Sa partie nord-^t, c'esirà-dire les comtes crag
•■■ , de SwtfwlL.
de Norfolk, SufTolk et Essex, présente un système que Ton appelle crcig, et qui est, comme le dernier système de Bruxelles, supérieur à tous les terrains tritoniens et nymphéens du bassin de Paris. Ce système est en général peu épais, et formé de roches meubles et conglomérées, composées , pour la plupart, d'un mélange de quarz^ de limonite, de calcaire, et d'une grande quantité de coquilles; ces coquilles présentent une espèce d'intermédiaire entre celles du terrain tritonien de Paris et celles de nos mers actuelles ; elles sont accompagnées de débris de grands mammifères, parmi lesquels on cite des mastodontes {M. angustidens) , des éléphants {E. primigemus)^ des hippopotames {H. major), des rhinocéros, des ruminants, des castors, des cétacés; mais on a élevé des doutes sur quelques-uns de ces derniers fossiles, notamment sur les débris d'éléphants, en ce sens que l'on a dit qu'ils pom*raient appartenir à quelques dépôts diluviens superficiels , qui se seraient mêlés avec la partie supérieure du crag.
5^6. Le crag est suivi, mais en stratification B.sdiotM«4. discordante, par un système sableux, que l'on désigne souvent par le nom deBagshot sand, qui est composé de sable ocreux, accompagné de sable verdatre, d'argile verdâtre et de marnes feuilletées, tachetées de blanc et de jaime. Ce dépôt renferme beaucoup de grains de chlorite et des co-
a88 GÉOGNOSIE.
quilles fossiles des genres toupie, peigne et cras^ satelle.
ci.7. 627. On trouve ensuite un puissant dépôt argileux , qui forme le caractère principal du bas* sin , et que Ton appelle ordinairement London clajTy ou argile de Londres. Ce dépôt est principalement composé d'une marne argileuse , quelquefois sableuse, ordinairement de couleur bleuâtre ou noirâtre, renfermant, conune celle de la Flandre (Sso) , des rognons ou septaria de calcaire argileux, traversés par des veines de calcaire cristallin, et présentant quelquefois des géodes tapissées de cristaux de barytine; on trouve aussi dans ce dépôt argileux de la pyrite et du gypse cristallisé. Les fossiles n'y sont pas aussi abondants que dans le bassin de Paris, et n'y présentent pas la même répartition dans les espèces; mais il y en a assez pour reconnaître l'étagp inférieur du terrain tri tonien , qui s'y trouve principalement caractérisé par la présence des nummulites et du cerithium gigantewn, qui , dans le bassin de Paris, ne se rencontre que dans les couches inférieures du calcaire grossier. ^ ^.Mcfl 328. Le London clajr repose siu* un dépôt puis-
sant de sable, dont les assises supérieures renferment des lits de marne contenant des cristaux de gypse, et qui présente dans sa partie inférieure de l'argile et des cailloux roulés de silex. Les fossiles les plus communs de ce système sont des huîtres, des cythérées et des cérites. On y trouve aussi quelques cyclades et le planorhis hemisioma, qui sont des coquilles d'eau douce.
TERRAIN TRITONIEN. 289
Sag. La partie de la France qui est traversée Temin trito. ^ portion inférieure de la Loire , présente «'f;j'« *« '■
plusieurs lambeaux de terrains tritoniens, qui reposent, indifTéremment et immédiatement, sur tous les autres terrains qui paraissent au jour dans cette contrée, notamment sur le terrain njinphéen, sur le terrain crétacé, sur le terrain jurassique, sur le terrain houiller, sur le terrain talqueux et sur le terrain granitique.
Dans la Touraine, où ces lambeaux ne sont, en général, composés que de débris de coquilles, que l'on emploie pour l'amendement des terres, on leur donne le nom àefidun. Dans les environs de Doué, de Sa vigne, de Nantes , de Rennes, etc. , ils présentent une roche cohérente, que l'on appelle grison, et qui consiste ordinairement dans un calcaire coquillier mélangé de grains quarzeux , dont la texture souvent grossière passe au grésiforme ou au poudingiforme , et devient quelquefois concrétionnée. Cette pierre est trèsbonne pour la bâtisse, et a été très -recherchée dans le moyen âge pour faire des cercueils.
