‹ Eléments de géologieChapitre 48 sur 205 · DIFFÉRENCE ENTRE LES FORMAT. MAR. (PART. I · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCE ENTRE LES FORMAT. MAR. (PART. I

vergne, par exemple, on rencontre des strates de calcaire, de marne et de grès, de plusieurs centaines de pieds d'épaisseur, qui renferment exclusivement des coquilles terrestres et d'eau douce, et des débris de quadrupèdes. Le nombre des coquilles terrestres répandues dans quelques-uns de ces dépôts d'eau douce est immense ; il y a même des districts où les roches contiennent à' peine d'autres fossiles que des coquilles de limaces (hélices) ; tel est, entre autres, le calcaire qui s'étend sur la rive gauche du Rhin, entre Mayence etWorms,à Oppenheim, Findheim, Budenheim, et divers autres lieux. Pour expliquer ce phénomène, il suffit au géologue d examiner, lorsque les eaux sont basses, les petits deltas des torrents qui entrent dans les lacs de la Suisse,* tels que la plaine nouvellement formée à l'endroit où le Kander se jette dans le lac de Thun. Là, se trouvent mêlés au sable et au limon une immense quantité de coquillages terrestres morts, lesquels ont été amenés des vallées des Alpes, durant la fonte des neiges, au printemps précédent. De plus, si au moment des basses eaux on examine les sables des bords du Rhin,, on y trouve une multitude de coquilles terrestres, mélangées avec d'autres coquilles, d'espèces appartenant à des lacs, à des étangs et à des marais. Ces individus, entraînés des plaines alluviales du grand fleuve et de ses tributaires, proviennent, les uns de régions montagneuses, et tes autres de contrées basses.

Quoique les formations d'eau douce soient souvent

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