J2 GËOCNOSIE. ^H
Ci™;» 43o. Le calcaire à jjrjphîtes paraît plus Ui *Sijt'" 'formément composé de marne et de calcai marneux bleuâtre passant quelquefois au Q' râtre; on y Toit cependant des bancs et i rognons de calcaire compacte, à cassure ce choïde, et traversé par des veines de caica cristallin.
M. de Caumont cite les fossiles siiivantscomi se trouvant dans les deux étages dont nous ■ nonsdeparler.savoirrdesvertèhresd'icbtyosaa et de plésiosaures , le Dapediwn politum, ainsi q
M. HJriiult aji i'élagc supérie
elonger, ï valontr. les accol«dc« qui Indiquent les dtTÏri que l'oa élablU pour l'cluilc des séries d'dtres natnrelc; ■ page 97, qu'il a loDl lieu Je croire i is manque dans le département da C l'ai beaucoDp de pefoe à admettre q jDlrcc un terme de la série des tern issiqoe et liasique. Tonl me semble DODcer, au contraire, qu'il y eiisie une liaison intime ei ce» Jeui groupe»i opinion que l'oUTrago de M- Hérsull f firme encore lorsqu'il avance que M. de Caumont a re'uai i son calcaire i bélemnîtes des assises qui apparliennenl i l'ooi inférieure; car je ne puis croire qu'un obserralenr tel que deCarimoDl, aurait pu faire une semblable réunion, s'iln']' a< pas de liaison entre ces assises. D'un autre c6lé, le oalciir gryphées de BayeuX) étant considi-ré par M. Héraslt. a' bien que par M. de Caumont, comma appartenant k I et< moyendu [erraifi liosique, il me parait plus rationnel, d'»]! ce que je viens de dire, de rapporter, ainsi que le fait M- Caumool, k l'élage supérieur do ce groupe, le systime ' repose immédiatement sur l'étage moyen. De celte manii" calcaire à bélemnitcs de Rayeui demeure assimilé h celui C^vennes, qui occupe la même position, et qui est cafiel*: par les mcmcs fossiles, rapprochements qui doivent renpC snr quelques diflcrcnces minéralogiques qui sont probibUn dues AU «oulÂTement de cette chatoe do monugiuB.
TERlAiN UASIQUE* SyS
plusiairs autres poissons ; les Ammonites stellaris, lagons, concaçus, excavus, Walcotii^Bucklahdii, jimbriatus, Stokesi, StrcatgwajsU^falc^er, decipiens, et une grande espèce dont le diamètre est quelquefois de près d'un mètre; le Nautilus truju catus, deux ou trois espèces de bélemnites, les Terebratula acuta, omithocephala et quadrifida; le? Spirifer ohlutus et Walcotu , la Cardita striata ? Y Unio crassissima, les Pholadomia gîb^ bosa et fyrata, les Grjrphœa incurva et dilatata, la PUcatula spinosa, les Pecten CBquivçihis et barbatusj le Plagiostoma gigantea, la Modiola cuneiUa, Ifi Pinna lanceolata, des pentacrinites, quelques polypiers, du bois à odeur de truffes, etc.
43 1. L'étage inférieur , que M. de Caumont ap^ cidc^» pelle calcaire dOsmamiUe ou de V^alognes, est composé de calcaire jaunâtre ou blancliatrey rarement gris* bleuâtre, dur, dont la texture est grenue, quelquefois un peu lamellaire, renfermant des grains de sable et qui alterne avec des lits minces d'argile jaunâtre et de sable argileux. Les fossiles de cet étage sont , d'après M. de CaU'? mont, des peignes, des plagiostomes, des limes, des placunes , des venus , des avicules , des buîtres, des pinnes {P. lanceolata)j des moules, des mêla'-' nies, des ammonites, notamment la grande es* pèce que nous ayons citée dans les étages supé* riem^; des cidarites, de$ astrées, du bois fossile, des yertèbres de sauriens , probablement des plé» siosam*es , et même la Gryphœa incurva, que îoii avait cru long-temps ne pas se trouver dans gq système.
