‹ Éléments de géologie, ou, Seconde partie des éléments d'histoire naturelle inorganiqueChapitre 52 sur 89 · IV/ ORDRE · texte numérisé non relu

IV/ ORDRE

Terrains hémitysiens.

cnci^rci 8é- 49 1' ^^ teiTams liémilysiens paraissent ne ***' plus renfermer d'autres corps organisés que des animaux aquatiques et des végétaux^ dont les formes annoncent une nature excessivement différente de celle que nous TOjond aujourd'hui. Une partie de ces terrains est même toutii-fait privée de fossiles ; ils sont plus généralement en couches inclinées , que ceux des trois ordres précédents, renferment beaucoup plus de filons proprement dits, et sont extrêmement importants pour rindustrie humaine^ à cause de la quantité de métaux utiles et de combustibles qui sj trouvent.

DiTûio» 49^- Nous divisons ces terrains en quatre groupeSy qui sont principalement caractérises par la présence de certaines substances minérales, d'où nous les appelons terrains houillère anthraxifere , ardoisieret talqueux. On'considèreordinairement ces quatre divisions comme correspondant à un ordre déterminé de position ; mais cet ordre est loin d'être toujours certain, et nous n'oserions af&rmer qu'il n'existe pas de localités où cet ordre serait en partie renversé. *

* Ccftt ai&ii que M. Veaver a obaerré dans ces derniers Umpf qa^un. système de rirlande, que Fon considérait comme im irëritable terrain houiller, était an-dessous du mouniain limetfonâf c*est-k-dire de notre terrain anthraxifàre. Cest égalemest

TERRAIN HOUILLER. J^ig

PREMIER GROUPE. — Terrain houiller,

4g3. Le terrain houiller est principalement G«net^. caractérisé par la richesse des couches de houille '"■""""' qu'il renferme, par la nature des végétaux fossiles qu'il recèle, par sa disposition en bassins, et par sa tendance à élre composé de couches alternatives de psammites, de schistes argileux et de houille. Du reste, on ne doit pas perdre de vue que la houille n'est pas exclusivement con« centrée dans ce terrain; on a vu, au contraire, dans les articles précédents, qu'il en existait déjà dans les groupes supérieurs; et ce combustible, ne paraît pas être tout^à-fait étranger aux groupes inférieurs.

494- Le terrain houiller donne rarement le <^7ïf7„. caractère à ime contrée étendue, parce qu'il est sauvent resserré dans des espèces de vallées , ou recouvert par d'autres terrains; mais dans les lieux où l'on peut le considérer comme étant à découvert, il constitue oixlinairement de pe-

nta\ que ron a reconnu en Angleterre que des calcaires, tels ^ve cens de Dudley et de Tesiworth , qui présentent presque ^^ les caractères du calcaire anthraxifère, sont aussi inférieurs au groupe auquel nous donnons ce nom. Du reste, ce que nous «TOUS dit des Tues de M. Elie de Beaumont sur la Tarentaise, semble annoncer quci si Ton parvient un jour à connaître assez l>ien les terrains hémilysiens pour y établir des divisions chronologiques non contestées» on sera probablement dans le cas àt s'écarter beaucoup des rapports de nature et de texture qui , jnsqn^à présent, ont joué un si grand rôle dans la classification gëûgnostiqne des terrains hémilysiens.

