‹ Éléments de géologie, ou, Seconde partie des éléments d'histoire naturelle inorganiqueChapitre 46 sur 89 · TERRAIN CRÉTACÉ · texte numérisé non relu

TERRAIN CRÉTACÉ

lîtes par des dykes et des culots d'ophiolites et d'euphotides, et Ton remarque dans le Toismagq de ces masses que les autres roches sont mélangées de silicates de magnésie, que le calcaire tend à prendre des textures lamellaire, saccharoïde ou celluleuse, et que les jaspes sont plus fréquents. Les fossiles sont rares dans ce dépôt et peu ca* ractéristiques ; ce qui est cause qu'il a régné beaucoup d'incertitude dans son classement géognostique; car, tandis que les ims, entraînés par la quantité de mica qui s'y trouve, le rapprochaient des terrains primordiaux, les autres, frappés de certaines analogies minéralogiques avec la molasse de la Suisse, Iç rapportaient aux terrains tériaires. Cependant , comme on y trouve assez généralement des empreintes de fucoïdes et que

jennir beaucoup en le rapprochant du zeehstein on calcaire p^ncen j mail plus on a appliqué aux terrains des Alpes les régies de la géoguosie paléontologique , plus on les a rapprochés des formations rëceotesietron est arrivé k rapporter, comme on Ta va ci-dessus, une forte partie de ces montagnes aux terrains tériaires et crétacés ; etFon verra ci-après que de nouvelles observations de M. Élie de Beaumont tendent & rapprocher du terrain liasique, des coaches qui étaient généralement considérées comme formant les premiers termes du terrain de transition ou même comme appartenantes aux termins primitifs. Il est probable que si Ton a encore tant d'incertitude sur les Alpes et que si Pon a considéré pendant long -temps comme primordiales des roches qui paraissent assez avancées dans la série des terrains secondaires, cela provient de ce que les phénomènes géogéniques qui ont ^Çk avec tant de violence sur ces montagnes, ainsi qu^on Texposera dans le liTre suivant, ont donné aux diverses roches une cohérence, une texture et même une nature différentes de celles qn'*clles avaient primitivement.

l'on y a observé des huttrea , des pMgneS, des tellines, des corbutes, desaTÎcale9,des térébratules, des caT3roph}')lîes, la plupart des géologistes le rapportent maintenant au terrain crétacé.

ç™^ 578. Le terrain que l'on a appelé yuroifii/ue, I parce qu'il joue un rôle important dans la cons- ! titution géognostique du Jura , est très-répndu à la surface du globe. Il est principalement composé de calcaire compacte et d'oolite, qui sont ordinairement accompagnés de marnes argileuses. On y voit aussi de la dolomie, du grès , du sable, du macigno, de la limonite et d'autres roches.

37g. On a remarqué que dans les pays de collines, comme la Basse-Normandie, le Poitou, le BeiTy, la Bourgogne, la Lorraine, la Fraaconie, la Saxe, ce terrain était ordinairement en couches à peu près horizontales, tandis que dans les pays de montagnes , comme les Cévenaes , le Jura, les Alpes, les Apennins, il est presque toujours en couches plus ou moins inclinées, ({iu ont une grande tendanceà présenter la disposition que nous avons désignée par le nom de strati-

'Mon terrain jaraiiique ne diffère de Celui qae H. Brongoùrt dédgae pai te mjnte vota , qu'ca ce qae Yy ifunii U p'ii' gfODpe qae ce caTant nomme épioliiique , de *or(e qnll corre»pond anx rjrtiimta ooUtiquti des gjologùlcs anglais, iefniift le mox jurauiijue h celui d'oolitique, parce que ce dernict toirmtne aTec tu» riJçe dVne lennre i]nt, qnoiine iwmmunïi »' loin dVlrc eiclusive dans ce eroupe, ni k ce grnuiie.

TERRAIN JCmASSIQUE. 33^

ficaUon arquée. On voit aussi trè^-sonvent, dans les terrains jurassiques, des escarpements vei^ticaux, el les cavernes y sont très-fréquentes ; elles s y trouyent dans les roches calcareoses, principalement dans la dolomie. Mous avons déjà fait connaître que ces cavernes sont, en général, des canaux irrégulièrement renflée et rétrécis, qui serpentent au milieu des couches en les traversant dans toutes sortes de directions. Un autre phénomènei assez commun dans les ten^ains jurassiques, surtout dans ceux des pays de montagnes, est l'existence de sources si abondantes qu'elles donnent immédiatement naissance à des rivières; telles sont la fontaine de Vauclusc, les sources de la Soi^ie, etc.

38o. Les fossiles de ce terrain sont très-remarquables par leur abondance et surtout par les formes gigantesques de plusieurs espèces de reptiles et de mollusques. On n'y voit presque plus dauimaux à sang chaud ^, et les végétaux y sont fort rares.

38i. Le terrain jurassique formant, comme nous lavons déjà dit , une partie assez importante de récorce du globe, on y a distingué un grand nombre de systèmes différents, que Ton a désignés par diverses dénominations; et comme

* Les scuU exemples de restes d^anîmaui à sang chauJ oon- ^^ 'yt^iu'k préseat dans les terrains ammonéens, sont ceux de 4uelqiics ossements rapportés an genre Didelphe, qui ont été trosTés k Stonesfields, ^ffgruius i w»^— AjPcyWl^f^^^^^^fr ^'"■■iai. dans un calcaire scfaistoTde (slonesfitlds slale) qui fait partie du système connu en Angleterre sons le nom de forest

356 6ÉOG5051E.

rAngleterre est une des contrées où ce terrain a été étudié avec le plus de soin , et que des alternatives de systèmes calcareux et de systèmes argileux y rendent les distinctions assez faciles à saisir, on a pris l'habitude, dans ces derniers temps, de se servir des dénominations anglaises, toutes vicieuses qu'elles sont, comme point de comparaison ^# Nous allons en conséquence feire connaître les principales de ces dénominations , en distribuant les systèmes qu'elles indiquent en trois étages, savoir : Étage supérieur; Portlandstone, qui est un calcaire oolitique ou grenu; Kimmeridge cktjr, ainsi nommé d'une marne argileuse, caractérisée par la présence de VOstrea dekoidea; Etage moyen; coralrag, qui est un calcaire oolitique, quelquefois compacte, d'autres fois terreux, remarquable par la présence d'une immense quantité de coraux et d'autres zoopby tes^ Oxford clajr, qui est une marne argileuse, ca-

"^^ Cette circonstance me faisait désirer de prendre le terrain jurassique de TAngleterre pour exemple de ce groupe; mais ne rayant pas tu par moi-même, et étant prÎTé de ravantage de pouvoir étudier directement les ouvrages des célèbres géologistes de ce pays, j^ai cru devoir m^abstenir d^entreprendre ce travail. Du reste, on pourra se faire une idée du terrain jnrassi^e de TAngleterre, par ce que je vais dire de ceux du nord de la France, qui n^en sont qu^une continuation; car, de même que nous avons vu que le terrain crétacé de FAngleterre pouvait ^tre considéré comme une partie du grand bassin ou plutôt du grand golfe qui paraît terminer Pimmense bassin qui se prolonge du Comonailles au milieu de FAsie Je terrain jurassiqae de PAngleterre est aussi la continuation de la ceinture qai borde le terrain crétacé du nord- ouest de la France.

