Les bassins houillers que renferme cette Dimi
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étendue sont très-inégaux, les uns étant fort considérables et les autres ne formant que des espèces deUcheso«derudiments.Parmile8premiJrou .
doit surtout citer les bassins de Liège et de Cbarleroy, qui, n'étant séparés que par une petite arête de calcaire à Test de Namur , ont souvent été con- * sidérés comme une seule bande. Du reste, on ne connaît pas encore bien l'étendue de ces bassins, surtout de celui de Charleroy , parce qu'il est recouvert, dans plusieurs portions de sa partie occidentale, par des terrains secondaires; de sorte <fue Ton ne pourrait pas encore dire si les ricbes mines de Mens et de Valenciennes appartiennent d des bassins particuliers , ou si elles Sdnt partie du bassin de Charleroy , qui , dans ce cas , serait eitrémement grand. Les très-petils bassins se trouventprincipalementdisposéslatéralementaumidi des grands^ la plupart ne donnent lieu à aucune exploitation de combustible.
5o 1 . Les principales roches qui composent ce omfmn^ terrain sont, comme ailleurs, la houille, le schiste argileux et le psammite, lesquels passent au schiste bitumineux, à Tampélite alunifère, au phtanite, au grès, au sidéi-ose, etc.
5o3. La houille forme des couches dont Fépais- Mouiu..
4^6 gëqgnosie.
seur est très-variable ; on en cite de plus de deux mètres, et d'autres fois eUes ne consbtent qu'en desimpies indices. Cette houille est généralement feuilletée 9 mais sa texture présente beaucoup de variations j il y en a qui est compacte, d'autre dont les feuillets sont si minces qu'elle ressemble à de l'oligiste laminaire, quelquefois elle est terreuse et pulTérulente. "Elle est toujours d'un noir assez foncé, souvent éclatante, ayant même le brillant métallique. Ses qualités, comme combustible, sont aussi très-variables, et on trouve des nuances depuis les houilles les plus grasses jusqu'aux houilles les plus sèches. Les premières s'enflamment avec facilité, brûlent avec rapidité et ne laissent presque aucun résidu; les secmides s'allument avec difficulté, brûlent avec lenteur et laissent un résidu d*argile ferrugineuse assez considérable. Ces dernières variétés, que l'on appelle houille maigre, terre houille ou téroule, sontayantageuses pour le chaufiàge des classes peu aisées, par suite de la lenteur de leur combustion.
On trouve quelquefois au milieu des houilles grasses des feuiUets d'anthracite qui se distinguent de la masse principale, parce qu'ils ne brûlent pas lorsqu'ils sont exposés au feu. D'autres fois la houille passe à la substance que l'on a nommée houille daloïde , c'e$f^à*<lire à une matière qui a tous les caractères du charbon de bois, qui se pi*ësente quelquefois en parties solides liées intimement avec la houille ordinaire, au milieu de laquelle elle se trouve, et qui fait entendre ab- ^oJuflicnt le même cri que le charbon de boi^?
TERRÀJI^ HOUILLER. 4^7
lorsqu'on veut le rayer dans un sens contraire à la direclion des fibres; d'autres fois cette matière forme des espèces d'enduits friables qui recouvrent Tesuérieur des couches de houiUe.
La sperkise et la marcassite se trouvent aussi quelquefois dans la houille, soit en rognons, soit en dendrites. On sent que leur présence nuit à la qualité du combustible, qui, alors, devient im* propre à plusieurs usages économiques.
On trouve encore, mais rarement, du calcaire dans la houille, soit sous la forme de simple in* filtration, entre les feuillets de houille, soit sous celles de noyaux cristallins.
On a remarqué qu'en général les couches de houille sont plus puissantes, et le combustible de meilleure qualité vers le milieu des bassins que vers leurs extrémités : aussi est-ce ordinairement vers les extrémités des bassins que l'on trouve le plus communément la houille maigre ou terre houille.
Les exploitations de houilles les plus impor- ^utes, sous le rapport de la richesse de leurs produits, sont celles des environs deMons et deGiarleroy; mais celles de Liège sont plus remarqua^ blés par les diflicultés que l'art doit y vaincre, et par la puissance qu'y présente le terrain houiller. La détermination du nombre de couches dehouiUe que renferme ce terrain, a donné lieu à beaucoup d incertitudes, à cause des irrégularités que prévoie lallure de ces couches; mais M. Dumont^
Oaot Touvragc cilc à la noU de rarlicle 363 , page 3 19.
■ckiitcaMi.
fixe a 85 le noziibre de celles qui existent dans le bassin de lic^e.
