaines forces cristallines ou polaires, agissant simultanément et à peu près uniformément, dans des directions données, sur de grandes masses homogènes.
Les détails suivants, rapportés par M. Darwin, viennent à l'appui de cette théorie. Le minerai, ditil, que l'on extrait des mines d'or de Yaquil , dans le Chili, est d'abord réduit en une poudre impalpable dans un moulin ; puis, lorsque cette poudre est lavée, et que presque tout le métal se trouve séparé , la vase qui sort des moulins est recueillie dans des réservoirs où elle se dépose ; ensuite, on l'ôte de ces réservoirs, et on la met en tas. Alors commence une action chimique très-active ; des sels de diverses espèces font efflorescence à la surface; la masse devient dure, et se divise en fragments concrétionnaires. On a observé que ces fragments possèdent une structure schisteuse uniforme et bien définie , mais que l'angle d'inclinaison des feuillets dont ils se composent n'est pas dans tous le même (*).
(*) Journal . p. 32i. (Pour le tilrc , voyez la note p. 157 )
ch. x.) DU CLIVAGE SCHISTEUX. 275
M. R. W. Fox ayant dernièrement soumis une masse d'argile imprégnée d'eau acidulée à une faible action voltaïque, trouva , au bout de quelques mois , lorsque cette masse fut sèche, qu'elle était grossièrement feuilletée , et que les plans des feuillets, légèrement ondulés, étaient perpendiculaires à la direction des forces électriques (*).
A l'occasion du clivage schisteux, sir John Herschel suppose « que si le chauffement des roches a été suffisant pour donner Keu à un commencement de cristallisation ; c'est-à-dire, en d'autres termes, que si les roches ont atteint le degré de chaleur auquel les molécules peuvent commencer à se mouvoir entre elles, ou tout au moins à se mettre en mouvement sur leurs propres axes, il faut alors, nécessairement, qu'il existe quelque loi générale propre à déterminer la position que ces molécules doivent prendre en se refroidissant. De plus , » ajoute-t-il , « il est probable que cette position a quelque rapport avec la direction suivant laquelle la chaleur se dégage. Or, lorsque la totalité, ou même seulement le plus grand nombre des molécules de nature semblable, ont une tendance générale à prendre une certaine position, cette tendance doit nécessairement déterminer un plan de clivage. C'est ainsi que Ton voit les cristaux infiniment petit
O Bien que dans l'échantillon que l'on me fît voir, la forme des lames fût très-imparfaite, elle était néanmoins assez distincte pour encourager à faire de nouvelles expériences.
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d'un précipité récent de sulfate de baryte, et de quelques autres corps analogues , se disposer tous de la même manière dans le liquide qui les tient en suspension ; puis répandre un éclat lumineux, et offrir l'apparence de filaments soyeux, quand on vient à les agiter.Quelques sortes de savons, renfermant des margarates insolubles (*), présentent le même phénomène, lorsqu'ils sont mélangés avec de l'eau. Or, ce qui, dans nos expériences, a lieu sur une petite échelle, ne pourrait-il donc pas se produire en grand dans l<> vaste laboratoire de la nature ? (**) »
(*) I /acide margarique est un acide oléagineux , formé de diverses substances grasses, animales et végétales. Un margarate consiste dans la combinaison de cet acide avec de la soude , de la potasse ou quelque autre base; il doit son nom au lustre perlé dont il brille.
(••) Lettre à l'auteur, en date du rap do Bonnc-Kspéranee , le 20 février 1836. *