TERRAIN JURASSIQUE. SSy

ractmséepalr la présence de la Gtjphœa diUuaia; Étage inférieur^ cornbraih'^ petit ^stème de calcaire, ordmaîrementschistolde, qui se lie avec lejbrest marbles autre système calcaire, qui doit son nom à un marbre très*coquillier que Ton en relire) Bradera clqjr, petit système argileux qui isenferme beaucoup d'a/^ibcrîm^ef rotundus; gteai oolUe, ainsi nommé parce qu'il présente les bancs d'oolite les plus puissants } Jidlers earths système argileux d'où l'on extrait de la terre à foulon; enfin inferior oùUtes système d'oolite dont les coucbes les plus basses sont ordinairement fer*^ rugineuses.

Ces systèmes se représentent souvent avec des ressemblances frappantes dans des contrées très^ éloignées les unes des autres; mais comjne un système très-développé dans un lieu, est quelquefois réduit k un simple rudiment ou manque tout-àùut dans un autre lieu ; que d'ailleurs il est reconnu qu'une même assise est quelquefois calca^ reuse dans un lieu, argileuse dans un autre et quarzeuse dans un troisième, et qu'enfin il y a souvent très- peu de différence d\in système à l'autre, on est loin de pouvoir comparer, d'une manière positive, tous les systèmes des diverses contrées, et il existe encore à ce sujet des doutes qui, probablement, ne seront jamais entièrement levés.

38a. Le t^rain jurassique forme, autour du (>siit«f« jmbassin crétacé du nord-ouest de la France, une ^5«ë|nN^

' de la France»

espèce de ceiAture qui manque dans la partie E^iii septentrionale: où, comme nous l'avons déjà dit»

|aiM« géaéraU.

le terrain crétacé e^t limité par la jUbnche, par le bassin tériaire dé Bruxelles et par les terrains primordiaux du Hainaut Cette ceinture ne forme qu'une bande assez étroite dans sa partie occidentale , c'estrà-dire le long des terrains primordiaux de la Bretagne; elle s'élaigit dans le Poitou, oii elle se réunit avec le massif qui forme la bordiire du terrain crétacé du sud-ouest de la France; elle se prolonge ensuite dans le Berry et le Nivernais, le long du grand plateau primordial du centre de la France ; elle prend un nouveau développement dans la Bourgogne et la Lorraine, où, par l'ouverture qui sépare le Morvan des Vosges, elle se met en communication avec la cbatne du Jura , interposée entre les terrains primordiaux du centre de la France et ceux des Alpes. Lorsque la ceinture qui nous occupe arrive prçs des terrains primordiaux de l'Ardenne, elle se rétrécit en se courbant vers Touest et se perd aux environs dHirson, département de l'Aisne.

583. Ce grand massif est principalement composé de calcaire qui , de même que celui d'Angleterre, est divisé en plusieurs systèmes différents par des assises argileuses interposées entre les assises calcareuses. Indépendamment du calcaire et des rocbes argileuses, c'ést-à -dire de la marne et de Targile, il s'j trouve aussi de la dolomie, du sable, du grès, du silex, de la limonite et quelques autres roches moins abondantes.

384- Dans toute cette étendue on voit les divers étages et systèmes jurassiques sortir de dessous le terrain crétacé, et ensuite l'un de dessous

TERRAIN JURASBIQUE. SSq

Taufre, pour atteindre aucoessiTement à une hao* leur plus élerée. Cette succession et cette aération graduelle est surtout bien prononcée entre la Champagne et les Vosges. Du reste, quoique cette succession du bord intérieur ayec le bord extérieur soit un caractère aœz constant , la stratification presque boricontale de ces systèmes ^ leur étendue et les inégalités du sol sont cause que Ton voit quelquefois reparaître un système supérieur qui avait déjà &it place à un système inférieur, et lorsqu'on suit le prolongement jurassique à travers les deux ouvertures qui séparent la Bretagne du plateau primordial du centre et celui-ci des Vosges, on voit successivement reparaître les% systèmes supérieurs.

585. D'un autre c6fé, on sent, d'après ce que nous avons déjà dit, que l'on ne doit pas entendre cette succession dans un sens tellement exclusif que chaque coupe présente tous les systèmes qui composent le massif. On voit , au contraire, mSan* quer souvent de ces systèmes; et, quoique, dans Tordre normal , l'étage supérieur jurassique soit toujours séparé des terrains primordiaux par les étages inférieurs et par les terrains liasique, triasiqueetpénéen , on voit quelquefois ces divers étages reposer immédiatement sur les terrains primordiaux. Cette disparition parait se faire dans plusieurs endroits d'une manière tout-à-fait arbitraire, c'est-à-dire que tel système manque dans un lieu, et reparait dans un autre; mais la partie du massif ammonéen qui longe les terrains primordiaux de l'Ardenne, présente une disparition

34o GÉOGNOSIE.

successive de chaque système dans Tordre de 9a position, à partir du terrain pénéen,de manière que^quandleterrain jurassique finit près dHirson, on voit le terrain crétacé reposer immédiatement sur les terrains primordiaux. Le même phénomène se remarque aussi sur la bordure de la Bretagne) mais la disparition des systèmes ^y £iit dans le sens de Touest à l'est, tandis que le long de l'Ardenne elle se fait dans le sens de Test à l'ouest; car, tandis que sur les côtes du Calvados la série des terrains ammonéens s'étend jusqu'aux étages inférieurs , on voit dans Ja forêt de Perseigne l'oolite de Marnent ou combrash reposer immédiatement sur les terrains primordiaux.

386. Un autre caractère que présente ce massif, du moins la partie orientale , et qui est probablement en rapport avec le relèvement qu'éprouve successivement chaque système, c'est que ces systèmes se terminent ordinairement du côté où ik font place à un système inférieur , par des escarpements qui paraissent être quelquefois la- continuation de failles, qui se propagent dans l'intérieur de la terre. Cette r^e est naturi^lement sujette à des exceptions pour ce qui concerne les systèmes composés uniquement de roches meubles ou faciles à délayer qui, au lieu de présenter leur escarpement , déterminent au contraire l'existence de vallées qui se dirigent à peu près comme la ceinture.

387. Ce massif jurassique constitue, en général, un pays de culture céréale : la présence des matières argileuses dans la terre végétale y rend

celles! ordinairement fort collante et exige l'em* ploi d^uie grande quantité de hêtes de ti^it pour les travaux agri€x>le8. Les vallées argileuses sont souvent couvertes de prairies; mais lorsque les lieux où les roches argileuses sont à découvert ne sont pas susceptible^ d'arrosement, ou que ces roches sont moins &vorahles à la production de l'herbe , elles déterminent , ainsi que les dépôts sableux, l'existence de forets plus ou moins étendues. Le sol calcaire de cette ceinture est très-favorable à la production delà vigne, qui s'y trouve abondamment sauf aux deux extrémités septentrionales , et c'est lui qui fournit les célèbres vins de Bourgogne

388. Nous joindrons à cette esquisse générale <^"^ le détail de quelques coupes prises sur des points "«»'{«• différents de la ceinture, et nous commencerons parcelle de la Basse-Normandie, qui a été étudiée

avec le plus de soin. *

389. Les dernières assises du terrain crétacé MarMMuaMM reposeoit immédiatement, dans les environs de Honileur , sur un système argileux, que l'on rapporte au Kimmeridge clajr**, et qui est principa-

* Oesi dans le mémoire sur la formation oolitiqoe dn nordouest de ]a France que M. Desnoyers a publié dans les Ann, d€ê se. nat., tome IV» page fi 53 y et dans la topographie géogooetiqne dn département dn Cclyados par M. de Gaumont» iasérée dans le tome IV des Mémoires de la société linnéenne Se Iformandie, qne j'ai pnisé presque tons les détails que Ton ▼a Mre sur le terrain jurassique de la Basse-Normandie.