GÉOGNUSlt
Mi<i» 43a. Nom passerons maintenant au terrai ""I. liasique qui se trouve sur le prolongement, ve Luxembourg, delà coupe se dirigeant de la Chai pagne à Florenville, dont nous avons parlé i 1,^ l'article précédent On y rencontre d'abord, à *"" suite de l'oolîte ferrugineuse de Margul (4»4)' ' puissant étage de calcaire jaunâtre grenu, cpa quefois oolitique, contenant des grains de quî et passant au gi-ès calcarifère et au sable Ce roche, qui fournit de beaux matériaux de coi truction est, entre autres, très-bien prononc dans les environs d'Orval (Luxeraboui^, et re ferme quelques lits de marnes micacées verd très et de marnes ferrifères qui , dans cerlai icc,- lieux, comme dans les environs de Carignan, développent et paraissent prendre la place i calcaire. M. Boblaye a observé dans cet étage mêmes fossiles que ceux de l'oolite de Marf que nous avons cités dans le chapitre précétïei et il le considère comme étant principaleme caractérisé par l'abondance des bélemnites. Ce dernière circonstance, ainsi que la présence la Grjphœa fwcuntti et l'identité de position ai le calcaire à bélemnites de Bajeux, que M. Caumont regarde comme une subdivision du lîi nous a aussi porté à ranger ce système dans terrain liasique plutôt que dans le terrain jun sique.
.„ 455. On voit sortir de dessous cet étage 1 "* autre massif, caractérisé par une grande abo dance de Gr/phœa arcuala, et qui se prolon sar plusieurs plateaux de cette contrée. Ce nou'v
TERRiUN UASIQUE. SfB
clâge est composé de marnes et de calcaire marneux ordinairement bleuâtre, quelquefois jaunâtre, et qui donne de la chaux recherchée pour les constructions hydrauliques. Indépendamment delà Grjrphœa arcuata, M. Bohlayea trouyé dans cet étage des cythérées, des huîtres, des plagips* tomes (P. punctaiaj P. gigantea) , des ammonifes» des cirrhi», le Pleurotomaria ornata^ des turbinolies; on y trouve aussi des térébratules«
434* Cet étage est suivi par un autre massif, qui m est, entre autres, très -développé à Luxembourg, et qui est presque entièrement composé de grèr blanc ou jaunâtre, souvent calcarifère, passant du calcaire sableux et même du calcaire marneux de l'étage supérieur , au sable et quelquefois au pouddingue. Les fossiles sont très-rares dans les couches de grès bien prononcé; mais ils sont très-communs dans les petits bancs de calcaire sableux qui lui sont subordonnés. Les plus caractéristiques de ces fossiles sont le Plagiostoma gigantea; on y trouve aussi la GrjrphcBa arcuata, des ammonites , des peignes. Ce grès , qui est trèspropre à faire des pierres de taille, a été rapporté au quadersandstein des auteurs allemands; mais placé entre le calcaire à gryphites et le terrain triasique, sa position est bien différente de celle que l'on attribue maintenant au grès de Kœnigstein (569). On l'a aussi rapporté sous le nom de keupersandstein au terrain inférieur, mais ses fossiles étant ceux du terrain liasique , nous croyons avec MM. Steinninger et Élie de Beaumont, qu'il convient de le considérer comme appartoiant à ce groupe.
