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ainsi qu une îmmptMP quantité dTammonites et de bâemnites, animaux tout-À-Ciît étrangers à rétat acriiiel des choses.
Ces terrains sont très-abondants à la surface du globe et ont qudquefois une épaisseur bien sijqpérieure à celle des terrains ténaires et ma-
345. Nous les subdivisons en cinq groupes, établis d'a|vès leur superposition respectiye, et que nous désignons par les noms de terrains crétacé, jurassique, liasique, triasique et pénéen.
PREMiEa GROUPE. «*» Terrain crétacé.'^
546. Nous entendons par terrain crMacé, des associations de roches qui, dans les contrées basses de l'An^eterre et du nord-ouest de la France, sont composées de craie et d'antres roches, tdles que du Uifièau, de la ^uconie, du sable, du grès, de la marne et de l'argile, qui se lient arec la craie, et qui sont ordinairement friables ou meubles; mais ces circonstances minéralogiques , que Ion a considérées pendant quelque temps comme formant un caractère essentiel de ce
*M. Brongniart, qui a adopte cette dénomination, que j^aTais proposée dans nn mémoire composé en i8i3 et publié en iSaa , loi donne on sens pins restreint, en ce qnHl en sépare, sons le nom de terrain arénmcé, les sables, les grés et les argiles qni se lient arec la craie, et que Ton désigne souTcnt sons les noms de smhUs et grès verts , sables et ^rès Jèrrugineux , argiU vei- Jienne (green sand^ iron sùmd et ti-ralil cUr des Anglais).
TERRAIN CRÉTACÉ. SoS
groupe, ne se Tetrouvent plus dans les montagnes où l'on a observé du calcaire compacte, des schistes , des grès , des macignos tenaces , sans aucun mélange de craie , et qui cependant occupent la même position géognostique que cette roche. Nous ne voyons donc, dans l'état actuel de la science, d'autres caractères généraux à assigner au groupe qui nous occupe, que sa position entre les terrains tériaires et le terrain jurassique, ainsi que la nature des fossiles qu'il recèle, lesquels diffèrent en général beaucoup de ceux des terrains tériaires, et ont plus de rapports avec l'ensemble de ceux des terrains ammonéens. On y voit notamment des ammonites {J[> varions, A. splendens, A. sussexiensis de Mantell ou rO" thamagensis d'Alex. Brongniart), des bélemnites {B, mucronatus) , des plagiostomes {P. spinosum), des gryphées (G. columba) , des catilles , des inocérames, des podopsides qui ne se trouvent pas dans les terrains tériaires. Jusqu'à ^présent on n'y a point observé de mammifères ni d'oisesstux; mais quelques-uns des systèmes inférieurs qui existent en Angleterre, recèlent presque exclusivement des débris d'animaux et de végétaux analogues à ceux qui vivent dans les eaux douces ou sur les terres.
Les alternatives que présentent les diverses roches qui composent ce groupe et les développements inégaux de quelques-unes de ces roches, àonnent naissance à des systèmes plus ou moins différents, que l'on a distingués par des noms particuliers, mais qu'il est souvent difficile de
3o4 GiOGNOSIE.
pouvoir comparer dans des contrées doignees; d'àatant plus que Fabsence, dans un lieu, d'un système existant dans un autre lieu, £iit souvent disparaître le caractère le plus certain pour ces comparaisons, cdui tiré des positions relatives. Cependant, en Angleterre et dans le nord-ouest de la France , on a pu reconnaiire dans le terrain crétacé, tel que nous le limitons, trois étages distincts, et ou a remarqué que l'étage supériem* était plus généralement composé de craie, 1 étage moyen de tufieau , de glauconie et de sables souvent colorés en vert, et l'étage inférieur de marne et de sable ; mab comme l'observation a prouvé qu'une même assise cbange quelquefois de nature selon les lieux, on ne doit pas mettre trop d'importance à cet arrangement, et surtout ne pas le considérer comme exclusif; c'est ainsi, par exemple, qu'après avoir cru, d'après ce qui se passe dans les bassins de Londres et de Paris ^ que le tufieau et le sable vert appartenaient exclusivement à l'étage moyen, on a reconnu que, dans les environs de Maestricht, il y avait aussi de ces roches au-dessus de la craie blanche On ne doit pas non plus voir dans ce que nous avons dit sur la présence exclusive des fossiles lacustres et terrestres dans les systèmes inférieurs de l'Angleterre, un caractère général de tout l'étage inférieur; nous sommes porté, au contraire, à ne voir dans ce fait qu'une circonstance locale, et nous pensons que dans d'autres contrées l'étage inférieur pourra présenter exclusivement des fossiles marins.