*^I1 paraît qnMl manque dans cette contrée quelques termes de la série des terrains, no'tamment le ajstéme crétacé d'eaa donce (weald elajr^ hastings $anâ^ purbecks limestone) et le pre-

343 GÉOGIHWIE.

lement compote d'une marne argileuse bleu&tre, passant quelquefois au blanc sale et renfenoaDt des bancs très-minces d'un calcaire ai^;ikux trèscobéreat, que les ouvrios nomment jaUets. On y trouve aussi de petits bancs et des noyaux de ïumacbelle et de brèche à firagmenla compactei. Cette marne devient sableuse dans sa partie in- Imeure, et renferme ,des bancs de grès oalcarifères, ou plutôt de macigno. On a trouvé dam ce système les fossiles suivants : Gtwialis hnff.rostris, G. brevirostrts, un ichtyosaure, Plesiosaurus recentior, des toupies, Pterocerus oceani.

mUr •jnUni* de ealotlr* jntMdque on PonlanJnoiu. On itùi «ependant npporU ■ celui-ci nn calcaire qol h UoDTe k Hnae^efiDe prte i* Honflear, nab il paraît qne ce oalcalt* cri Infirfenr )t la marna ugilanM et appartient «a e^etdoiacalcimt dont nom alloni parler. Dn reile, il fant éritar de donnar aa ■ena trop prononce à l'expreadon Maaifutr à ta lirU, lonqD'oa rapplique k (le*loiple**7tléDiea;carnD*jstine n'étant MDTcat qne le défel^»pen«ut estraordinair» d'an* couche ^ n'ciiiu ^'cn rudiment dant an antre llaii, on sent qne ce ajM^ni pentne pacte remarquer dana ce dernier lien, aan» qa^il muqn« anenn terme de la ijrie. Aumî Tabecnce, toit appareau, eott réelle, de qnelqnei a/tlimea n'emp^clie-t-elle p^ qnll J ait liaiaoD entre lea ijiljmea realanta. D'nn antre <A*â on M doit pa* perdre de tuc qnc la mjme cooehe on la aaim% aHOdation deconcbei change de natnte aelon le* lîenx. Ceetaiaù, par exemple, que Ici némc* concbei où domine la marne trgileuM, dana le* eoTiron* de Honfleoi, lontgJn^ralemetitGoupoi^M de sable anx eovltont de Lidenx et rcderiennent nçlensM k Mamers. il est )i remarquer aiuti que cette dreontlanc* n'eet pas concenltde dan* quelque* coudies, mai* que celte tendance k prfccnter de* roches d'une certaine nalnte dan* ud mênit iitu, tt propage souveot dans plnsieur* otages et u^ue Ans plii«e^^ groupes.

P. potui, P' pclagh des lucines, une grande mélëagriae, Osirea deltoidea, une grande espèoe d'huître, GerviUia sUiqua, 6. pemoides, Pholadomia proiei, Donacites Alduini, Grjrphœa virgala, Trigonia nodulosa^ des yégélaux passés à réiat de lignite.

390. Dans quelques endroits, notamment àsau«dcGbii Glos, près de Lisieux, les matières quarseuses

qui, à Honfleur, ne sont qu'un accessoire peu important des matières ai^euses, se développent aux dépens de celles-ci, de &çon que la masse principale se compose de sable et de grès. ^ Les fossiles de Honfleur se retrouvent dans le sable de Glos avec des cucullées et plusieurs petites bivalves non déterminées.

391. La marne aigileuse de Honfleur et le £^'** sable de Glos sont suivis par une assise calcareuse dont la partie supérieure est nommée par les géo- Ic^tes normands, calcaire de Blangy ou daffennequeinlle^y et dont la partie inférieure, que l'on

* M. d< Labéche avait rapportiS le sable de Glos à Viron sand oa sable crétaeë inférieur; mais M. de Canmoiity qui parafe atoir été mieux à même de Tobserver, croii que sa Téritable place est pIntÀt la partie inférieure du Kimmerid^e dqjr»

** M. de Labéche arait rapporté le calcaire dUennequeville an Portlandstone f mais M. de Canmont, qui a reconnu quHI est inférieur 2i la marne argileuse de Honfleur, pense que ce rapprochement ne peut être admis, puisque le caractère principal du Porliandstone est d^étre supérieur au Kimmeridge clajr.

D'un autre c6té, M. Hérault, dans son Tableau des terrains élu déparlement du Calvados , imprimé en i833, a difisé Fasfrîse calcareuse qui nous occupe de manière que chacune des deoz divisions comprend des polites^ mais j^ai ctu préférable

544 GtoGfTDSie.

désigne par les noms d'oolite de Lisîeux <m de Mortagae, correspond an corolrag.

Le calcaire de Blangy est, en qnelqw ma* nière, tm intermédiaire entre le ^stème précédent et l'oolite de Lisieux. Sa partie mpérieure m lie arec les marnes de Honfleur et les sablet de Glos, le calcaire y étant presque toujoun mélangé d'aide et de sable. Dans les assises inférieures on trouve du calcaire compacte, jaunâtre et blanchâtre, assez pur ponr faire de la chaox. D'autres fois ce calcaire passe au silex, et on y voit des bancs de silex corné passant au grès, et de silex noirs, semblables à ceux qui ae trouvmt dans la craie blanche.

3ga. L'oolite est plus puissante que le calcaire de Blaogy et forme une bande passant par Trouville, Lisieux, le Merlerault, Mortagne, la Ferté- Bernard , etc. Elle est fort en usage comme piètre de taille ; sa couleur est babituellement jaunâtre, passant au blanchâtre, quelquefois au rongeétre; elle est principalement composée d'oolite, dont les grains sont ordinairement plus gros, pins in^ux, plus irr^i;ulier8 que ceux des autres sjitèmes oolitiques, dont nous parlerons ci-après. Ces grains ne sont quelquefois que des fragmenti de coquilles imparfaitement arrondis. Le ciment calcaire qui les unit a souvent une apparence U* mellaire, et la masse ressemble quelquefois à de*

de coDtinuCT k (iiiTn U maicht qnt j'aviii ■doptJe Ion de U pTemiire édition da présent ouvrage iUqDcUe me permet iTcspfojer la d^oninaiioa â'oolitt de Làicux, dereaue duiiqi>< P>r le beau mémoire de H. Dettio/ert.

concrétions tnfiaoées. Cette oolite passe d'antinés fois à un calcaire compacte, renfermant desnoyanx de silex corné; mais elle passe plus souvent à un calcaire carié, travené de tubulures sinueuses, produites par la destraction de polypiers; tels que des madrépores, des astrées, des caiyophyLlies. Ces polypiers forment souvent eux-mêmes d'assez grandes masses isolées ou réunies par un ciment calcaire.

Ces polypiers, ainsi qu'une petite dicérate et une nérinée, qui sont extrêmement abondantes, sont considérés comme les fossiles les plus caractéristiques de ce système, dans lesquels on trouve aussi plusieurs ammonites, un nautile, des toupies, des ampullaires, des mélanies {M. headdingtoriensis)j des bultres (O. gregaria, (X mi- * nima et une espèce plus grande), des peignes {P.Jibrosus? P. lens, P. similis), des limes, des venus, des lucines, des chames, des trigonies, des gervillies,*des moules, une pinnigène, des cidarites, des clipéastres, etc.; mais en général les fossile^ de ce système sont fort altérés et peu reconnaissables.

SgS. L'oolite de Lisieox est suivie par les marnes u»rMn^\itmm argileuses de Dindes, que l'on rapporte à XOxford clajr- Ce système, qui est plus développé que celui des marnes de Honflem^ , est aussi principalement composé de marnes argileuses bleuâtres ou gri-« sâtres, passant quelquefois au jaunâtre, renfer^ mant des bancs minces de calcaire marneux brun-^ jaunâtre, de lumachelles , de marnes sableuses , de grès calcariferes> ainsi que des noyaux de brèches

s 46 GtoOKOSlE.

mameofles, d'oolitea et des cristaux de gypie lenticulaire.

