Le système inférieur est celui qui s*ëlève g^ ra«g
à la plus grande hauteur dé tout le terrain tria- <
siqœ de la Souabe. Il forme en général une lai^ ;
bordure siu* le versant oriental du Schwarâs^ald '
et de rOdenwald) et recouvre même une partie de ces montagnes. Il est généralement compose d'an grès assez pur, quoique coloré en rouge par de loxide ferrique. Cependant il présente quelquefois des portions blanchâtres , brunâtres et noirâtres. Dans les parties supérieures qui se lient au système précédent , ce grès passe au psammite, et dans les parties inférieures , il passe au poudingue, et renferme des noyaux de diverses grosseurs, principalement composés de quarz, de couleundaireSy telles que le rongea tre et le grisâtre^ dautres fois aussi le grès devient à grain si fin (ju'U passe au quarz grenu. Ces roches renferment de temps en temps des veines, des noyaux ou des cristaux de différents minéraux; tels que de la itarytine, du quarz, du feispath , de la cornaline, du calcaire, etc. Leur stratification, quoique généralement horizontale, est cependant assez souvent irrégulière, et les couches sont traversées par de fréquentes fentes.
471. Les terrains secondaires de la Lorraine^ T«mio trîM. cest4i-dire les plateaux qui forment le versant »«■«• occidental des montagnes primordiales , coupées
par la plaine d'Alsace, pi%senteat beajacoup de ressemblances avec les terrains secondaires de la Souabe , qui forment le versant oriental des mêmes
4oa
montagnes. Le terrain triasique y est de n ti-ès-bien prononcé; mais il y présente »{uelqiR-s différences, dont une est très- remarquable sous ie rapport économique, c'est que le dépôt salilïre ne s'y li-ouve plus dans l'étage conchjiien, mais bien dans Vêlage heupriqne.
n- 472- ^t étage présente encore une autre dîflerence, c'est que ie gi-ès supérieur y manque ou plutôt ne s'y trouve qu'en rudiment. A la vérîts les marnes keuprîques y sont, de même qu'i-D Souabe, recouvertes par un dépôt de gi'ès, mais c'est legrèsdel-uxembourg {^^li) ,TGixStiTmarA\«!i fossiles liasitjues , et non le grès de Stuttgart ('iOo}. renfermant les fossiles triasiqxies. Il est à remarquer aussi que ce gns se lie plus întîmemcDl avec les marnes basiques qui lerecouvrent, qu'aTer Icsmai-ncsquisont endessoiisjcequiest finveise de ce que l'on voit en Souabe.
Du reste, l'étage keuprique de la Lorraine est de même principalement composé de tnaracs. qui se désagrègent en petits fragments, et qui sont bigaiTées de rouge, de violâtre, de gris-Terdàtre et de gris-bleuàtre, d'où on les a nommées marnes irisées. Les premières assises , après le gré* basique, sont oi-dinairement des marnes vertes, qui renferment quelques lits minces d'ai^ilc scbistoïde noire.
On trouve aussi dans la partie supérieure àe ces marnes des masses plus ou moins puissante» de g\'pse blanc, gris ou rouge, et vers le milieu on voit constanunent de la dolomie grisâtre cm jaunâtre, compacte, quelquefois celluieuse, ue*
T£RRAIK TRiAStQUË. 4^^
psammîtes à grains fins et & aspect terreux, de couleur gris-bleuâtre on roug!&-^ioIâtre , et de l'ar^ gile schistoide noirâtre. Ces couches de psammites et d'argile qui alternent avec les marnes , lenferment très-souvent des empreintes de vegé« taux y et de temps en temps, notamment à Noroy y département des Vosges, des couches de lignite ou de mauvaise houille que l'on, a quelquefois employée comme combustible
La partie inférieure des marnes irisées ren* fenn« desmaaesdegypseetdekars^tequisont plus constantes que celles de la partie supérieure) mais ce qui rend ce système bien important, c'est la présence du selmarin et de l'argile salifère, qui, de même que le gypse, forme des amas couchés plutôt que des couches réglées. On a notam^ ment reconnu cette substance à Vie et à Dienze, département de la Menrthe, et dans cette dernière localité les travaux d'exploitation ont traverse
onze assises de selmarin , formant une puissance
totale de cinquante-huit mètres.
Ce sel est ordinairement d'un gris plus <m moins
foncé, avec des parties blanches , limpidesou rou-
g^tres. L'ai^Ie salifère renferme souv^it des
cristaux de selmarin.