420 GEOGNOSIE.

tites collines alongées , présentant rai^ment des escarpements et recouyertes par un terrain détritique argileux, naturellement peu favorable à la culture, finissant cependant par devenir trèsp^uctif, parce que Texploitation de la houille y fixe ordinairemeni; une population nomlH*euse, obligée de se créer des ressources alimentaires. sintificÉtiim. 4^5. Ce terrain présente une stratification plus généralement inclinée que celle des groupes que nous avons examinés jusqu'à présent ; on y voit aussi plus souvent des couches pliées en zigzag, qui forment quelquefois des angles très-aigus, de manière qu'un puits vertical peut alors traverser plusieurs fois la même couche. Le terrain hooil- 1er, ainsi que nous venons de Findiquer, a une grande tendance à former des bassins qui ont la forme de bateaux dont les couches se relèvent sur les bords, et Ton sent que c'est dans ces parties relevées que l'on voit le plus d'exemples de couches pliées et contournées , tandis que vers le milieu du bassin leur position s'éloigne moins de la stratification horizontale. On remarque aussi que les dépôts houillers qui se lient avec les terrains ammonéens, ont souvent une stratification moins inclinée que ceux qui se lient avec le terrain anthraxifère^ mais on doit éviter de mettre trop d'importance à cette observation, qui ne tient peut-être qu'à des circonstances particulières à certains pays. *

* Cette différence de stratification m^aTait porté à considérer les dép6u boniUert des pays situés enuc TËscant et la Roer

496. La composition du tarrain houiller est en général assez simple, cependant, indépendamment des intercalations mécaniques de dépôts porphyriques et basaltiques, les psammites, les schistes argileux et la houille, qui forment sa composition principale, passent, par des liaisons insensibles, a d'autres roches qui font partie intime, mais non essentielle, de sa composition. Les principales de ces roches sont le grès, le poudingue, larkose, le schiste bitumineux, l'ampélite alunifère, le phtanite, l'argile schistoïde, le calschiste, le sidérose, le calcaire, la dolomie, l'an* ihracite. Les minéraux disséminés sont très-rares dans le terrain houiller; on y trouTC quelquefois cependant de la sperkise, de la marcassite, de la galène, de la blende, du sidérose, du calcaire, de la dolomie , de la bary tine , de l'alun de plume , de la couperose , de la pholérite en grains , en noyaux, ea veines ou en petits amas disséminés ; mais il parait que les filons proprement dits y sont fort rares. 407. Les limites du terrain houiller sont très- LMi«« ■▼«!«.

icmmiTouiita.

comme n^appartenant pas k la même formation que cenx du centre de la France, et je regardais les premiers comme formant an même groupe avec ce que j^appelle maintenant terrain aathraxifère, tandis que je yoyais dans les antres uoe dépendance dn terrain pénéen; mais cette différence n^étant pas fondée sur des caractères géognostiqnes bien importants, il me parait préférable de réunir ces denz systèmes en an même groupe , qui est d^auUnt mieux éubli que la grande règle de Tideotité des fossiles s^y trouTe d^accord ayec Pimportance écoy nomique et Pusage, pour ainsi dire , général, qui fait dn terrain honiller une des divisions les plus naturelles, et en même temps Uê plus Tulgaires, que Ton puisse employer dans les sciences.

4^2 GéOG^061E.

difficiles à établii\ On a déjà vu à rartide précédent, qu'il se lie avec le terrain pénéen de manière que la ligne de démarcation est presque impossible à tracer, et cependant la liaison est encore plus intime avec le terrain antixraxiiere; car du côté du terrain pénéen elle n a lieu que dans les derniers termes de ce groupe, tandis qu'il n'est pas démontré qu'il n'y a pas du terrain houiller bien prononcé qui doive être considéré comme inférieur à de puissants dépôts anthraxifères. Le terrain houiller se lie aussi avec les terrains porpbyrique et basaltique^ mais ici la liaison est purement de position et non de composition, c'est-à-dire que les roches porphyriques ou hasAÏtiques se trouvent intercalées dans les roches houillères, sans que l'on remarque qu'elles participent de leurs natures respectives, sauf que les roches houillères qui approchent des roches porphjroïdes présentent quelquefois des altérations qui ne se retrouvent pas dans celles qui en sont plus éloignées. Du reste, les roches porphyriques et basaltiques qui sont mêlées avec les roches houillères, sont plus souvent en dykes et en culots qu'en couches, et probablement même que la plupart de celles que l'on a considérées comme des couches, ne sont que des dykes qui se trouvent accidentellement placés entre deux couches houillères, qu'elles croisent un peu plus loin.