Ce système renficrmebeaucoup defÏMsiles, parmi lesquels on r^rde comme caractëmtitpie la Grjrpfuea dilatata. ha trigonies, notamment la T. clai^Uata et la T. costata qui forment dei lits entiers, attirent aussi l'attention par leur abondance. Nous citerons encore des téleosaures, des ich^osaures, un poisson (i%i/>ei'ùiRt/K)^tfunt.'), la Serpuia quadrangularit , les Ammonius ormalus, sidflevis, communis, omphaloides , excavatus, acutus, Dancam, annulatus et plicompha- 6£f,'desbélemnite8,leiVaufi/ur sinuatus, le Trochiu Gibsu;àeaTCM&\\axrei,\sLperTia aviculoiàes; les GervUUa pernoîdes et sUiqua ; 1^ Ostrea gregaria, pUcatiUs, palmetta, mûumat carinata et Marsckiif la Pimui tetragonot la Modiola subcarinata, la ZJma proboscidea, les Pècten lens A vimneus;\es Pkolaâamia ovalis et ambigua; ï Isacardia ooncentrica, la Nucula pectînata; les TVrébratuJa bipUcata et omithocephala ; un cidarite, \eNmleolUessciU{aa,\ei Galerites depnssa et patella, VAnanchUes btcordata; ainsi que du bob passé à i'état chari>onneux on conTerli en calcaire fétide.

■u- 394- Les marnes ai^euses de Dives sont sni- Ties par une puissante assisede calcaire qui parait correspcHidre aux trois systèmes nommés par les Anglais cornbrash, forest marble et great ooUie, mais qui, n'étant point séparées, comme en Angtelerre t P^^ ^^ système argileux du Bradford "^'^f tkC peuTent être rapportées d'une manière

*3fi. DesDojrcri ajoute k ces troU systèmes le calcaire tVyiUn^ con et le calcaire de F'alogneSf mais je considère avec M. cle Caamont ces d^p^ts comme appartenant au terrain llasiqac, plutôt qa^ao terrain jurassique.

TERRAIN JURAfiBlQUE. S^J

poatiye à Tiin plutôt qu'à rauti:^ des systèmèi anglais. Il parait cependant que Ton peut , jusqu'à un certain point, distinguer aussi dans ces assises trois systèmes, qui ont reçu entre autres dénominations , celles d'ooliie de MamerSs de calcaire de RaiwiUe et de calcaire de CaenJ*

3g5. Voolile de Mamers, que M. Desnoyers ^^;^ nomme aussi ooUie à Jbugères, est un système composé de couches alternatives d'oolite blanche, parfois assez fine pour ne pas laisser apercevoir les grains $ de calcaire compacte, rarement schistoide, à cassure droite ou conchoïde; de sables calcarifères et de grès de même nature.

Les couches les plus superficielles se divisent ordinairement en fisuillets ou plaques minces, et ont une texture presque lamellaire. La masse principale est composée de bancs pleins et continus d'une oolite blanche à grains assez uni* formes , avec des lamelles xristallines , où se trouvent disséminés des noyaux lenticulaires ou tubuleux doolites à grains plus fins ou de [calcaire compacte. Les grès occupent ordinairement la partie inférieure.

Un caractère de cette oolite, qui est digne de remarque, parce qu'il est rare dans les calcaires, c'est de renfermer des débris de végétaux terres-

54o GËOGIIOUE.

très, parmi lesqueb on a détenniaé les J teris Reglei et DesruyjrersU, les Zamites Bechii, Bucklandi, lagotis et'kastata, le Poacitesjuccœ/olùS; la Mammillaria Desncrjrersu.

On y trouve aussi beaucoup de débris d'animaux, ordinairement très-difficiles à caractériser, à cause de leur état de destruction ; cepeadaat M. Desnoyers y a reconnu deux espèces de peigna, des fragments de pinne, de pinnigènee, d'buitres, une petite aTicule, deux espèce» de térébratules qui se rapprochent de la T. spaûiica et de la T biplicata, de petites coquilles Toisiaes des Téaits, une tige ronde d'encrîuite, de petites pointes d'oursins, ainsi que des milléporeset des faTosItes convertil en calcaire saccbaroïdé.

Ces débris d'animaux se retrouvent dant lo couches inférieures de sables et de grès oii il n'j a pas de vitaux , mais où il y a de plui, de nombreux articles de pentacrinites, de bélemiiita et d'autres coquilles des genres isocarde, trigonie, crassatelle? cucullée? lucîne?

396. Le calcaire de RanviUe, aussi nonuné calcaire à pofypiers de Caen, est principalemeot composé de calcaire jaunâtre à lamelles cristallines , passant de la texture graïue à càXe ooliuqne. On y voit aussi de véritables oolites et des marnes ai^ïleuses, quelquefois il n'est composé que de débris de coquilles liés par un ciment lamellaire. La partie superficielle est ordinairement scfaistoïde ; plus bas on voit des couclu's très-épaisses; sa cohérence est fort variable; mais a est souvent assez tenace pour donner des ma-

tériaux de construction estimés. Les couches inférieures qui sont les moins oolitiques , renferment quelquefois des bancs minces de silex noirs ou jaunes. Mais ce qui rend ce calcaire remarquable^ c'est la grande quantité de polypiers qu'il renferme. Voici l'indication de plusieurs espèces déterminées par Lamouroux : Terebellaria ramosissima, T. antilope j Bererucea diliu^iana, jilecto dichotoma, Idmonea triquetra^ Theonoa chlatrata, Chrjrsdora damœcomis, ù spinosa, Eunomia radiata, Spiropora ietragona^ S. cespitosa, S. elegans, S. intricata, Fungia orbidites, MiUepùra dumelosa, M. corpnbosa. M, comfera, M. pyriformis, M. macrocaule, CariopkjrUia truncata^ C Brehissonii^ Limnorea mamillaris, En^ îelophora cellarîoides ^ Turhinolopsis ochracea, des eschares, des alcyons, etc. On y trouTe encore beaucoup d'autres fossiles, notamment des crustacés, VAmmomtes annulatusj le Nautilus truncatus, des bélemnites, le Trochus elongatus^ des térébratules {T. tetrandra^ T. hiplicata^ T. Digona , T. coarctata, T. reticulata , T. glohâta , T. plicatella, T. serrata, T. truncatd) , la Mactra gibhosa, la Pinna pirmigena , des huîtres ( O. Marschii^ O. Palmetta)j des peignes (P. comeus, P. vimineus, P. vagans)^ le Plagiosioma pimctata , la Lima prohoscidea , des genrillies (O. pemoides, G. siliqua, G. monotis, G. costellata)^ des ayicules {À echinata. Ai costata)^ la Modiola elegans, des cidarites, des clypées (C simuUus, C clinicularis) , une astérie, VEncrinites pjjrifomus, des pentacrinites, des apiocrinites.