Quoique les coquilles qui composent le falun soient en général brisées, et que leurs fragments soient quelquefois arrondis par le frottement, on en trouve beaucoup, même dans les espèces les plus délicates, qui sont remarquables par leur belle conservation. Du reste, l'ensemble de ces coquilles se rapproche de ce que l'on voit dans lecrag, et par conséquent diffère beaucoup moins que celles du bassin de Paris, de ce qui existe dans nos mers . actuelles. Quoique ces coquilles
soient généralement marines,. on j trouve aussi quelques espèces d'eau douce et de terre, ainsi que des restes de mammifères, dans le nombre desquels M. Desnoyers a reconnu le Mastodon angiistidens, des hippopotames ( H. médius , H. minuliis)y une grande espèce de rhinocéros, un petitcheval, un dinothère,le Palœotherium majus, un petit anthracothère , des cerfs , etc. , fossiles * qui annoncent l'étage moyen du terrain trito* nien.
Calcaire mod. 33o. Ou trouYC daus le midi de la France une la Fraoe.. rochc quc M. Marcel de Serres a désignée par le nom de calcaire moellon ; elle resssemble beaucoup au grison, dont nous venons de parler (5 29), renferme à peu près les mêmes fossiles, et paraît être également supérieure aux autres systèmes tritoniens qui se trouvent dans cette contrée. Cette roche est très-bonne pour les constructions ; aussi plusieurs villes en sont bâties, notamment Marseille, INismes, Montpellier, Barcelonne, etc. MoiaiMdeu 33 1. Le terrain tritonienestextrêmementabon-
SBIttC.
dant en Suisse, où il est principalement caractérisé par la présence du macigno , nommé dans le pays molasse. U y recouvre presque toute la partie basse de cette contrée située entre le Jura et les Alpes, et s'élève même quelquefois sur ces dernières k une grande hauteur. Ce dépôt diffère de ceux que nous avons examinés jusqu'à présent , non-seulement par sa nature dominante, mais aussi par sa stratification, qui est souvent trèsinclinée, du moins du côté des Âlpes; car les couches qui approchent du Jura sont généralement horizontales.
TERRAIN TRITONIEN. 29 1
Le macigno de la Suisse est ordinairement friable y d'où lui vient le nom de molasse; mais d'autres fois il est assez cohérent pour donner de bonnes pierres à bâtir. Sa couleur la plus commune est le gris passant au yerdâtre , quelquefois au jaunâtre; il est presque toujours micacé; mais ses éléments minéralogiques étant fort sujets à varier, il passe à beaucoup d'autres roches. Cest ainsi que, quand le calcaire manque, on a du psammite; si c'est l'argile qui se perd , on a du grès ou du sable; si c'est le sable, on a de la marne ou du caischiste; si c'est le sable et le calcaire, on a de l'argile et du schiste argileux; SI c'est le sable et l'argile, on a du calcaire, et ces diverses roches alternent plus ou moins avec le macigno.
Le terrain de molasse se lie ou alterne , même dans sa partie supérieure, avec le nagelfluh, dont il a été parlé ci -dessus (^283); il passe, dans sa partie inférieure, aux petits dépôts de lignite, dont il a été question à l'article du terrain njmphéen (5oi), et dans les localités où ces dépôts manquent, il repose sur les terrains ammonéens,
La molasse recèle peu de fossiles ; ceux qui s'y trouvent sont généralement mal conservés et concentrés dans des couches particulières, dont quelques-unes ont été, pour cette raison, appelées muschelsandstein par M. Studer.