F«Mîi«i. 49^- Un des caractères lés plus remarquables du terrain houiller, c'est l'abondance des v^élaux qu'il recèle; aussi la flore du terrain houiller contient maintenant, à elle seule, beaucoup plqsd'es-

TERRAUil HO01UJSR. 4^'

pèœs que celles réunies de tous les autres terrains. Voici le résumé de cette flore, tel qu'il a été publié en 1 8a8, par M. Ad. de Brongniart ^

«'"•^«^ l êS::

Sphenopteris»

« . I Cjrchpteris.

.il 1 Ntvropterit.

•^ I ' j Giossopteris.

% iFougèrct. < Peeopieris,

> ] I LomchopUrU.

^ \ I Odonpteris.

81 I SchUopttris.

§> i V SigUtaria.

g« llfaniliaoëcs • Sphemophjriimm.

Vf I fycopodiles,

Selaginites.

J^pidodêndroH.

Ljcopodiacées. , . . . . ^ LepidophjUum.

Lepidostrohut, CardioearpOH.

Stigmaria.

il Ftahellaria.

Palmiers * .... J Naggeraihia.

I Zeugophylliles.

Cannées. . . t Cannophjrllitcj,

t SurnUrgia,

„ .,, ^ . I Fouettes,

Familles incertaines. < »,.

I Drigonpcarpum.

[ Musocurpum.

Plantes dont la classe estT PhjUotkeea,

incertaine, mais qui parais- j jénnularU.

sent serapprocher davantage J jétteropltyliitet.

des deux classes ci- dessus | rolkmannia. que des autres.

^ etpècél.

21 espèces.*

7 espèces*

10 espèces.'

1 espèce.

1 espèce.

3 espèces.

1 espèce.

ToUl ....

Cette simple énumération suffit pour faire sentir combien cette flore difiere de toutes celles qui l'ont

^Prodrome de THistoire des végétaux fossiles, Paru, i8a8, Ltyrauit.

smTie;inais elle présente encoreuii autre caractère bien remarquable , ce sont les dimensions gigantesques qu'atteignaient plusieurs de ces végétaux qui appartiennent à des classes où, du moins dans nos zones tempérées , on ne Toit que des planta herbacées, ordinairement basses et rampantes. II est à remarquer que les végétaux indiqués ci-dessus appartiennent presque tous aux terrains houiJ- 1ers de l'Europe et des parties tempérées de TAmérique septentrionale; quatre espèces seulement proviennent de llnde et de la Nouvelle-Hollande; ce sont le Glossopteris Browniana , le Pecoptens alata, le ZeugopkjrUites calamoides et le Phyllotheca australis. Cependant s il était permis de tlrer une conclusion sur un aussi petit nombre d'échantillons , dont quelques-uns sont même douteux sons le rapport de leur gisement géognostique , on pourrait supposer que la flore houillère de la zone torride présentera les mêmes caractères que celle de nos contrées de la zone tempérée boréale

Il parait également, d'après quelques échantillons rapportés dans ces derniers temps du Groenland, que les végétaux du terrain houiller de la zone glaciale sont aussi les mêmes que ceux de notre zone tempérée.

Les débris d'animaux sont beaucoup plus rares dans le terrain houiller; on y a cependant obserré des restes de poissons, ainsi que des coquilles des genres ammonite, orthocère, bellerophe, évomphale, turritelle, lingule, térébratule, producte, pentamère, peigne, vulselle, moule, nucule, muictte , mye et saxicave.

TFJIRAIN HOUILLER. ^2^

499. A ces indications générales sur le terrain Tmia wu faouiller , nous allons joindre qudques notions sttr «Tat hu'eo*. un dépôt puissant qui forme, entre l'Escaut et la

Roer, une grande bande ou série de bassins et qui s'enfonce a ses deux extrémités sous des dépots secondaires.

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