3g7> Le calcaire de Caen, ainsi nomme parce qu'il a fourni les belles pierres de taille qui ont sa^i à bâtir la TÎlle de ce nom, repose communément sur le système précédent Ce calcaire est ordinairement blanc oujaunâtre;sa texture est généralement grenue, rarement oolïtique, quelqnefoii lamellaire; sa cohérence est variable; il est souvent tachant comme de la craie ; il contient des rognons, quelquefois des bancs de nies conus jaunâtres et noirâtres, qui passent au grès calcsrifère. Les fossiles y sont beaucoup plus rares et beaucoup moins reconnaissables que dans le tnlème supérieur, étant généralement brisés en petits fragments ; on y a obsenrç des débris de léléoeaure ou crocodile de Caen , et de m^alosanre, des dents de spares et de squales, des dé&niei de baliste, des armures de raies, des nageoires de poissons àcant^optéry^ens; ainsi que des coquilles et des polypiers qtii ne paraissent pas se distinguer d'une manière fort tranchée de cdks du système supérieur, rt. 398. On trouve sur les côtes occidentales da Calvados, notammentà Fort-en-Bessin, unemanie at^leuse bleuâtre, passant quelquefois au jaunâtre, qui alterne avec un calcaire marneux de mêmes couleurs. Ce système parait se rapporter au fitllers eçrûi d'Ân^eterre. Cependant M. de Caumont le considère comme parallèle plutôt qu'inférieur au calcaire de Caen. Les fossiles aDrmaux y sont rares, mal conservés, et ne se distinguent pas sensiblement de' ceux des systèmes voisins; on y trouve beaucoup de bois pénétres de calcaire et de pyrites.

ncme de

TERRAIN JURASSIQUE. S5l

599. Les marnes de Port-eo-Bessin reposent snr ^^<>;^ unmassifcalcareux qui correspond à Fin/Woroo- Uie des Anglais , et qui se divise en deux systèmes. Le supérieur ou oolite de Meskgr ou de Groisille est formé d'un calcaire blanc 5 friable , à texture grenue, passant à l'oolîte, et qui ressembla au calcaire de Caen, de manière à ce que l'on ne peut presque pas l'en distinguer dans les lieux où manque la marne de Port«n-Bessin. Les fossiles y sont rares.

400. Le système inférieur ou oolite de Bqreua: oaiit* est aussi appelé oolUe femigin^use et oolite sa* ^ bleuse, parce qu'il contient ordinairement beaucoup de limonite et de sable, surtout dans les assises tout-À-£Eiit inférieures où il y a des coucbes de sables et de grès calcarifères, ainsi que des cxAites dont les grains, de nature ferrugineuse, deviennent quelquefois des noyaux de la grosseur du poing ;»dans ce cas elles contiennent presque toujours, à leur centre, dit M. de Caumont, une petite coquille ou un firagment de calcaire analogue à celui des assises inférieures , lequel est entouré de feuillets concentriques d'argile ferrugineuse; mais ce système, qui se lie avec le terrain liasique, est surtout remarquable par Fimmaase quantité de fossiles qu'il renferme. On y distingue, entre autres", les Ammonites discits, acutus» quadrMus, Brackemigii, Gejvillii, Bron-gniartii, Blagdeni^ amiulatus, triplicatus, biplex, roiunduss lasi^iusculus, contractas et complicatus; le NautUus ohesus, des Belemniies,\eRostellaria Parkinsoni, les Melania headdingtonensis et li--

neata, les TuHh> omatus et rotundatus, le» Tmchus punctatus, elongatiu, abreviatus.fascÀalas, gramdabis, stdcatus , omatus, bicarinatus, concavus, imbricaUiS et reticulatus; la Pinna piiudgena,les Terehratulaconcinna,hipUcata,ovoiâet, laA, dimiâiatat buUata,sphœroidaUs et emarginata; la CucuUea decussata, la CardUa hmuiata; les Aslarte excavata, pianota t rugatus e( imbricata; la Pholadomia Murchisoni, ÏOstrea Marschii, les Pecten comeus et viminêus, la Plagiostoma punctata et duplicata.lea Ijma gib' basa et proboscidea, la Gervilliapemoides, XMcula inœ{jmvalvis , la Trigonia costata, la^^ concha crassa; aiiui que des Tertèbres d'icbt^fttaures, plusieurs espèces d'oursias et de penucrinites, du bois passé à l'état de lignite on ( l'état calcaire; ce dernier exbale une odeur ana- Ic^V^à celle des trufiès, d'oùon l'a appelé ïfirbijîl& g^dtu 40 1. M. Puillon Boblaje ayaijt décrit une' * coupe prise à l'autre extrémité de la grande ceinture jurassique, . celle de FlorenTÛle dans le Luxemboui^, à Beaumoat-en-At^tine, département des Ardennes, nous proidrons cette coupe pour second exemple , en la prolongeant jusqu'au terrain crétacé de la Champagne. Du reste, il at à remarquer que cette coupe correspond à nue porUon de la ceinture jurassique où elle n'a piut le développement qu'elle avait un peu plus au nid. 403. Les marnes ju^ileuses que nous avons vuei former la bordure orientale de la Champagne.

* Anit. dci tdoicM nat., toma XYII. pa|c 35.

tÊRRÀlN JURASSIQUE. SS5

sont suivies par un massif calcareux qui recouvre, entre autres, les plateaux du Barrois, et qui pa^ rait pouvoir être rapporte au Portlandslone. Ce ' massif est composé de deux systèmes. Le supe* rieur, qui se trouve notamment à Brillon, à Sa^ Tonières et à Chevillon , est principalement formé d'oolite à grains fins passant à la texture gros* sière, de couleur jaunâtre » et dont on fait de belles pierres de taille. Cette oolite alterx^ie avec qudques petits lits minces de marne, de calcaire argileux /et de limonite*

403. Le système inférieur est presque entière- cicairt ment compose de calcaire compacte blanc , qui Bairoii. est souvent trop fendillé pour être employé en architecture, et qui d'autres fois est reclierché

pour fiiire des marches d'escalier et des carreaux qui imitent le marbre blanc. Les fossiles sont très-rares dans ces deux systèmes, et le peu qui s'y trouve ne parait pas avoir été encore déterminé avec soin.

404. On trouve sous ces systèmes, du moins Mme dans quelques endroits, notamment à Fresne- ^f^^ au-Mont, près de Verdun, de la marne argileuse

et du calcaire marneux , renfermant d<3s grypbées virgules et que M. Élie de Beaumont rapporte au kimmeridge claf.

U paraît qu'en s'avançant vers k nord, ce sy^ tème argileux se développe en même temps que les calcaires du Barrois se resserrent et même disparaissent tout- à -fait; de manière que dans les environs de Retbel , les marnes qui nous oc* cupent sont immédiatement en contact avec celles du terrain crétacé. 3 3

UIOMiKVSlB.

• t^ 4o5- ^ syslième argileux est suivi pu* un système calcareux que l'oa rapporte au œralrag. U est principalement composé d'un calcaire blanc, quelquefois tenace » d'autres fois friable, pre- ' nant assez souvent la texture oolitique à grains irréguliers, parfois très-gros. Ce calcaire présente ordinairement des cavités qui ont souvent la forme de tubulures altmgées , lesquelles paraissent représenter les moules extérieurs d'aotmaux marins, notamment de grands polypiers. Ce calcaire renferme en général une immense quantité de corps oi^oisés remarquables par leur grandeur. Voici la liste de ceux que M. Boblaye a recueillis dans celui des environs de Belval , près de Beaumont-en-Argonne: des serpiilcs, une turrilite voisine du T. babeli, la Mclam striata de Sowerby , une autre mélanie voisine de la M. laclea, un vis voisin du Ter^ra sulcata, le Plagiostoma rigitJa, un peigne, l'Osti-ea gregaria, la Lima rudis, une térébratule voisine de la T. digona, le Ciâaris globalus, des {wintes d'oursin très-multipliées,et de nombreuses encrines.

^jt 4o^-^-^^'i>7^Q observéimmédiatementsous le calcaire dont nous venons de parler, unecouche d'argile bleue ou noirâtre, grasse et onctneuse, dans laquelle on ne trouve pas d'autres fossiles que des pointes d'oursin et des encrines analogues à celles du calcaire supérieur.

