OimUea deciissata. la Nucula
Trigonia clavellala et scahra, le .
bUam. les Terebralula semigUA,
alata, peclila et ocloplicala; le Sp
le adaris varmkvis . le Jaea pjrn
Urhoa costatcu
„„.rt 563. Il ra'Sle entre la Dyle et la
"'■'• massif de terrain crétacé, dont li
■'•'" entre la Cette et la Meuse est conni
de Ileshaye, et forme une régior
p.ar sa fertilité.
Le sol de ce massif est peu elei saiitlgg portions sillonnées par
TERRAIN CRÉTÀCé. Siy
calcaires jurassiques de la Bourgogne et de la Lorraine. Cette espèce de vallée longitudinale est souvent coupée par des vallées transversales qui servent de passage aux rivières , et alors la vallée forme des espèces de renflements plus ou moins étendus , dont le sol argileux est mélangé superficiellement d'une grande quantité de petits cailloux roulés de calcaire.
Il y a notamment un de ces renflements placé Pcnbôii. à la traverse de la Marne que Ton connaît sous le nom de Perthois, et qui est remarquable par sa fertilité. Du reste, les relations géognostiques de ce système marneux ne sont pas encore bien déterminées, et quoique nous le placions ici dans le terrain crétacé, ce qui le rapprocherait du Weald clajr, il se pourrait cependant quWe partie appartint au terrain jurassique et représentât le kimmetidge clajr, dont il sera parlé ci-
36 1. Les fossiles sont généralement rares dans fmni«. là craie blanche, surtout dans celle qui est cohérente et pure , comme en Champagne : voici les principaux de ceux cités par M. Brongniart : le crocodile de Meudon, quelques restes de poissons non encore déterminés, le Belemnites mucronaius, les LituoUies riautiloides et diffbrmis, le Trochus Bcisteroti, les Ostrea vesicularis et serraUi, le Calillus Qj,vieriy le Mjriiloides labiatus, les Pecten quinquecostatus , cretosus et arachnoïdes ; le Plugiostoma spinosum, le Mytilus lœvis, les Terebratula Defrancii, pUcatiliSy alata, cameéi, octopUcata et suhimdata; le Magas pu-
3l8 GÉ0GN061E.
milus, la Crania parisiensis, des spirorbei, do serpules, des astéries, les AnanchUes ovata et pustulosa, le Nucleolkes rotula^ les Gakrùes albogalents et vulgaris, les Spaiangus coron» guinwn et bu/b.
Les fossiles sont plus abondants dans les tufféaux, les glauconies, les sables et les marnes de l'étage moyen; on j remarque notamment quelques restes de poissons qui n ont pas encore été déterminés, le Naulilus simple jc; des ammonites semblables à celles que nous avons citées pour le terrain crétacé d'Angleterre; les ScaphUes obliquus , striatus et cos tutus ; YHamites rotun-dus, le Turrilites costatus > le Cassis avellana, le Podopsis truncata, ïlnoceramus concentricus, les Ostrea carinata et peclinata, la Gryphœa columba, qui est le fossile caractéristique de cet étage ; les Pecten quinquecostatus, orbicularis, in* teœtus, asperet dubius; le Plagiostomaspinosum, la CucuUea decussata, la Nucula pectinata, les Trigonia clavelUua et scabra, le Mjriiloides labiatus , les Terébratula semiglobosa , gaUina, alata, pectita et octoplicata; le Spatangus bu/b, le Cidaris ^ariolaris, le Jerea pyrifomus, VHal* lirhoa costata.
Tm.« ttéucé 562. Il existe entre la Dyle et la Roèr un petit 'crJèrT*^ massif de terrain crétacé , dont la partie située •'^'■'' entre la Gette et la Meuse est connue sous le nom de Hesbq^e, et forme une région remarquable par sa fertilité.
Le sol de ce massif est peu élevé et assez iini , sauf les portions sillonnées par les vallées où
TERRAIN CRÉTACÉ. SlQ
couleht lés Irivières, et quelques fortes collines qui s'élèvent dans les environs d'Aix4a-Chapelle.
Ce dépôt crétacé ne pai^f t pas être très-épais , car , dans un grand nombre de lieux, le fond des vallées présente les terrains hémilysiens sur lesquels il repose immédiatement, sans aucune liai^ son et toujours en stratification discordante, les dépôts hémiljsiens étant en couches inclinées, tandis que le terrain crétacé est en couches horizontales. Celui-ci est, de son côté, généralement recouvert par une assise assez puissante de terres et de sables qui, comme ceux de la Picardie, paraissent appartenir aux terrains tériaires et modernes.
363. La majeure partie du massif présente cr*ie bimcw. immédiatement après cette assise meuble, de la craie blanche, ordinairement friable, très- propre à l'amendement des terres, et contenant, surtout dans sa partie supérieure, des rognons de silex, communément noirs, quelquefois gris. M. Dumont* a observé dans cette craie les fossiles suivants : le Belemnites mucronatus y un rostellaire, une patelle; les Terehratula camea, elongata et nucleus; des huîtres (O. globosa, etc.), le Spatangus cor-testudinarium, les Ananchites Gvaius et conoideus , un cidarite, la Gorgonia hacillaris.
* Cet renseigocnients, ainsi que ceux qui me donneront encore Toccasion de citer ce jeune géologiste, sont extraits de la Description géologiifue de la province de Liège , ouyrage couroon^ par VAcadémie de Bruxelles le 7 Artil i83o.