i,.. 435. Dans l'Auxois on voit immédiatement °„".i après le calcaire à entroques dont nous avons " parlé à l'article précédent (4 19), un massif principalement composé de marnes argileuses, brunfi ou d'un gris bleuâtre, queltpiefois noiràlrts ou violiîtres, à texture schisloide, souvent micacée et bitumineuses , renfermant des bancs et des n> gnons de calcaire ordinairement marneux, pas. sant à la lumaclielle et de coulem- grise ou di teintes plus foncées. Ce système renferme beait coup de fossiles, siu-tout des bélemniles. M. di Bonnard y a aussi trouvé des ammonites, de toupies, le Pecten inœqutvah-is , le P/agiostonu giganlea, la Grjphœa tyinhium, des huîtres, de modioles , des térebralules , etc. Ces fossiles se rap procliant beaucoup de ceux du calcaire à bélem nites de Bayeux (42g), nous avons cru devoi ranimer ce système dans le terrain liasique,cploi ijue M. de Bonnard, auquel nous en devons li connaissance, l'ait placé dans la même divisioi que le calcaire blanc supérieur, plutôt que dan ceIledusystèmeiniérieur,dont nousallons parler du reste les marnes brunes qui nous occupent s lient avec l'un et l'autre de ces systèmes. rr- 436. Ces marnes brunes sont suivies par ui système formé de calcaire et de marnes, et qi est caractérisé par l'abondance de la Grf'phtE arcuata. Le calcaire de ce système est ordinain ment bleu noirâtre ou gris blanchâtre marbrt le premier, que l'on apjwlle pierre bise ou picn bleue, est le plus cohérent et le plus rempli de foî siles; le second , que l'on appelle pierre blaru '
>anc^^
TERRAIN LUBiQXm. S']J
nioins cohérent et parait de nature plus argileuse. Dans quelques lieux, il passe à un calcaire un peu lamellaire, pénétre dWe grande quantité d'oxide de fer, et que Ton appelle pierre muge. Ce calcaire renferme assez fréquemment des veines et des rognons de barytine, ainsi que des grains de galène et des filons d'une argile mélangée de minerai de fer, avec des noyaux de barytine et d'apatite. Les fossiles sont très-abondants dans ce système, et, outre la Grjrphœa arcuata, M. de Bonnard y a observé beaucoup de bélemnites, V Ammonites Bucklandi, des toupies, le Pecten lens et d'autres peignes, la Mjra iniermedia, YUnio hjhrida, du bois passé à Tétat de lignite fibreux , des empreintes de fucoldes.
437. Le calcaire à grypbites se lie avec unii>nui «t i«massif qui le sépare du terrain granitique, et !*<»«««. dont M. de Bonnard appelle la partie supérieure, terrain de marnes et de lumachelles, et la partie inférieure , terrain d'arkose.
Le premier de ces systèmes est principalement composé de marnes grisâtres et noirâtres plus ou moins argileuses, et dun calcaire lumacbelle de même couleur, ordinairement marneux, qui se trouve quelquefois , surtout dans les assises supérieures, en rognons dans les marnes, et qui, d autres fois, surtout dans les assises inférieures, forme des couches réglées qui passent au macigno et même à larkose; car le felspath entre quelquefois dans la composition de ce macigno, lequel forme non-seulement des couches , mais se trouve aussi en fragments dans la lumacbelle. On voit
encore dam cette dernière , de même que dam h mâcignp, de petits nojaux de calcaix« marneiu jaunâtre : les roches de ce système renferment également des veines de barytîne, des grains de {|alène, et on trouve dans les marnes des n^nons, des amas et qndquefois de petits bancs de gypse.
Quoique ce système soit ordinairement sépare du granitepafle système dont nous allons parler, il le touche quelquefois immédiatement, et M. de Bonnard a observé à Tontry de la lumacbelle qui adhérait fortement au granité.
Les fossiles sont extrêmement abondants daos ce système. M. de Bonnard y a, entre autres, reconnu le Plagiosloma lœviusoulum, VVmo hfbrida, ainsi qu'une grande quantité d'huitr», de peignes , de térébratules, dont les espèces sont indéterminables.
4S8. Le système inférieur est principalement "^ composé d'arkose, de psammite et de macigno, roches qui alternent l'une avec Fantre, et qai passent de l'une à l'autre par la disparition àa felspath qui transforme l'arkose en psammite, et par l'accession du calcaire qui la transforme en inacigno. Du reste, ces deux deraières roches forment ordinairement la partie supérieure, et établissent, comme nous l'avons déjà dit, ]epa^ sage au système précédent. L'arkose forme, au contraire, la partie inférieure; elle a souvent Ja texture granitoïdej d'autres fois grésiforme et , presque compacte; elle touche quelquefois immédiatement le granité , ainsi que le psanuniW et le macigno ; mais le plus souvent elle en est
TERRAIN liUSlQUE. 879
sépwée par un dépôt meuble arénacé, que Von nomme arène dans le pays, et qui est un granité sans cohérence , lequel se trouve quelquefois en filons dans le granité cohérent, et d'autres fois forme des lits entre les couches d'arkose Du reste, cette roche ne diffère souyent del'arkose que par son état arénacé.