On cite parmi ces fossiles YElepkas primigenius, le Rhinocéros tichorinus, un cochon, un cerf, une antilope, une hyène, une émyde, la Testudo punctata, les Turriiella imbricatoria ,
sga oéoGNOsiE.
terebra, iripliccUa et subangulala ; la Natica glaucina-y la Mitra miirœJbmUs, la Cancellaria cassidea, le Buccinum corrugaiwn; les Cerithium lima et quadrisulc€Uum ; les Murex rugosus et minajc; les Pecten latissimus et médius; la ilfeleagrina margcuitacea, VArca antiquata; les Cor- ^^ii/m edulimim,oblongum,semigrariulatum,hians, clodiense et muUicostatum; les f^enus islandica et rustica ; YAstarte excaçata, la Cjiherea convexa, la Corbula galUca, la Mactra solida, la Panopœa Faujasii ; les «Sb/en vagina et /egiz/- 771671 : le Balanus perforatus.
Les débris de i^Liifêi^ viennent principalement du mont de Molière, près d'Estavayer, canton de Fribourg; mais comme l'ensemble des autres fossiles annonce l'étage moyen du terrain tritonien, on élève des doutes sm* quelques-uns de ces débris , notamment sur ceux d'élépbants, qui pourraient bien provenir de quelques dépôts meubles superficiels.
T^»a int^ 33:i. Lltalie renferme aussi de nombreux dé-
nica aiUlie ai •••il •
pots de terrain tritonien ; lesquels paraissent présenter tous les étages de ce groupe. Grit 333. Nous citerons en premier lieu des dépôts
qui se trouvent dans un grand nombre de localités sur les côtes de la Méditerranée, notamment à LerUignano, près de Livoume en Toscane, et que M. de la Marmora considère comme formant un système particulier, supérieur à tous les autres dépôts tritoniens.^
* Plnsiton géologUus rangent ces dép6u, ainsi qae le crag
TERRAIN TRITOMEN. ^qS
Ce système est principalement composé de grès calcarifères,. passant au calcaire grossier, rare-
de Snfiblk et le falnn de la Toarainey dans on groupe quHU nomment terraiiu ijfuaUrnaires , et dVutres y an contraire , les considèrent comme faisant partie des terrains modernes; maû M. de la Marmora, qui a tant contribua 1^ la connaissance des dépôts qui nous occupent (-voir le Journai de géologie , tome m, page 3o9, et le Bulletin de la société géologique de F'rance^ tome III, page 1 18}, croit quUls appartiennent à une époque particulière, et je suis asses dispose à adopter cette manière de yoir. En effet, si le crag et le falun se rapportent À la période des mastodontes, cVst-à-dire à Fétage moyen du terrain tritonien , et que les dépôts qui nous occupent appartiennent à la période des éléphants, c*cst-à-dire à Télage supérieur, ik ne seraient pas de la même époque. D*un autre côté, en admettant que les boules de poteries observées par M. de la Marmora fussent réellement contemporaines du dépôt, ce qui n^est pas bien démontré, pmsqu^on ne dit pas que ces boules se trouTaient dans une masse cohérence, je n^j yerrais pas un motif pour ranger ces dépôts dans les terrains modernes; car on verra dans le livre suivant que ce n*est pas Papparition dePhommesurla terre qui détermine , pour moi, le passage de la période tériaire à la période moderoe, mais bien la cessation des dernières catastrophes qui ont donné à la terr»' son relief actuel : or, il est bien probable que cette ^oque n*était pas encore arrivée lorsque la mer couvrait des dépôts qui maintenant se trouvent asses élevés au-dessus de son niveau, non pas dans un point seulement, mais sur la plus grande partie des côtes de la Méditerranée.
Les gites les plus souvent cités du système qui nous occupe, sont ceux de Sicile, de Nice et de Cagliari; mais M. de la Marmora ajant reconnu [âfemorie delP aeadtmia di Torino^ tome XXXVIII, page 5i) que les carrières de Lentignano appartiennent aussi à ce système, j^ai cru quHl était préférable de les prendre pour point de repère, parce que c'est une des localités où ces dépôts atteignent le'^lus de puissance et dont la citation ne donne pas lieu , comme celles indiquées ci-dessus, de confondre des choses différentes. En effet , lorsque Ton
3g4 CtéOGNOSIE.
ment aa calcaire concréiionné, et qui sont quelquefois assez cohérents pour donner de bonnes pierres de constmction , mais qui d'autres fois passent à de la marne et surtoutà des sables plus ou moins impurs.
