CLASSIFICATION . (FAUT II
luation, qui, tout en nous donnant les moyens d'établir d'une manière plus facile le rapport d'une faune à une autre faune, n'embrasse pas la question de l'i dentité ou de la non-identité de chaque fossile avec quelque espèce récente connue.
Or, le docteur Beck a pensé que pour estimer ainsi la ressemblance comparative des faunes d'époques différentes, il fallait suivre un plan semblable à celui qui pourrait mettre à même d'apprécier le rapport ou la différence qui existe entre les formes actuellement vivantes de deux régions géographiques distinctes.
Personne n'ignore que, bien que la plupart des espèces de mollusques qui habitent les zones tempérées soient distinctes entre elles de chaque côté de l'équateur, il n'en est pas moins vrai qu'en somme, la masse totale des espèces de Tune de ces zones a la plus grande analogie avec la faune de la zone correspondante, et diffère précisément, comme elle et autant qu'elle, des faunes arctiques et tropicale. D'après cela, on se demande tout naturellement quel langage emploiera le zoologiste pour exprimer de tels points de rapport ou de différence, là où les espèces sont réputées distinctes.
Dans des circonstances de cette nature, il devient nécessaire de marquer l'abondance relative, dans les deux régions comparées, de certaines familles ainsi que de certains genres et sous-genres; l'absence entière de quelques-uns de ceux-ci, l'importance com-