MARCHE DE LA PÉTRIFICATION. (PART. I
parties les plus résistantes, qui se trouvent conservées. Suivant l'opinion qu'il laisse entrevoir, ces variations dépendent du temps auquel l'introduction du minéral lapidifiant a eu lieu. Ainsi , dans certaines tiges silicifiées de palmiers, le tissu cellulaire, cette partie qui s'altère si aisément, est dans un très-bon état de conservation, toutes traces de la fibre ligneuse dure ayant disparu, et les espaces occupés par elle , jadis, étant ou vides, ou remplis d'agate. Ici, la pétrification dut commencer peu après que le bois eut été exposé à l'actioû de l'humidité, et la matière minérale manqua . ou l'eau se trouva trop affaiblie avant la destruction complète de la fibre ligneuse. Quand cette dernière est seule discernable, on est autorisé à supposer qu'avant le commencement de la lapidification , un certain laps de temps s'est écoulé , durant lequel le tissu cellulaire a été détruit. Lorsque les deux structures, savoir, le tissu cellulaire et la fibre ligneuse, se trouvent conservées, le phénomène doit nécessairement avoir commencé à une époque plus ancienne , et s'être continué sans interruption jusqu'à son entier accomplissement (*).
(*) Stokes, Geol. Trans. , vol. v, p. 212. Second séries.