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CB. XXIV.) DE L'ILE D'ARRAN

en galejts ; mais que les^vagues n'avaient jamais agi sur le granit qui envoie des veines dans le schiste. Or, si Ton admet ces diverses circonstances, doit-on en déduire que les schistes furent soumis à la dénudation avant d'avoir été pénétrés par le granit ? Bien qu'une telle opinion ne puisse être réfutée, elle ne se trouve pas, cependant, complètement appuyée par l'évidence. Il se pourrait que lors de la production du grès rouge, les strates métamorphiques eussent formé des lies dans la mer (voyez fig. 8%) ; et que les brisants en frappant contre ces lies, ou les rivières et les torrents en descendant le long de leurs pentes , eussent entraîné du gravier et du sable. Il se pourrait aussi qu'antérieurement, la roche plutonique (B) eût été

injectée de bas en haut, à une certaine profondeur, sans s'être jamais trouvée pour cela exposée à la dénudation.

Quant à l'époque à laquelle eut lieu, dans l'Ile d'Arran , la projection des roches hypogènes , et à la manière dont s'opéra une telle projection , ce sont des questions que, faute d'espace, je ne puis traiter en ce moment : je me bornerai simplement à faire observer que ces roches cristallines peuvent avoir été projetées en masse , sous forme solide ; et qu'il est de toute évi-

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dence que pendant et depuis leur arrivée à la surface, elles ont subi par l'effet de l'eau une très-forte dénudation, — circonstance qui se trouve confirmée par trois sortes distinctes de preuves, savoir: 1°, la présence des galets et des blocs erratiques énormes de granit et de schiste, que Ton rencontre disséminés sur la surface de 111e d'Arran et du continent adjacent; 2°, la troncature abrupte de certains dykes, qui, tels que d, d (flg. 293), sont coupés à la surface du granit; et 3°, enfin, la terminaison brusque des strates secondaires et des masses énormes de trapp qui les accompagnent et les recouvrent, aux approches du granit et du schiste , au contact desquels ces strates et ces masses trappéennes offrent souvent un escarpement rapide , sans compter que très-probablement , à l'origine , elles s'étendaient sur eux , au moins jusqu'à une certaine distance (*).

(*) Le lecteur trouvera une description complète de la géologie de l'Ile d'Arran dans les ouvrages des docteurs Hutton et Mac- Culloch ; dans les Mémoires de MM. de Deehen et Oeynhausen; dans celui du professeur Sedgwick et de M. Murchison (Geol. Trans., 2d séries; ; et dans ceux, enfin , de plusieurs autres auteurs dont j'ai vérifié les observations sur les lieux.

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