Ce système renferme aussi de la harytine, de Ja fluorine, de la galène et de l'oligiste Ces substances forment quelquefois des veines et des noyaux, mais le plus souvent elles se trouvent disséminées en lames cristallines ou en grains dans l'intérieur de Tarkose, et y sont si abondantes qu'elles y forment quelqudbis, surtout la barytine, un des éléments constitutif de la roche. Mais ce qu'il y a de plus remarquable pour un terrain aussi cristallin , c'est la présence de beaucoup de coquilles, tant dans l'arkose que dans ie psammite et le macigno. M. de Bonnard a recoBinu parmi ces coquilles le Pèagiostoma peciinoides , le P. punciata, la Giyphœa arcuata ^ VUnio kjrbrida, des ammonites, des trigonies, des astéries, des polypiers cylindroides; et d'autres fossiles indéterminables.
43g. Les relations géognostiques de ces deux systèmes sont loin d'être déterminées d'une ma*nière positive. M. de Bonnard , qui nous les a &it cotinattre, en exprimant ses doutes à cet égard, parait incliner pour l'opinion qui les rapport terait à nos terrains triasique et pénéen; mais la nature des fossiles qu'ils recèlent, quelques autres rapports avec les marnes à bélemnites et
le calcaire à grjphites qui les isurmontent, ainsi que l'absence de plusieurs des caractères qui distinguent les terrains triasique et pénéen , nous portentàneToirdanscesdeuxsjstèines queTétage inférieur du terrain Hasique, c'est-à-dire un système parallèle au grès de Lux^nbout^, modifié par la circonstance que les arkoses de l'Âiuois reposent immédiatement sur du granité, tandis cpie le grès de Luxembourg succède aux marna et aux grès triasique et pénéen.
■liwfu 44^- Dans la cbaioe du Jura le terrain liaji> que se présente ordinairement dans la partie îdférieure des montagnes dont le sommet est composé de calcaire jurassique; il est notamment très-bien caractérisé dans les environs de Lonsle-Saulnier et de Salins, contrée que la description de M. Charbaut* a , pour ainsi dire, rendue classique sous ce rapport : il j consiste en un caJcaire argileux compacte, placé, dit M. Cbarbaut, en stratîlication discordante sous le calcaire jurassique, et en marnes qui passent par de$ nuances insensibles aux marnes triasiques.
,iiu!^. 44>- Le terrain liasique existe aussi dans les ""^ Cévennes, où l'on peut également distinguer les trois étages que nous avons déjà remarqués dans d'autres lieux.
^^ 442- L'étage supérieur, qui est le plus puissant, a été désigné par M. Dufrénoy** sous le nom de
* jlnn. Jtt ninei, 1819, tome IV, pige S-}^. "MémoirM pooi •errîr ï une dctcription giolopq'* *• ** France, tonte 1."
TERKAIN UASIQUE. 38 1
calcaire à beiemniies. Il est principalement coni'posëd'un calcaire noirâtrepugrisdefiimœ foncé, ordinairement compacte, et trayersé par des veines cristallines blanches. Ce calcaire est presque toujours argileux ; il se trouve souvent en blocs aplatis dans des marnes. Celles-ci , qui forment aussi des couches alternatives avec le calcaire, deviennent fréquemnient schistoïdes, passent quelquefois au calschiste, et se lient intime^ ment avec le dépôt renfermant de la houille, dont nous avons parlé ci-dessus (424); peut-être tiéme ^'il y a des couches de houille qui doivent être considérées comme appartenant au système qui nous occupe. Le calcaire de ce système passe également à la dolomie , et c'est notamment cette dernière roche que Ton trouve presque toujours, lorsque ce système est en contact immédiat arec le terrain ^ triasique. On rencontre aussi dans la partie supérieure du système des amas, plus ou moins considérables, de gypse blanc, grisou rouge, tantôt saccharoïde, tantôt fibreux, renfermant des cristaux de quarz. Ce système contient de même des veines, des rognons et des grains de barytine et de fluorine; mais une de ^ propriétés les plus remarquables, c'est de renfermer fi^équemment des substances métalliques, telles que de la galène, de la blende, de la calamine, de l'oligiste et de la limonite, substances qui se trouvent en petits lits, en filons, en rognons, ou en grains, et qui sont quelquefois susceptibles d'exploitation.