407. On voit sortir de dessous cette argile une oolite ferrugineuse, renfermant beaucoup de débris de coquilles indéterminables, et passant ^yueiguei'oïs au sable ferrugineux.

408. On trouve ensuite un puissant massif ar- mot» gileux qui correspond a XOxford clajr, et qui supporte de grandes forets. M. Boblaye divise ce massif en deux systèmes : l'un , qu'il considère comme supérieur, paiice qu'on le voit sous Foolite ferrugineuse deBelval^et qui est notamment trè»*

épais à Stonne, est composé de marne argileuse alternant avec un calcaire argileux bleuâtre, qui, dans la partie supérieure, passe à un calcaire ferrugineux sublamellaire d'un bleu sale. Ce système est caractérisé par la présence de la Gijphœa dilatcUa. M. Boblaye y a en outre recueilli des ammonites , des bélemnites , des huîtres (O. pectinata, O. pennaria, O. flahelloides , 0. deltoidea) , une anomie , la Pinna lanceolata, des pholadomieSy'dont une voisine de la P. protêt; la Modiola tulipea , une moule , une térébratule voisine de la T. suhrotunda, la T. media et des peignes.

409. Le second système qui se voit, entre au- M>niebi«itd« très , à la tuilerie de S tenay , est formé d'une marne ai^'leuse d'un bleu foncé, grasse, renfermant du

lignite, des pyrites, de petits cristaux de gypse, ainsi que des bancs de calcaire schistoïde, quel- «piefois ferrugineux, et contenant, de temps en temps, des noyaux de calcaire compacte. Les fossiles de ce système sont très-différents de ceux delà marne deStonne. M. Boblaye, qui regarde les Trigonia costata et clm^ellata comme les plus caractéristiques , y a aussi observé une serpule, ^Ammomtes coronatus ? VOstrea nana ? une autre Huître, un petit peigne et des nucléolites.

5r,g (;KonNosiE.

.. 4,0. La inarnelileue recouvre immédiaU-ment un massif calcareux, qui esl divisé en deux systèmes par un lit d'argile bleue ou brune. Le système supérieur, que l'on rapporte au conArash, est caractérisé par beaucoup d'Aicula echrnM. et composé d'un calcaire dont la partie suprieure se divise en feuillets minces , a teiture sublamcUaire, (pielquefois oolitique, .le couleur jaunâtre et traversé par des Bssures rougeâlres ou violettes; la partie inférieure est formée dune colite ferrugineuse dune texture plus grossière «moins feuilletée. Le système inférieur, quelon rapporte aajoresl marbk, se compose de peliB baïK^s de calcaire s.-ibleux, doolites abondautcs en polypiers, qui lui donnent ipielquefois une texture' saccliaroïde , et d'oolltes ferruginei» On voit de ces dernières dans la partie la plus basse du système, qui sont tenaces, cl qu. s»"' presque entièrement composées de débris de pnencs, de pinnes, de perncs et d'autres coquilles M Boblaye a reconnu, dans cet étage, des dents de poissons, \Ancula echimua. le Pl.,g,oslo««' corcliformis. plusieurs peignes, et notammenl ]« P. ûbrosusellensM Gr^phaa Utuala.une grauM huître, une perne, la Terebratula subrownJ-, ainsi epic plusieurs antres "^«'"■^'"'^ ''f^,' ! une espèce striée; un spatangue, le iV«cto/.l« columbaria, des millépores.

„... 41 1. Ces calcaires sont suivis par des mamn """'■ calcaires blancbes, que M. Boblaye rapporte >» Brad/ord d„x des Anglais, et qui sont caraclcns^ par une grande quantité de penlacriniles.

ainsi qoe par la Grjrphœa lUuola, les Terébra-^ lula digona et coarciata. M. Boblàye y a aussi reconnu des crabes, des serpules, ï Ammonites vulgaris^ des nérinées, des turrilites, des ampullaires ou des sabots, des peignes, des spondyles ou podopsides , des pinnes, YAvicula echinata, XOstrea costala y YO. acuminata, YAstarte planata, des isocardes, des hémicardes? plusieurs térëbratules, le Cjrdarites omatus et beaucoup de madrépores.

4i:a' On arrive alors à un système calcareux ooiii* fort puissant, que M. Boblaye rapporte à la great oolile d'Angleterre, et qui est principalement composé d'une oolite jaunâtre, quelquefois blanchâtre, à petits grains, qui donne de bonnes pierres de taUle exploitées dans un grand nombre delieux , notamment aux environs de Montmédy. Cette oolite passe dans ses parties inférieures à une lumacbelle grossière Les fossiles les plus ca < ractéristiques de ce système sont YOÈtrea acuminaia, la Terébraiula media^ des madrépoi^, des pentacrinites , etc.

4i3. On trouve après ce calcaire un dépôt de Ma»* marne argileuse bleu fonce, grasse et onctueuse, renfermant des rognons géodiques de calcaire compacte gris de fîunée, et des cristaux de ^pse. Cette marne est souv^it très -carbonifère^ aussi

' lexploite-t-on quelquefois, notamment à Ambli^ mont, pour la brûler et en &ire des cendres, que

f Ton emploie à l'amendement des terres. On s'en sert aussi pour iative des briques. M. Boblaye, qui rapporte cette marne au fullers earth, y a

353 GÉOGROSIE.

recueilli des ammoailes, des nautiles, det bâemnites (^B. compressus, B. dilatatus), la l'erà>ratula média et une autre térébratule, voisine de la T. vulgaris ; des moules de lutraire et de donacites.

4i 4- La marne dont nous Tenons de parler est ■ suiTie par un système principalemeat iximposé de calcaire ferrugineux, tenace, sckïstoide, doat les feuilleu ont une texture compacte, et dont la couleur, ordinairement bleuâtre, quelquefois Terdâtre, dans l'intérieur, devient dW bnin rougeâtre par son exposition a l'air. Ce calcaire prend aussi la texture oolitique, devient friable, et contient tant de fer que, dans quelques endroits , notanunent aux environs de Mai^t, od l'exploite comme minerai de fer; mais il donne dulerde qualité inférieure à celui que l'on trouve dans les environs «n ûlons ou en amas supo'li' ciels , et dont nous avons parlé à l'article du terrain diluvien (381). M. Boiblaye considère ce sjstéme comme étant caractérisé par la présence de la PUcatuIa spinosa, et dit que. l'on y troiiïe aussi plusieurs espèces d'ammouites (notammeot \j4nttnonitcs Delomckampî), des bélemnites, des grypUées (G. arcuala. G- cpnbium), le PtagioS' toma pcctinoides, des peignes, des huîtres, àvs lilhodomes, des modioles, des pinnes, des encrines, des caryophyllies et des turbinolies; fossiles qui selrouveatégaiementdansunaulresy^ iéme calcareux, qui n'est sépai-é de celui-ci que P^r Un lit d'argile bleuâtre ou noirâtre, et dont "0115 jf.-jj.Jci'ons à l'article du terrain liasique.

TERRAIN JURASSIQUE. SSg

' 4^^* ^- ^^ Bonnard ayant donné ^ une des- Tcrr».j.r«H. cription détaillée de l'Auxois, ç'esirà-dire de la partie de la Bourgogne qui s'appuie sur les terrains primordiaux du Morvan, nous croyons de* voir en présenter ici les résultats pour ce qui concerne le groupe jurassique. M. de Bonnard désigne sous le nom de terrain de calcaire blanc un massif puissant, qu'il divise en quatre systèmes principaux, auxquels il donne respectivemen|; les noms de calcaire conchoïde, de calcaire ooli-tique, de calcaire blanc-jaundtre mameux et de calcaire à entroques*

4iG. Le premier de ces calcaires est d'un gris cje«r« blanchâtre ou jaunâtre , compacte , à cassure unie et conclioide, souvent traversé par des veines de calcaire magnésien et de calcaire ferrifère spathîqoe ou terreux; les fossiles y sont rares» ie plus commun est une espèce de lime.