On trouve aussi dans le système marneux qui
nom occupe^ beaucoup de sources salées, dont
les eaux s'imprègnent, sans doute, de selmarin ^
en filtrant à travers l'argile salifère 475. Les marnes irisées passent dans leur partie tu^^ t^nd^
inierieure à une marne schisloide grise^ qui est
le commencement de Y étage conchjrlien; lequel
4o4 GÉoonosiK.
est, comme en Sonabe, principalement composé de calcaire passant à la dolomie, gris de fumée, compacte, tantôt à cassure conchoîde, untùt à cassure droite, mais raboteuse Ce dépôt est assez riche en fossiles, qm ressemblent à ceux de la Souabe Les plus communs sont : la Terebratuhi vulgaris, Vjivicida socialts, le MjtiLts eduli/brmis, ï Ammonites nodosus, VEncrimtes lUuformis, etc.
474- J-^étage pœciUen de la Lorraine préseote d'une manière pins nette qu'en Souabe la deux systèmes qui ont été indiqués précédemment.
. , 475- Celui où domine le psammite bigarré, forme ordinairement des collines arrondies, placées au pied des montagnes de grès des Vosges. Quelquefois cependant il recouirre des plateaux au-dessus de ce grès; tds sont ceux desenviron} de Plombières et de Sarrebruck. Ce système se lie intimement dans sa partie supérieure avec l'élage précédent, et l'on voit les marnes grises conchyllennes passer à la couletu* rouge, qui finit par devenir dominante, de sorte que la partie supérieure de ce système ressemble quelquefois aux marnes irisées. Du reste, ces marnes deviennent bientôt sableuses et passent à un psammite presque toujours micacé. lâ i^ouleur dominaoïe de ces roches est le rouge violatre et brunâtre; mais il y en a aussi de blanchâtres, de jaunâtres, de bleuâtres et de verdâtres, et d'autres qui sont rayées ou tachetées par quelques-unes de ces nuances. Les assises supérieures de psamroites
TERRAIN TRIASIQUË. ' li^oS
sont souvent assez feuilletées pour qu on les emploie, comme des ardoises, à couvrir les toits; on en fait aussi de bonnes meules à aiguiser, et les assises inférieures, qui sont ordinairement assez épaisses, donnent de belles pierres de taille.
Indépendamment des marnes et des ai^iles qui accompagnent souvent ces psammites , on j trouve aussi des noyaux , des blocs ^ des amas ou des bancs minces de dolomie et de gypse, ainsi que des indices de lignite et de selmarin.
On a observé dans ce système les fossiles suivants * : Placodus impressus, Psammodus eljrtra, Acrodus Braunii, Rostellaria scalata, R. antiqua, IL detrila^ M. ? obsoleta; Natica Gaillardoti, Mya musculoides, Myophoria vulgaris, M. curvirostriSy M. cardissoides ; Bfytilus velusluSj AviculasociaUs, A. Brormi, A. subcostcUa; Plagiosioma lineatum, P. striatum, P. inœqmcostalum ; Pecten disciles, Ostrea crista difformis, Lingula tenuissima, PossidomaminiUayÈncrinites lilufor-mis. Calamités arenaceus, C. Mougeotii, C remo^ tus ; Eguisetum coiumnare, Anomopleris Mougeotu, Nesnropteris FbltzU, N. elegans ; Sphenopteris pàbnetta, S. myriophjrllum; Filicites scotopen- ' droides, P^oltzia brevijblia, V. rigida, V, acutifolia, V. elegans, V. heteropJ^Ua ; Convallarites
^Toiu les foMÎles ciUs ci-dessus n^oni pas M paiement trouvés dans la Lorraine. Les poissons viennent des enrirons de Deux- Pools, dans le Palalinat, et la plupart des plantes 'de Souls-les-Bains en AUace; mais oes localités appariiennent su même massif triasique que la Lorraine.
4i>6 cÉooNoae.
erecui; C fuitans; Paleùjcyrts regularis, Ecfiinostàckjs ùhionga, Mthophjrlhun stipula^.
cn>i«v«c» 4?^ ^ P^ *^^ yosges, quoique gét^osûqueveot inférieur su sptèine précédent, lélève ea général beaucoup plua haut et recoarre dei (otnDiftés qui 6gurent parmi les cimes les plm levées des Yosges-, tel est le grand Donon, biut de loio mètres; il forme autour de la punie primordiale de ces montagnes une ceintiwetréflai^ du cAté de l'occident, très-resserrée, queiqu^is interrompue du c6té de l'est; il se prolonge ensuite vers le nord, en prenant aiseiile développement pour recouvrir presque à lui swl tous les plateaux de la Hardt, et va s'appuyer «ur les terrains primordiaux du Hundsrûck. Dani cette étendue le grès des Vosg^ forme soimni des plateaux qui s'élèvent en pente assez douce au-dessus de ceux reconvertr par les dépôts supérieurs de l'ouest , mais qui se terminent vos l'est par des escarpements verticaux. Cette circoutance se remarque non-seulement le loQg<lela vallée du Rhin, mais aussi le long de celle de Ja Mosdle , et en général lé long de toutes les vallées dirigées du sud au nord.