Lorsque ces matières reposeuit sur les autres dépôts tritonîens, elles sont souvent en stratification discordante; d'autres fois elles en sont séparées par un lit de cailloux roulés ou par des assises de terrain pyroide; elles se rencontrent quelquefois dans des positions assez élevées audessus de la mer, et sont surtout remarquables par la présence de coquilles semblables à celles qui vivent actudlement dans la Méditerranée, et dont la nature n'est presque pas altérée. On y a notamment observé le MjrUlus eduUs, ÏOstrea edulis, le Cardium eduUs, la Venus decussuta, la Lucina lactea, le Solen vagina, les Mureac trunculus et succineuSj etc. M. de la Marmora annonce également d'avoir trouvé dans le dépôt de Cagliari des boules de poteries , qu'il suppose avoir servi à des pécheurs , et il rapporte que , quand on s'éloigne de la côte, les coquilles marines sont remplacées par des coquilles terrestres, ^é^i* 334 Les collines qui bordent une grande partie de la chaîne des Apennins présentent aussi de
parle cl« la Sicile, rimagination se porte inyolonuiremeoiTera les dép6ts mfiacës de Messine (369), et quand on parle de Nice et de Cagliari, on peAse aux brèches osseuses de ces lieox (176}, dont les naturalistes se sont occupés bien avant qn^l ne fût question des terrains quaternairts.
TERRAIN TRITONIEN. igS
poissanrt^ dépôts tritoniens, que Ton a désignés par l'épi thète de subapenninsj et dans lesquels tl parait que l'on peut distinguer deux ou trois systèmes différents.
335. Le supérieur est principalement composé s.bi« de couches de sable d un jaune rougeatre, souvent mélangé d'argile, et dans lequel se trouvent des bancs minces de macigno friable ou de grès calcarifêre , ainsi que des but très , que M. Brongniart rapporte à YOstrea kyppopus, de grands peignes, d'autres coquilles et des ossements de mammi^ fères, tels qu'éléphants, mastodontes, rhinocéros, cerfs , bœu&, etc. , stir lesquels on trouve souvent attachés des restes d'animaux marins, tels que
des huîtres, des serpules, des balanes, etc. Nous sommes disposé à rapporter ce système au même étage que le grès de Lentignano, et par conséquent à supposer que la différence que l'on remarque dans les fossiles tient à des circonstances locales et au remaniement de quelques assises du système inférieur.
336. Immédiatement au-dessous de ces sables Mamei bienei. on trouve des marnes bleuâtres ou grisâtres , quelquefois micacées , qui renferment une immense quantité de coquilles célèbres dans l'histoire de
lâk. science à cause de leur belle conservation. Il serait trop long de faire ici Fénumération de ces coquilles , parmi lesquelles M. Deshayea a déterminé 700 espèces, dont plus de la moitié sont semblables à celles qui vivent maintenant dans la Méditerranée. On a aussi trouvé dans ce dépôt (à Gistel- Arqua to, près de Plaisance) un sque^ lelie de baleine.
ém
296 GteGNOfilE.
uifêt 357. La bame oolline de Sapergae^ près de Turin, snr le bord des ooUmes du Mont^errat, lesquelles lannent un des contreforts septentrionaux des Apennins, ren£erme aussi une gprande quantité de coquilles; mais, d'après M. Deshayes, dles difiêrent de cdles des marnes Uenek, parce qu'il n j a qu'enTiron un quart des espèces semblables à celles qui TiTentactndlement. Du reste, cette colline est formée de saUe passant au grès calcarilere renfermant qudqnefois des cailloux roulés, de marnes, de calcaire argileux blancjaunâtre, formant des coucbes altematiTes, sonvent inclinées d'enyiron 4^ degrés. 11 parait qu'il y a lieu de rapporter ce dépôt à l'étage moyen du terrain tritonien.
