‹ Eléments de géologieChapitre 71 sur 205 · ROCHES VOLCANIQUES · texte numérisé non relu

ROCHES VOLCANIQUES

Hoches trappéennes.— Origine du mot trapp. — Doutes auxquels, daus le principe, a donné lieu la formation par voie ignée de ces roches. — Cône» et cratères volcaniques. — De leur mode de formation. — Des diverses variétés du feldspath. — Amphibole et pyroxène. — Isomorphisme. — Manière d'étudier -les roches.— Basalte, grunstein, trachyte, porphyre, scories, amygdaloïde, laves, tuf. — Liste alphabétique, et explication des noms et synonymes des roches volcaniques.— Table des analyses des minéraux les plus abondants dans le» roches volcaniques et hypogénes.

Ayant achevé de décrire les roches aqueuses ou Fossilifères, nous allons actuellement passer à l'examen dé celles qui , dans la plus grande étendue du terme, peuvent être appelées volcaniques. Supposons que a a (Eig.84) représente les roches cristallines, c'est-à-dire. Fig. 84.

a. Formations hypogénes, stratifiées et non stratifiées, b. Formations aqueuses, c. Roches volcaniques.

les roches granitiques et métamorphiques; b b, les couches fossilifères, et c c, les formations volcaniques.

(CH. vir.) ROCHES VOLCANIQUES. KW

Ainsi que nous l'avons déjà vu dans le^chaprire premier et dans le frontispice, ces dernières , quelquefois , se font' jour à travers a et *, tantôt recouvrant ces deux sortes de roches, et tantôt alternant avec les strates bb. Quelquefois aussi , eîtes passent insensiblement aux roebes plutoniques, représentées par la division non stratifiée a.

Lorsque les géologues commencèrent à étudier attentivement la structure des parties septentrionales et occidentales de l'Europe, ils n'avaient, pour ainsi dire, aucune connaissance des phénomènes volcaniques actuels. Ils trouvèrent certaines roches , non stratifiées pour îa plupart, et d une composition minéralogique particulière , auxquelles ils donnèrent différents noms, tels que ceux de basalte, de grunstein, de porphyre et d'amygdaloïde. Mais toutes ces diverses roches ayant été reconnues comme appartenant à une seule et même famille, elles reçurent de Bergmann le nom de « trapp » (du suédois, trappa, escalier) , qui, depuis, a été généralement adopté dans la nomenclature de la science, par suite de la remarque que plusieurs roehesde cette classe se présentent en grandes masses tabulaires, d'inégale étendue, et disposées de manière à former une suite déterrasses, ou degrés, sur les flancs des collines. Cette configuration semble provenir de deux causes : savoir, d'abord , la terminaison abrupte originelle des nappes de matières fondues qui se sont répandues sur une surface de niveau, soit à la surface de la terre, soit dans le fond de la

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mer. C'est ainsi du moins que , de nos jours , se passent ordinairement les phénomènes analogues. Personne n'ignore que lorsqu'un courant de lave, Réchappant d'un volcan, cesse de couler et devient solide, il se termine presque toujours par une pente très-escarpée, telle que a (Fig. 85). Mais cette Fi 35 forme de terrasse est due

plus ordinairement encore au mode suivant lequel les masses horizontales de roche ignée, telles que & c, intercalées entre les couches aqueu-

Dispoii lion du Irapp par degrés. . ., . ^ x

, rrt ses, ont, postérieurement

à leur origine, et à diverses hauteurs, été mises à découvert par la dénudation. Cette configuration , toutefois, n'appartient pas* exclusivement aux roches trappéennes : de grands lits de calcaire et de diverses autres sortes de pierres dures, présentent souvent des terrasses et des précipices semblables ; mais ces derniers s'offrent communément sur une échelle plus petite que les degrés volcaniques ; ordinairement ils sont moins nombreux ; ou enfin, différant moins en structure et en composition des roches associées , ils forment dans le paysage des traits moins caractérisés.

Bien que les caractères des roches trappéennes soient extrêmement diversifiés, l'élève apprendra facilement à distinguer ces roches, comme classe, des formations sédlmentaires. Tantôt elles se présentent, ainsi que

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nous l'avons déjà vu, en masses tabulaires non stratifiées , ou en blocs informes et en cônes irréguliers , formant de petites chaînes de collines; tantôt, sous forme de dykes ou de masses semblables à des murs, elles traversent des couches fossilifères ; et quelquefois , enfin, elles offrent une structure colomnaire, ou se dé* composent en sphéroïdes, dont le diamètre varie depuis quelques pouces jusqu'à plusieurs pieds. Par suite de l'oxydation de la matière ferrugineuse, si abondante dans les trapps qui renferment du py roxène ou de l'amphibole, la surface en décomposition se recouvre ordinairement d'une couche de couleur rouille; tandis que dans les variétés feldspathiques de trapp, elle se revêt d'une couche de couleur blanche opaque, que lui communique le feldspath, en vertu de la propriété de blanchir qu'il possède. Là où ces roches volcaniques n'ont point éprouvé de décomposition , on manque bien rarement de reconnaître une structure cristalline, soit dans l'un seulement, soit dans plusieurs des minéraux dont elles se composent. Quelquefois» la texture de la masse est cellulaire Ou poreuse; mais d'autres fois, on ne retrouve en -telle que de simples traces de cette texture : les cellules, dans ce cas, sont remplies de carbonate de chaux, ou de quelque autre minéral qui , en s'y infiltrant , en a pris la forme globulaire.

La plupart des roches volcaniques donnent lieu par leur décomposition à un sol fertile ; il semble que la silice, l'alumine, la chaux, la potasse, le fer et les di-

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