Parmi les fossiles de ce système on consid^
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calcaire à bélemnites. Il est principalement com^poséd'un calcaire noirâtre pugrisdefumëe foncé, ordinairement compacte , et trayersé par des veines cristallines blanches. Ce calcaire est presque toujours argileux ; il se trouve souvent eu blocs aplatis dans des marnes. Celles-ci , qui forment aussi des couches alternatives avec le calcaire, deviennent fréquemnient schistoïdes, passent quelquefois au calschiste, et se lient intime^mentavec le dépôt renfermant de la houille, dont nous avons parlé ci-<le$sus (434)7 peut-être fnéme ^'il y a des couches de houille qui doivent être considérées comme appartenant au système qui nous occupe. Le calcaire de ce système passe également à la dolomie ^ et c'est notamment cette dernière roche que Ton trouve presque toujours, lorsque ce système est en contact immédiat avec le terrain triasique. On rencontre aussi dans la partie supérieure du système des amas, plus ou moins considérables, de gypse blanc, gris ou rouge, tantôt saccharoïde , tantôt fibreux , renfermant des cristaux de quarz. Ce système contient de même des veines, des rognons et des grains de barytine et de fluorine; mais une de ses propriétés les plus remarquables, c'est de renfermer fi^équemment des substances métalliques, telles que de la galène, de la blende, de la calamine, de Toligiste et de la limonite, substances qui se trouvent en petits lits, en filons, ^ rognons, ou en grains, et qui sont quelquefois susceptibles d'exploitation.
Parmi les fossiles de ce système on considère
GÉOGNOSIÈ.
tes bâeianites {£. apicicurvatus) oomnie les plu caractéristiques. M. Diifrénoy y a paiement re connu les Ammonites Stokesi, JValcoUietJohns toniii les Gryphœa gigantea ^ Macculachu e cpnbium; le Pecten œqidvalvis, les JPlagiostomù punctata et sulcata , les Pirum lanceolaUx , la Trir gontastriala,\es Terebratuiatetraedraetorruthocephala, le Spirifer îValcotu, le PerUacrinites caput Medusœ, etc.
• Vf 443- L'élage moyen ou calcaire à grjrpkïies n'est pasconunun dans lesCéreones; ML Du&^oj l'a observé à Âubenas et à Âlais. Il y présente un calcairenoir, quelquefois grisâtre, compacte^ contenant des lamelles cristallines due» à des entroques. Ce calcaireest ordinairement très-argileux, et passe, comme le précédent, à des marnes schistoïdes. Il est principalement caractéz*ise par la présence de grypbées arquées qui s'y troavent quelque&is à l'état siliceux, et qui alors soat composées d'un assemblage de petites rouelles formées de fibres concentriques. M. Dufréno; y a aussi reconnu les^mntoru/ei SiokesU, Walcotii, Thumeri et ffumphresianus ; les Beiemnites suicatus et apicicurvatus, des ampullaires, da mélanies , des pleurotomaires , le Pecten œquivaù'is, les Plagiostoma punctata, des modiolei. la Terebratula obsoleta.
HrîMr. 444- L'étage inférieur y est, comme dam l'Àuxois, composé principalement de rociia quarzeuses conglomérées, c'est-à-dire d'ai^uMCt, de macignos, de psammites et de grès. Ces troit demiàes roches se remarquent prinâpalemeoi
T£RIUII<i LIASIQUE. 385
lorsque ce système repose immédiatement sur les terrains triasique et houiller, tandis que Tarkose domine dans le roisinage des terrains talqueux et granitique
Du reste, il parait que, sauf la nature quarzeuse 0t la texture conglomérée , ce système présente à peu près les mêmes caractères que le cal* Caire à bélemnites , c'est-à-dire que l'on y trouve de même de la barytine, du gypse, de la fluorine et diverses substances métalliques. D'un autre côté, il est souvent difficile de distinguer les roches que l'on doit ranger dans ce système, de celles qui appartiennent aux terrains triasique, pénéen ou houiller, d'autant plus que les fossiles y sont assez rares; mais les observations £iite$ dans le Poitou, dans l'Auxois et sur les flancs des montagnes du Forez, suffisent pour prouver qu'une partie des arkoses et des grés des Cévennes doivent aussi être rangés dans le terrain liasique.
44^- Les moti6 qui nous ont &it parler du Tmnkjj»u Jtfsch des Alpes (3 7 5) et du macigno de Toscane (377) nous font aussi un devoir de ne point passer sons silence le terrain de la Tarentaise, qui attire fortement l'attention des géologistes depuis que M Élie de Beaumont a présenté, à son oc^ casion, des vues si différentes de celles qui étaient admises il y a peu d'années, et si importantes pour les conclusions géogéniques qui en découlent.