4] 7. Le calcaire ooUUque, qui est le plus abon- c^\tu ô«ii« (lantde tous, est ordinairement blanchâtre pas- '^"*' sant au jaunâtre et quelquefois aurougeâtre; c'est une oolite à grains fins et assez réguliers. Ses assises superficielles ont une grande tendance à se déliter en feuillets assez minces pour qu'on les emploie à couvrir les toits. Ce calcaire est souvent traversé par des cavités, et c'est dans ces couches que se trouvent les célèbres grottes d'Arcy.

4i8. Le calcaire blanc- jaunâtre marneux a cir»,* Une cassure un peu inégale et terreuse; ses assises «•ra«>v superficidles se délitent aussi en plaques propres

* Ann, dcê minet ^ tome X| année 1825.

à couvrir les toits ; il est surtout alioôdant an nord-est d'Âvallon. On y TOtt quelquefois des bancs minces d'une lumachdle brune presque entièronent composée de débris de coquilles, et quelques lits d'ai^ile d'un bleu noirâtre. Ce calf»ire renièrme beaucoup de £}6siles, notamment des ammonites , la Perna aviculoides, des pimies, la Pholadomia protêt, des arches , des peignes, des huîtres, etc.

.i" 4^9- Le calcaire à erOroques Tarie du blanc au gris et au jaune rougeâtre. Sa texture est nn peu lamellaire, passant au grenu et quelquefois au saccbaroïde et même à l'oolitique ; il se délite aussi en feuillets dans ses parties superficielles. II renferme fii'équeminent des rognons de minerai de fer brun-rougcâtre, et dans les fentes on voit souvent des stalactites d'albâtre. Ce calcaire tA quelquefois presque entièrement composé d'entroques. On y trouve aussi d'autres fossiles, notamm«3t de grandes bistres , des peignes , des térébratules {T. média), des plicatules, des satwts, des nautiles, des ammonites, des oursins, des polypiers, etc.

™= 430. On-voit par ce qui précède, qu'ai consi-

r>- *'*' dérant ce massif calcareux isolément, il est tn»dilBcile de le rapporter ans étages et aux systèmes que nous avons indiqués; mais M. Ëlie de Beaumont a reconnu* que ce massif s'enfonce du côte de la Champagne sous deux auti'es massiâ, qui le séparent du terrain crétacé et qui présoitent une

*-^itt, da ". nat., tonit XVI, p»ge 357,

TERRAIN JXmÀSBlQVK, 36l

série de systèmes où l'on reconnaît âicilement le Pùrtlandstone , le kimmeridge clctf, le coralrag et ï Oxford cUrjr. IVun autre côté, le calcaire blanc de l'Auxoi, «pose sur uu sy,rème argileu,, dont nous parlerons dans le chapitre suiyant, comme appartenant au terrain liasiquej de sorte que le calcaire blanc de l'Auxois représente Tétage inférieur du terrain jurassique. Alors on pourrait Toir dans le calcaire conchoïde un rudiment du combrash,dn/brestjnarble et du Bradford cl€yr; le calcaire oolitique représenterait la grecu oolite; le calcaire marneux correspondrait au Jullers earik.j et le calcaire à entroques à Vir^erior ooliie*

4^ 1 . Comme le terrain jurassique doit sa dé^ T<rr.in |«rM«^ nomination à son abondance dans le Jura (77), il conyient de ne pas terminer cet article sans parler des dépôts qui se trouvent dans cette efaaine, quoique l'étude géognostique des montagnes soit généralement plus difficile, et par conséquent plus sujette à des incertitudes, que celle des pays de collines.

Le massif jurassique du Juraserattachedu côté da nord-ouest à celui de la Bourgogne, du côté du nord-est à celui du Rauhe Alb ; et du côté du sud-est à celui des Alpes pennines ; il s'appuie au nord sur le massif primordial des Vosges , et il est bordé dans le reste de son étendue par les inasdi& tériaires des plaines de la Saône, de la Suisse et de l'Alsace.

43a. Le Jura est une des chaînes où l'on Toit les exemples les plus fréquents et les mieux prononcés de la stratification arquée (206). Il y a

)inii*n

cependant un graml nombre de chaînons couches supérieures sont séparées vei*s le soi de la montagne, et où la voûte n'est formée que par des couches înférienresj i! arrive souvent alors que les couches supérieui-cs forment aux deux cwtés de cette voiile des escarpements , (pje l'on appelle crets, et qui sont séparés de la voùle par des esjièces de vallons élfevés , que l'on ap\»elle combes. Queirpiefoîs les couches sont renvci-sées. c'est-à-dire, que leur superposition se pn'senlti d'un côté de la montagne dans un sens cxïnil'aii-e il celui de l'aulre côté; mais ce phénomène ne se l'cmartpie que dans les Hcux où l'inclinaison (ït extrêmement forte.

433. Le Jura se compose presque entièremenl de terrain jurassique; cependant les len"aiiis liasicpie et triasiqiie forment souvent les assises inférieures , tandis tpie les terrains Iritonien et nympliéen s'étendent quelquefois dans les vallées; on y voit aussi des dépôts dduviens, notamment des blocs erratiques, qui i-eposenl, dans certains lieux, à une hauteur considérable- La composilioa de la partie jm-assique du Jura est assez simple. et le calcaire , surtout le calcaire compacte blanc, y domine; les roches argileuses et cjuarzeuscs y sont plus rares que dans les autres contrées jurassiques que nous avons examinées; les fossïlei y sont moins abondants, et ceux qui s'y Iroo* vent sont moins bien conservés. Ces diverses caf^ constances, jointes aux iiTégularilésde ta sti-alification , sont cause que la disiinelion des systèmes ^' /rijj- rappr(><hrmcnt avec cens des autres cOttt

trées pins classiques, sout très- difficiles à faire duae manière positive; aussi ne possèdd-t-on pas encore de description géognostique complète du Jura; mais M. Thurmann a Êiit connaître^ la coupe de Porrentruy à Bienne, et nous allons donner une idée de ce travail.

L'auteur établit quaitre groupes^ qu'il distingua par les épithètes de portlandien» corallien, oa> fordien et ooliiique. Le premier correspond à l'étage supérieur; les deux suivants à l'étage moyen, et le dernier à l'étage inférieur; il subdivise ensuite ces groupes en quatorze divisions de la manière suivante ; •

i.*' Le calcaire portlandien {Portlandstone)^ qui est principalement composé de calcaire compacte, quelquefois oolitique ou un. peu feuilleté, a cassiu^ souvent concboïde, de couleurs claires, très-variées» passant dans ses parties inférieures à la loarne ; renfermant entre autres fossiles la Gr}'^ phœa virgula ou Exogjra virgula, des isocardes et de nombreux moules de coquilles turriculées, qui appartiennent à l'un des genres proto, nérinée ou turritelle.

2.** Les marnes kimméridiennes {kimmeridgo c%), formées de marnes^ jaunâtres, renfermant des bancs subordonnés de calcaire argileux ou sableux, quelquefois compacte, d'autres fois oolitique , passant à la lumachelle , i-cnfermant beaucoup de fossiles , souvent mal conservés , où

* Mémoires àc la Société d'histoire naturcUc de Strasbourg, année i83«.

dominent les acéphalea, notammeat la Grjrphœà virguia, des tàrébratules, des huîtres, des peignes.

