‹ Eléments de géologieChapitre 37 sur 205 · CHAP. I.) DES QUATRE CLASSES DE ROCHES · texte numérisé non relu

CHAP. I.) DES QUATRE CLASSES DE ROCHES

loriées en rouge, et placées au-dessous de toutes les autres. Les roches plutoniques sont en contact, aussi, avec une zone de couches métamorphiques contemporaines C , coloriées en bleu , dans lesquelles elles envoient un grand nombre de veines.

Dans la partie de la coupe qui n'est pas coloriée , on voit une série de masses minérales plus ancienne , appartenant aussi aux quatre grandes divisions de roches. Les couches figurées de a à t , représentent autant de formations sédimentaires distinctes , lesquelles ont été produites à des époques diverses , et se reconnaissent chacune à leurs fossiles particuliers. La masse v v est d'origine volcanique et contemporaine de celle de ces époques à laquelle la couche g a été déposée. Les couches m m représentent des formations métamorphiques anciennes , et celles 1,2, indiquent des roches plutoniques , anciennes aussi, mais de dates différentes.

On verra dans le cours de cet ouvrage , que des portions de chacune de ces quatre classes distinctes de roches ont été produites à plusieurs époques successives. Il n'est point vrai , comme on le supposait autrefois , que toutes les roches granitiques aient , ainsi que les couches métamorphiques et cristallines, été formées les premières, et que , par suite , on ait dû leur donner le nom de « primitives. » C'était à tort aussi qu'on prétendait que les roches sédimentaires et volcaniques avaient été plus tard superposées à celles-ci , et que, pan conséquent , elles avaient dû

2'j. ORIGINE CONTEMPORAINE (PART. I,

être appelées secondaires. Cette idée avait été adoptée dans l'enfance de la science , alors que toutes les formations, stratifiées ou non stratifiées, terreuses ou cristallines , avec ou sans fossiles , étaient également considérées comme d'origine sédimentaire. A cette époque , on pensait tout naturellement que la fondation devait être plus ancienne que l'édifice; et, par suite , on supposait que le granit , étant placé à une profondeur plus grande que toutes les autres roches, devait avoir été le premier «précipité des eaux de l'Océan primitif dont, à l'origine, le globe était entouré ; » que les roches cristallines , et enfin les couches à fossiles, avec d'autres roches diverses, avaient été déposées ensuite.

Mais quand la doctrine de l'origine ignée du granit eut été généralement adoptée, les mots primitif et primaire, employés par rapport aux roches plutoniques et métamorphiques , auraient dû être rayés de la nomenclature géologique. Lorsqu'il fut prouvé que le granit avait été produit à un grand' nombre d'époques diverses, les unes antérieures, et les autres postérieures à l'origine de beaucoup de couches fossilifères, on démontra bientôt que les couches qui jadis avaient renfermé des fossiles, étaient , à différentes époques, devenues métamorphiques ; ou , en d'autres termes , que plusieurs des roches qu'on appelait primaires étaient plus récentes que certaines autres qu'on nommait secondaires. Cette circonstance ayant donné lieu à la question de savoir si les portions cristallines

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inférieures de Técorce terrestre, partiellement modifiées comme elles Font été, et renouvelées de temps en temps , sont plus récentes ou plus anciennes , considérées dans leur ensemble , que les formations sédimentaires et volcaniques, on s'est demandé si c'est en dessus ou en dessous que l'acte de destruction et de reproduction s'est manifesté avec le plus d'énergie. La même question , posée en d'autres termes , pourrait être faite à l'égard de l'antiquité relative des fondations et des édifices de certaines villes anciennes, telles que Venise ou Amsterdam, qui reposent sur des piliers de bois : car ces piliers, quand ils sont pourris , peuvent , sans nul danger pour les édifices qu'ils soutiennent, être retirés de dessous eux, les uns après les autres. Ainsi donc, en demandant lesquels, ou des soutiens de bois , ou des bâtiments de brique , de pierre, et de marbre que ces soutiens supportent, ont, dans le cours des siècles, été le plus durables, et lesquels ont été renouvelés le plus souvent , on ne demande rien qui n'ait pu très-bien avoir lieu. De même, pour en revenir à ce qui regarde l'intérieur du globe, rien n'empêche que les matériaux placés à la partie inférieure de Fécorce terrestre passent de l'état solide à l'état fluide, et redeviennent ensuite solides; ou que les couches sédimentaires prennent une texture nouvelle et métamorphique , tandis que les couches placées au-dessus , ou restent inaltérées , ou cpnsçrvent des caractères à l'aide desquels leurs droits à vipe trèshaute antiquité peuvent être reconnus. D'un autre

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