446. La Tarentaise est une des contrées les plus Aevéei et les plus inégales des Alpes. Son sol est
S84 GÉOGNOSl£.
formé de roches de diverses natures , en cooehes fortement inclinées , et qni paraissent alterner indéfiniment entre elles. Les principales de ces roches sont le calcaire , le quarz, le schiste, le stéaschiste et Tanthracite ; mais le mélange de leurs éléments et les variations de leur texture donnent naissance à un grand nombre d'espèces et de variétés différentes.
44?- Le calcaire de la Tarentaise est ordinaire^ ment de couleur bleuâtre, avec beaucoup de raies et de taches blanches. Sa texture est souvent grenue, passant au saccharoïde, au compacte, au schistoïde, au bréchiforme et au poudingiforme. Il est communément susceptible d'être poli comme marbre, et on emploie surtout à cet usage une brèche connue sous le nom de marbre de Villette, Ce calcaire contient souvent des grains de quarz et quelquefois des cristaux de felspath. U renferme presque toujours des silicates de magnésie; d'autres fois cette base y est à letat de carbonate , et la roche passe à la dolomie^ D'autres fois aussi le calcaire devient argileux et passe au calschiste.
443- Le quarz a ordinairement une texture grenue passant au compacte, très -souvent au schistoïde, quelquefois au grésiforme et au pou^ dingiforme; et comme il est presque toujours mélangé de silicates d'alumine et de silicates de magnésie, il passe au stéaschiste, au schiste, au psammite et au poudingue. Mais il est à remarquer que la plupart des roches poudingiforme» de la Tarentaise sont ordinairement très-mélangées, et qu'il y en a qui doivent se ranger avec
TERRAIN LIASIQUE. 385
les roches talciques et les roches schisteuses , aussi bien que dans l'espèce poudingue.
449* Le schiste appartient souvent à la variété du schiste argileux gris; d'autres fois il renferme des principes charbonneux , et passe au schiste bitumineux et à Tampélite; très -souvent il renferme du calcaire, et devient du calschiste. Il y a des variétés de ce dernier qui se délitent en grands feuillets comme les ardoises , que l'on emploie paiement à couvrir les toits, et qui ne diff^nt des véritables ardoises que par la présence du calcaire. Une variété de cette roche a été appdée veinée ou rubanée, parce qu'elle est traversée de nombreuses veines de calcaire fibreux, remarquables par leur parallélisme, et dont la couleur blanche tranche sur le fond gris-bleuâtre de la masse.
• 4^- I^^ stéaschistes de la Tarentaise ne sont, en quelque manière , que des schistes et des quarz fortement imprégnés de silicates de magnésie; aussi passent-ils continuellement aux roches schis^ tesses et quarzeuses ; d'autres fois aux roches calcarenses ; ils admettent aussi le feispath dans leur composition , et passent à la protogine : alors on leur a quelquefois donné le nom de gneisse , parce que 4'on considérait une partie des silicates dé. magnésie de la Tarentaise comme du mica ; substance dont ils se rapprochent beaucoup. Quelquefois ces stéaschistes feispathîques sont plutôt veinés que schistoïdes; d'autres fois ils deviennent porphyroïdes , parce que le feispath y forme de grands crbtaux.
GÈOONOSIE.
„5,. L'anthracite de celU! conlrùe nMl, jH». aiml dire, q"une bouille sèche. t,«-peu b.u
de quarz, et qt,i forme ^f. »>"--^«, '■"*-^'^,'^ ilèi-es, plar.t« enl.-e des.chisU3 pailletés le.-r« etdi »hi..e. uoir, passant au psan^..« «h,
""%. On trouve encore dans la Ta«nU.ise .
„.pse et de la karstcniu, , qui pressent y fo™
T.....^ et des nion, plutôt que de ver^ab
couches. Ou y. rencontre egalcmenl <0"^lq
roches felsra.hiq..e3 et amphihohque, qu, se
blent devoir être considcrces comme .les d>t
de terrain porphyrique, Enlin, d y e,«^e J
nions proprement dits^ ma,, le gUe meuUhfi
le plus célèbre de la contrée est la m me de gale
argentifère de Pesey , qui p»ralt devoir elre co
sidérée comme un amas cotrche en forme de h»
din, plutùt que comme un filon P'-P-emea. d