Sa stratification est généralement horitontale. (;t comme il renferme des couches qui s'^rènenl plus facilement les unes que les autres, il en résulte que les escarpements présentent des i-etraiu et des saillies qui imîlpnt des lignes d'arcbîtecWrc, cl donnent souvent l'idée de ruines d'anciens cat- (îccs. Dans le voisinage des terrains primordial», la stralilication horizontale est moins coii5ianie<
tERRAlN TRIASI^UE. J^OJ
el les couclies inférieures preBentent quelquefois la disposition que nous avons désignée par le nom de stratification affleurée (soG). On y voit aussi , surtout sur le versant Oriental des Vosges, des couches assez fortement inclinées. Mais cette inclinaison, au lieu d'affecter toute la masse de la montagqe, ne consiste souv^àt que dans quelques portions de couches qui sont comme éboulées le long d'un escarpement
La roche la pltu commune dans ce système, et qui compose presque exclusivement ks assises supérieures , est un gràs ordinairement rouge de brique , passant quelquefois au rouge^violâtre et plus rarement au blanc, au blanc-jaunâtre et au {aune d'ocre. Ce grès , dont les grains sont ordinairement d'une grosseur médiocre, est souvent assezpur , et ne présente d'autre mélange que celui d'un peu d'oxide £srrique qui colore extérieurement les grains de quarz j d'autres fois on y voit de petits grains de felspath, soit intact, soit décomposé, de petites parties argileuses et des paillettes de mica. Souvent il est très-cohérent et donne d'excellentes pierres de taille; d'autres fois, il s'^rène facilement, et passe à Fétat arénacé dès qu'il est exposé à l'air, d'oh on l'a appelé pierre de sable.
Ces grès, surtout dans la partie inférieure du dépôt, passent au poudingue, c'estrà-dire que la masse de grès rouge renferme plus ou moins de noyaux, ordinairement de nature quarzeuse. La plupart de ces noyaux sont formés de quarz compacte ou légèrement grenu, de coidcur gris-blan-
493 G^GNQCIE. ..
cb&tre, gris-rougeâlre, blanc, ronge. Sauvent ils sont traversés par des veines dequarz blanc,et l'on y voit aQssi des paillettes de mica. Quelquefois ce$ noyaux neforment, au milieu de la masse de grès , que des bandes rares et parallèles aux joints de stratification; d'autres fois ils constituent une grande partie de la masse. Du reste, ces poudingues présentent les mêmes degrés de ctjiérence que les grès, c'est-à-dire qu'ils sont quelquefois très-cohérents, et que d'autres fois ils ne forment que des masses de cailloux sans adhérence.
Les grès et les poudingues dont nous venons de parler reposent quelquefois directement sor les terrains primordiaux, mais le plus souvent ib en sont séparés par d'autres roches conglomérées, qui se lient intimement avec ces grès et ce poudingues; mais que l'on considère comme appartenantes a^ terrain pénéen. *
*J» *ui* loÏD de vouloir «oatcnlr use opinion i «ella admita par de* obterrateDit «niti édaitit qna MU- VolUi d'Albeni et la plupart dei gioiapittt elleinandj qoi ont (•>>■ tarie* Vosgu et le Schwanwald ; (omï ne contcsUi*i-j<P" ^e les aiLoiei, Ict p*<pliite* et le* ■Qtrci roche* congloméno qne cea naturalitu* nogent dan* la formation du toJilHf^ne lui appardeonenl réelleneat -' je me petmcttrai cepcadul de faire remarqaer ici qoe je *ni* porté à voir dan* et* rodit* le* dékria ou , ai Von me pernet l'espretaioD , le* entèaliagit q'' ont accompagna le* granité* et le* porpbjrc* an moDinil o* leur soulèvement i d^bria qni ont été pin* ou moini ranaii» par le* eaux. Or, pour pouvoir ranger ton* ce* d^brû d»i 1* formation do todllUgeade , il faut admettre que ce* gr»Diu> f* ce* porphyres ont ^t^ loua également aoulevét pendant Tépo^" pénéenne, et qu'aucun n'appartient k IVpoqae (riaslqnei opbloo que je croi* probabici mai* qui ne me parait pa» «MOft btf*
• 477- Le terrain pœcilien de la Lorraine ren- ^^^ ferme des gîtes métallifères, surtout du minerai de fer en Olon ou en amas , et aux environs de Saint-Avold , notamment à Hai^arten , il recèle de la galène et de la cérusè. On y rencontre aussi quelquefois des indices de minerai de cuivre.
. V.* GROUPE. — Terrain pénéen,