^fr^ 338. Un autre dépôt, qui se trouve au pied des Alpes, dans le f^iceniin et le f^éronais^esX remarquable par le mélange qu'il présente du calcaire tritonien avec des roches pyroîdes, d'où M. Brongniart l'a appelé calcioréO'trappéerL U est généralement composé de calcaire ordinairement grossier, mais passant souvent au calcaire compacte et au calcaire marneux. Ses couches sont souvent horizontales, mais on en voit aussi beaucoup qui sont plus ou moins inclinées. Ce terrain renferme une grande quantité de fossiles, qui annoncent , ($n général , une nature analogue à celle du massif inférieur de Paris.
33g. Cest dans ce système que se trouve le mont Bolca (Véronais), si célèbre par la quantité de poissons fossiles qu il recèle Ces animaux y existent dans un calcaire argileux, jaunâtre, feuil-
Il Bolca.
TERRAIN TRITONIEN. 3^7
lele, qui est quelquefois accompagné de calcaire compacte et de roches appartenantes aux' terrains pyroides, notamment du basalte et du spilite. Les poissons s'y trouvent très-bien conserrés et placés naturellement sur le côté.
M. Agassiz ^ y a reconnu cent vingt-sept espèces, toutes marines, dont aucune n'est identique avec des poissons vivants actuellement et qui appartiennent aux soixante-dix-^ept gences, dont les noms suivent :
Galeus.
Carcharias,
Torpédo,
Trjrgon.
Nareopterus.
Pjrcnodus»
Diodon.
Ostracion,
Bhckius.
Rhmettus,
Calamostoma.
Sjrngnathus,
Enoplosus.
Holocentram.
Myripristis*
Cyelopoma,
Laies.
SmerdUs.
Apogon.
Pristigenjs.
Labrax.
Dûtes»
Pelâtes.
Serranus.
Dentex.
Pagellus.
Sparnodus^
CaUipteryx.
Pterjrgocephalus.
Gobius.
Pristipoma*
Odonteus»
Rhombusm
Semiophorus.
Ephippus.
Scatophagus.
'^ Recherckef snr les poinons fofnlcty 4** H^raisou.
f'Onclus.
-^mphistiu
PomacanOius.
Orcyntis,
Ptatax.
Cjrbùim.
Taxâtes.
Tkynaus.
Pjgœus.
Ramphogn
Jcant/turus.
Mesogaste
N^aseus.
Sphrr^a.
Amphibie.
Xiphopteru
^ulosloma.
Lahrus.
Fis lu/aria.
Atherma.
Ramphosus,
EngrauUs,
Urospken.
Clupea,
Gasteronemiif.
Holosteus.
^canl/ionenuis.
borner.
Lopkius.
Tracliinolus.
Enchefyopu
CarangopsU.
Op/tisurus.
Diictor.
Sphagebran
lie/lia.
■Anguilla.
Platinx.
Leplocepkai
Cœtogaster.
■ft'- 540. L'importance, sous le rapj que, du terrain salifère de la Galli SI célèbre, que nous ne pouvons n d'en dire quekpies mois, (pioicpie géologistes ne soit pas encore biei position géognostique; car on le coi généralement, il j a peu de temps ei appartenant aux parties inférieure, ammonéens, tandis que mainlens ainsi f}uepl^^ie\m autres géolosisl
TERIUIN TRITONIEN. ^Q^
k rapportent au groupe qui nous occupe ^ et lui donnent même une position assez élevée dans ce ~ groupe, c'est-à-dire parallèle à la molasse de la Suisse.