3." L« ctilcaire à astarte que l'auteur rapporte au calcaire de Blangy (Sgi) et qui est compacte, a cassure couchoïde, de couleur <daire, assez pure, renfermant très-peu de fossiles, parmi lesquels on distingue surtout Ïj4slarte minima.

4-" Le calcaire à nérinées, qui est blanc, coni' pacte, à cassure souvent concholde, renfermaot peu de fossiles, dont les plus fréquents sont les Nerlnea bruntrutana, elegans et pulchella.

S." Voolite corallienne, qui est une oolile à Ipi^ins inégaux, dont la couleur ordinaire est le blanc, rarement le gris de fumée ou le bleuàtra

6." Le calcaire corallien, qui a la texture compacte, quelquefois grenue, passant aux textures lamellaire et saccharoïde j mais cette dernière appartioit à des polypi»? qui sont extrêmement abondants dans ce système, et dont le têt est soii- TCnt passé à l'état siliceux.

Ces quatre demià^ divisions , qui se lient très-intimement, paraissent se rapporter ancoralrag, et forment le groupe corallien de M. Tbui^ mann. Les deux divisions suivantes forment snn groupe oxfordien, et les six dernières appartiennent à son groupe oolitique.

7" Le terrain à chaiUes, qui est composé de Calcaire ai^ileux ou sableux et de marnes renfermant des rognons spbéroidaux, du calcaire gris de fumée et des rognons souvent géodiques d'une ^'iS'ie plus ou moins ocreuse, que l'on nomme

chaiiies en Franche-Comté. Les fossiles y sont souyent siliceux : on y distingue plusieurs espèces de serpules, quelques ammonites, la Turritella echinata, plusieurs coquilles dacépliajés, des échinides et un grand nombre de polypiers.

8.** Les marnes oxfordiennes et le kelloway-rock, qui sont composés de marnes bleues , renfermant des bancs et des rognons sphéroïdaux de calcaire argileux compacte, gris de fumée. Les fossiles y sont très-nombreux; on y remarque notamment beaucoup d'ammonites, dont le tét est transformé en pyrites.

9.^ La daUe nacrée , qui est une lumachelle feuilletée, passant à Toolite miliaire, présentant des lames cristallines et des reflets nacrés , et renfermant une grande quantité de fossiles, mais trop brîturés pour pouvoir être déterminés.

10.*" Les calcaires roux sableiujCj dont la cou^ lear varie du jaune roussatre, lequel est la teinte dominante, aurougeâtre, au violàtre, au bleuâtre, etc. , dont la texture est ordinairement grenue , un peu cristalline , et. qiii sont accompagnés de marnes jaunâtres, quelquefois bleues, souvent sableuses et ferrugineuses. Les fossiles y sont noinbreux, mais mal conservés, et paraissent se rapporter à ceux du Bradford clajr.

1 1 .^ La great ooUte, qui est une oolite miliaire, dont les grains sont unis par une pâte compacte. Incrément lamellaire, très4M>hérente , de couleur ordinairement blancbe, souvent bleuâtre à Tintérieor, renfermant quelques fragments de fossiles indéterminables.

1 3. L£S marnes a ostrea acurmnata , qui paraissent se rapporter au fullers earth «TAngle- Uare, et se composent de marnes gris-jaunâlrea, quelquefois bleuâtres , accompagnées de calcaire ai^ileuz, de mêmes teintes, passant à l'oolite.

iS." h'oolîte subcompacte on infèrior ooUte, qui est une oolite miliaire, dont les grains sont enveloppes par une pâte compacte, un peu lamellaire, devenant ferrugineuse daos la partie inférieure.

1 4-'' L'oolite ferrugineuse, qui est une roche à texture oolitique, dont les grains sont ordinairement de limonite plus ou moins mâangée de calcaire et enveloppée dans une pâte de même nature, à texture lamellaire, et se liant dans sa partie inférieure arec des grès et des marnes sableuses, dont M. Thnrmann forme, sons le nom de grès superliasique ou marfy sandslOTie , /a quin2ième division de son terrain jurassique^ mais que, pour des motifs qui seront exposés ii l'article suivant, nous considérons comme appartenant au terrain liasique.

»'- 434- Les Cévennes présentent aussi des dqiôti jurassiques, qui se rattachent d'un côté à ceux da Poitou, et de l'autre à ceux des Alpes du Datiphiné, de sorte que le massif primordial du centre de la France est entouré par une ceinture jurassique presque pas interrompue. Les dépôts jurassiques des Cévennes ont beaucoup de ressemblance avec ceux du Jura, en ce qu'ils s'élèvent aussi à de grandes hauteurs, quelecaicairecom- /wcte y domine cl que les divers systèmes y sont

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moins ilistiDcts que dans les colliaes qui bordent le bassin de Paris.

Mais les Cévennes difïérent du Jura, en ce que clans celui-ci le massif ammonéen est tellement puissant que l'on n'y arrive pas aux terrains inïërteurs, tandis que dans les Cerennes, les terrains ammoaéens ne forment qu'une espèce de manteau, qui, dans ses déchirures, laisse apercevoir les terrains primordiaux, et qui est, dans beaucoup d'endroits, Iraversé par des dykes, des culots ou (les couléesde terrains pyroïdes-Uneautre circonstance que présente aussi le terrain jurassique des Cévennes est l'existence delà houille qui s'y trouve^ notamment dans les environs de Milhau, vers la )>artie inférieure du dépôt. Cette houille, qui tient à peu près le milieu entre la houille proprement dite et le lignite, est appelée sUpilc par M. Brongniart, parce que les débris de végétaux ({DÏ l'accompagnent, au lieu d'être des fougères, tles équisétacées et d'autres plantes analogues à celles du terrain houiller, sont généralement composés de cycadécs. '

425. Les incertitudes qui régnent encore sur la détermination géognostique des dépôts des Alpes, que l'on rapporte au terrain jurassique, sontcause que nous nous bornerons à ajouter ici que M. Studer place dans ce groupe une véritable liouille, qui se gonfle au feu, brûle avec ilamme et odeur bitumineuse, en semblant se fondre, et que l'on exploite dans le Simmenthal, notamment à Boltigen, canton de Berne. Ce combustible est accompagné de calschiste bitumineux et de

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inacigno, et cet ensemble, siu-tout la Iiouille ei caiscliiste, renfenne des fossiles que leur état destruction rend diUIcile à déterminer; mais < M. Brongniart' a cru pouvoir rapporter i genres moule, avicule, toupie ou cadran, a*t£

m.' GROUPE. — Terrain Uasique.

426. Nous désignons par la dénomination lerraîn Uasique, une association de roches d le type a été nommé lias par les géologistes glais. Cette association n'a peut-être pas plus tilres pour figurer comme groupe spécial , 1 plusieursde celles cpie nous avons i-éunies , com systèmes, dans le terrain jurassique. Mais l'îmj tance qu'on lui a donnée et la manière dont grand nombre de géologis tes l'ont prise pour pc de repère, ou, comme dit M. de Humboldt, p horizon géognoslique, nous ont engagé à lui c server aussi un nom parlicuiier dans noti menclatui'e. **

otre,

* jinn. dei te. nat., tome XI, pnge 366.

"M. DufrcQoy, dam son Mémoire sur U plslcai la France, réunit le lias avec le terrain jarnislque, y » une véiiuble liaison entre ces deux groupes el paralion est souvent dilllcilc !l déterminer. J'ai d'aï envie de contester la rëalili: de ces deui ciiconil pendant long-lemps, je n'ai fait qu'un seul groupe jurassique, du lias et du mi,tchMa{k; mais si les 'errains sulBsaient pour empêcher leurs ditisions, ""Ù faire qu'«n seul groupe de toule l'écorce du gl

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