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à des exploitations de métaux ; mais comme les substances métalliques ne sy trouyent qu'ea petites quantités et mélangées avec d*atttres débris, elles UQ peuvent couvrir les frais de recherches qu'autant que celles*ci aient pour objet des métaux d'un prix élevé, que Ton sépare des autres débris par le iMOge; aussi cette opération n'est^Ue appliquée qu'à l'or , au platine, à l'étain, et ne donne-t^le que des produits peu importants. Les seules contrées de l'Europe où elle ait encore lieu d'une manière régulière, sont la Hongrie pour l'or , et le G>rnouailles en Angleterre pour l'étain.
Il est probable que l'on peut aussi rapporter au terrain alluvien quelques gîtes de minerai de fer, notamment ceux des variétés de limonite, exploitées dans la Basse-AIlmnagne sous les noms de Raseneisenstein et de Morasterz, mais'les relations géognostiques de ces dépôts ne sont pas encore bien déterminées, et il parait qu'il en existe qui appartiennent au terrain diluvien. Quant au phosphate de fer que nous avons décrit sous le nom de terre bleue {Min. y 785), il appartient évidemment aux terrains modernes^ Corp. orKADiMi. 2 58. Lc tcrraiu alluvien fluviatile estabsolui-duitriei.. ment dans le même cas que le terrain detnuque sous le rapport des corps organises et des monuments de l'industrie humaine. Nous ne pouvons donc que renvoyer à ce que nous avons dit à ce sujet dans l'article précédent. Nous ajouterons seulement que les débris de végétaux y sont plus abondants ou plutôt mieux conservés, et
TERRAIN AIXUVIEN. 227
que Ton y trouve souvent des arbres entiers qui sont quelquefois passés à l'état de charbon ou de lignite; mais qui, d autres fois , ont conservé leur tissu ligneux et leur solidité, de manière que l'on peut encore les employer dans les arts» Ces arbres sont ordinairement renversés ; on dit cependant en avoir vu qui étaient droits et encore' attacha à leur racine; on parle même de forêts entières, que l'on a appelées souterraines et sous^ marines; telles sont celles que Ton a observées dans File de Man , ainsi que sur les côtes du comté de Lincoln et sur celles de Bretagne ; mais il est probable que ces dépôts doiveiit être rapportés aux alluvions marines ou aux alluvions diluviennes bien plutôt qu'aux alluvions fluviatiles.
259. Le terrain alhivien marin est beaucoup Anatio» moins connu que le fluviatile, puisqu'on n'a pu iftxamiiipr que sur les bords de la mer, où il forme soit des plages basses, soit des espèces de talus au pied des &laises, soit de petites coUines que l'on appelle dunes. U pi^sente à peu près la même composition et les mêmes modifications de texture que le terrain fluviatile; les dépôts armacés y sont les plus communs; on y voit aussi des dépôts caillouteux que l'on y appelle souvent gakt, et d'autres dépôts que l'on nonune coquil- Utrs, parce qu'ils sont presque entièrement composés de parties solides d'animaux invertébré et surtout de coquilles. Quelquefois ces coquilles sont presque intactes, et on les recueille pour &ire de la chaux; d'autres fois elles sont tellement qu'elles passent à l'état arénacé.
a^S GÉOGNOSIË.
Nous ajouterons, à Foccasion de ces dépôts dé coquilles , (jue dans quelques localités , peu éloignées de la mer à là vérité, mais à des niveaux plus élevés que celui où atteignent les eaux marines , on trouve des dépots de coquilles semblables à celles qui vivent actuellement dans les mers voisines; tel est notamment le dépôt observé à Uddevalla en Suède, par M. Al. Brongniart