M. Boue considère les dépots salifères delaGallicie comme subordonnés dans ua système de molasse, qui forme un chaînon de collines, le long des Carpathes, en s'appuyant sur lemacigno ammonéen, ou grès carpathique de M. Boue; roche qui constitue la partie centrale de cette chaîne, et qui semble quelquefois reposer sur la molasse , parce qu'elle se présente sur le sommet de montagnes dont le pied est recouvert par la molasse. Du reste, celle-- ci ressemble tellement au terrain de la chaîne centrale, que la plupart des géologistes n'y ont point aperçu de différence , la roche dominante dans les collines comme dans les montagnes , étant également du macigno ; mais dès que l'on avance vers la plaine de Pologne, c'est la marne qui devient la plus abondante : elle y est plus ou moins ai^leuse, passe au calcaire , au sable, au macigno , et renferme des amas, des blocs, des rognons, des nids et des noyaux de selmarin, de gypse, de karsténite, de soufre, de lignite et d'autres minéraux.
341. Le plus important de ces dépôts salifères est celui de WieliczLa, 011 les amas, les blocs et les rognons de selmarin forment un ensemble de près de sSoo mètres de long sur 1000 de large et plus de 300 de profondeur. Ce dépôt se subdivise en trois assises. La plus élevée , que l'on appelle sel vert, est composée de rognons extrême-
SOO GÉ06NOS1E.
ment mâangës de matières argileuses et sableuses. Cest dans cette assise que Y on trouve des parties de sel qui out la singulière propriété , lorsqu'on les met dans l'eau, de décrépiter en dégageant du carbure d'hydrogène à l'état de gaz. La seconde assise se compose d'amas, de blocs et de rognons d'un sel plus pur, que l'on nomme spiza. Enfin, l'assise inférieure est composée de puissants amas d'un sel plus pur encore, que Ton nomme szibik, et qui est ordinairement très*lamelleux.
Ce dépôt contient aussi du gypse, de la karsténite, du lignite et du soufre, qui se trouvent, de même que le selmarin , renfermés dans une marne d'un gris bleuâtre, passant quelquefois au rougeâtre. Cette marne, qui est toujours impr^née de sel, est plus ou moins argileuse; quelquefois elle devient sableuse et passe à la molasse, principalement dans la partie inférieure, oii l'on trouve des couches de molasse renfermant des nids de marne et des fragments de calcaire, ainsi que des couches de schiste marneux alunifèra Les mineurs regardent ces deux espèces de couches comme annonçant la fin des amas de sel et l'approche du calcaire jurassique, sur lequel parait reposer tout le système.
542. Les fossiles végétaux sont très-abondants dans ce dépôt, smtout dans le sel spiza; les uns sont passés à l'état de lignite; les autres sont simplement bituminisés; mais jusqu'à présent on na pas encore pu déterminer leurs espèces d'une manière positive. Les fossiles animaux y sont plus rares, et ceux qui s'y trouvent sont tellement
TERRAIN TRITONIEN. ÔOl
altérés, qu'il estlm-difTicile de les obtenir entiers et qu'ils tombent bientôt en poussière. Voici la liste qu'en donne M. Boué'^, et sur laquelle il s'appuie pour rapprocher ce dépôt des collines sobapennines : i.° une ou deux espèces de peignes , dont l'un se rapproche du P. dubius de Brocchi; a." une petite modiolej 5." une petite bocardej 4-° deux espèces de nucules, l'une voisine de la N. margaritacea, et l'autre Toisine de U N. delioidea ; 5." une natice; 6." des biTalves qui sont peut-être des tellines; 7.° de petites unirahes voisines des paludines; 8." et enfin des miliolites. M. Lill de Lilienbach y a aussi trouvé ÏOstrea navicularis, une coquille que l'on rap~ procbedu Fusus longœvus, une patte d'écrevisse, des dents de requin et des dents de rhinocéros; nuis œlles-ci viennent du macigno de Starasol, et non de Wieliczka.
343. Le soufre qui se trouve dans les marnes de cette contrée est quelquefois assez abondant pour avoir été exploité à Swoszowî(^>
m.' OKDRE.
Terrains ammonéens.
344- L^ terrains ammonéens se distinguent des terrains tériaires parce que leurs fossiles sont [dos différents des êtres qui vivent actuellementet présentent beaucoup d'énormes reptiles inconnus,
'Journal Je géologie, lome I.", page 34?-