Les autres fossiles que l'on y a o!)3erTcs s d'après M. Dumont, une arche, une crassa et un échinide.
»> Mt. 505. La partie du terrain crétacé qui csl
•"^- dessous de la craie blanche, se montre pri paiement entre la Meuse et ta Roer, et est m assez épaisse aux environs d'Aix-la-Chapell( Dumonl la divise en tioissyslèmes, qu'il rap[ respet'l ivcment au greeiistmd supérieur ou m au gniiU et au greensûitd inférieur ou shan saïul des Anglais.
,w. rmi. Ij; premiei" est composé d'argile gi-isâlre, fermant des grains de chlorlte et passant glauconie dans sa parlie supérieure et à la s tite dans sa parlie inférieure. M. Dnmo a observé la Belemniles quniîratus, un nat !c Pleurotomn fuslformis , le Roslellaria Pu sonii, ua autre roslellaire, une volute, le Tro coiicfiyus? une turrîfelle, une tornatelle, des très, notamment \'0. macroptera, l'O. solilti les PecICTi quinquecostaUts et carinatus? Y/i ramiis lalus, la Gen'illi/i solenoidea, la Cua glabra, la Cliaiua conica, une isocarde, unf carde, la. Crassatella sulcata, la Cj^iherea lïina, la Venus lenfijbrmis, la Panopea pli
;..]■ 3GG. Le système suivant est formé, dans sa p
supérieure, de smectilc, cjue Ton exploite plusieurs endroits, notamment au nord de viers, pour servir de terre à foulon. La p inférieui'e se compose de marne bleuâtre. Le sile le plus i-emarquable de ce système es corps en forme de baguette con tournée .<
TERRAIN CHÉTAGË. S^l
nom de mosasaure, la chëlonëe de Maestricht, le Pagure de Faujas, la baculite de Faujas, etc. Ces fossiles ont aussi cela de remarquable qu'ils établissent un intermédiaire entre ceux du terrain crétacé et ceux du terrain tritonien , et M. Fitton rapporte^ que, sur cinquante espèces observées à Maestricht, il y en a quarante qui ne se trouvent pas dans la 'liste donnée par M. Mantell des fossiles de la craie de Sussex.
Dans quelques lieux , notamment dans les cantons de Landen et de Jodoigne, on voit au-dessus de la craie blancbe, des coucbes de glauconie sableuse passant au sable cblorité , au grès chlorité, à l'argile chloritée, ainsi qu'au silex, et qui sont surmontées par des couches de tuffeau ou de calcaire grossier à grain assez fin , ordinairement argileux; mais^ comme ces coucbes sont séparées d'une roche analogue au tuffeau de Maestricht par une couche de cailloux roulés de silex, M. Dumont croit devoir les rapporter au terrain tritonien , et effectivement il n'y a presque pas de différence entre le tuffeau supérieur et le calcaire grossier tritonien que l'on voit à quelque distance 9 au nord -ouest; cependant, ce petit système ressemblant davantage à l'ensemble du terrain crétacé, et renfermant un fossile non déterminé, dont nous parlerons ci-après comme caractérisant un système inférieur, nous sommes porté à ranger ce calcaire dans le groupe crétacé.
* Proc€€ding$ oftht geohgical sooietjr ofLondon , 1 8 decembet «899.
maintenant an terrain crétacé un massif puis* sant, qui s'étend de la grande plaine dans les montagnes de la Saxe et de la Bohème. Ce massif est formé, d'un grès qui a long-temps figuré dans la géognosie allemande sous le nom industriel de quadersandstein *^ que M. de Humboldt a désigné par le nom de grès de Kœnigstein, et que l'on a souTent placé dans la partie inférieure des terrains jurassiques. Ce grès est généralement blanchâtre et assez pur; quelquefois il devient un peu ai^leux ; ses grains, sont très-fins : eu quelques endroits il est friable, et se réduit en sable; dans d'autres lieux il est très-cohérent, et donne d'excellentes pierres de tailla Cette roche est en couches horizontales souvent très^paisses, et traversées par un grand nombre de fissures qui coupent les joints de stratification à angles droits; elle forme, le long des vallées, des escarpements semblables à des murailles, et qui donnent à la contrée un aspect d'autant plus pittoresque que des fentes verticales font quelquefois prendre à la masse de grès l'apparence de colonnes rangées à côté les unes des autres; c'est notamment ce qui a lieu à Âdersbach en Bohème, où l'on voit des colonnes de près de cent mètres
'^La dénomination de quadersandstein ^ c^est-k-dire grès propre à /aire des carreaux pour les construction» ^ csC na de ces noms dont Pintroduction dans la science a souTent donné lieu à beaucoup de confusion, parce que Ton est toujours tenté d^y rapporter toutes les roches qui jouissent de cette propriété. On éviterait beaucoup de causes d^errenr, si la géologie, la minéralogie t\ les arts avaient des nomenclatures particulières.
TERRAIN CRÉTÀC£^ $2 5
de hauteur s élever, comme par un effet de Fart, au milieu d'une belle prairie. Du reste, quand on examine ces colonnes, on voit qu'elles sont composées de tronçons posés horizontalement, et qui correspondent aux diffa^ntes couches qui forment les massifs voisins.