5o3. Les schistes du terrain houiller sont ordinairement grisâtres ou brunâtres, et deviennent quelquefois tout-à-&iit noirs : c'est le cas principalement de ceux qui avoisinent les couches de houille. Aussi cette couleur se perd par Faction du feu, ce qui annonce qu'elle est due à une matière charbonneuse. Leur dureté est trèsyariable, car d'un côté ils passent à l'ai^ile, et de l'autre au phtanite; ils ont tous une grande tendance à se décomposer par les influences météoriques ; il y en a qui forment des couches compactes, où l'on ne distingue pas la structure schistoïde.
L'ampélite alunifère ne parait différer des schistes noirs de ce terrain que par sa propriété de donner de l'alun , après avoir été grillé. Celle rocbe est principalement exploitée sur les bords de la Meuse, entre Liège et Huj.
Roriin 5o4* Les psanunites sont ordinairement grisâ-
tres, et passent au brunâtre, au noiràtt^, au rougeâtre et au bleuâtre. Us renferment communément de petites paillettes de mica. Us ont souvent la texture schistoïde, et passent au schiste argileux ; d'autres fois ils passent au grès. On en roit qui contiennent des fragments de houille, et on peut citer à cette occasion un psammite gris passant au grès blanc que l'on a exploité au château de Namur , et ou l'on voit beaucoup de ces fragments de houille qui semblent provenir de débris de végétaux.
qitaneuact.
Ces roches sont employées à faire des pavés , des meules à aiguiser, des moellons, etc.
Les psammites passent aussi aux phtanites; ces derniers sont presque toujours schistoïdes, et passent aux schistes argileux; souvent ils sont noirs, quelquefois gris, d'autres fois hlanchâtres, jaunâtres, rougeatres; ib deviennent quelquefois translucides , et passent au silex.
505. Le sidérose. se présente souvent sous la sm^m*. forme de rognons ou de blocs ovoïdes engagés dans le schiste argileux ou dans la houille; lorsque ces rognons ont été exposés quelque temps
aux influences météoriques, ils se divisent par lames concentriques. D'autres fois le sidérose forme des couches au milieu du schiste ai^ileux, et alors il est très-difficile de le distinguer de celui-ci par la simple vue. On a employé ce minérai, depuis quelques années, dans les environs de Li^e, pour la préparation du fer.
506. Les subdivisions géognosuques que Ton s«bdi«w<Mi m pourrait établir dans le dépôt houiUer qui nous occupe, n'ont pas encore été étudiées avec tout le développement nécessaire. Le premier travail de ce genre qui ait été fait, est celui de M. Dumont sur le bassin de Liège, où il distingue trois étages particuliers. Le supérieur occupe le centre du bassin , et forme les plateaux des environs de Li^e; il a une stratification beaucoup plus compliquée que l'étage moyen, lequel forme une espèce de ceinture autour de Li^e. Enfin, l'étage inférieur, qui se montre à découvert dans la plus, grande partie du bassin , est remarquable par la quantité de plis que font ses couches.
ëtâfes OB f-
tftmci.
iio GéOGNOSiS.
tintoa «TN 607. Tous les bassins de ce dépôt houiller sont thrttiftre. placés daiis le terrain anthraxifère , et quoique leur superposition à ce terrain puisse être maintenant considérée comme constatée, elle est or^ dinairement très^ifficUe à mx>nnaitre, attendn que les pointsde jonction sont souvent masqués,et que les superpositions se montrent û'équemment en sens inverse de leur position originaire, c est-àdire, que l'un des bords d'un bassin se trouve, ainsi que nous l'avons déjà indiqué, replie sur l'autre bord de manière que la coucbe qui, d'an côté est inférieure, semble devenir supérieure de l'autre côté.
Du reste, il y a une liaison si intime entre le terrain bouiller et le terrain antbraxifere, qu*il est presque impossible d'établir la ligne de s^ration; car, outre que ces deux terrains ont le même mode de stratification , et qu'il n'y a souvent aucune différence entre les schistes bouil- 1ers et les schistes antbraxifères, il est à remarquer que la houille et le calcaire bleu , qui sont respectivement leurs roches les plus caractéristiques, pénètrent réciproquement dans l'un et dans l'autre, de manière que l'on voit quelquefois du calcaire dans la partie inférieure du terrain houiller , et de la houille dans la partie supérieure du terrain anthraxifère.
On remarque que la partie inférieure du terrain houiller est souvent caractérisée par la présence de l'ampélite alunifere, et plus souvent par des phtanites.
F«ttiici. 608. Ce terrain houiller renferme Beaucoup
TERRAIN HOUILLER. Ail
de débris de v^étaux , qui se trouvent principalement dans les couches de schistes qui avoisinent la houiUe. Ils s'y présentent ordinairement sous la forme d'empreintes qui sont, pour ainsi dire, imprimées sur le schiste; mais quelquefois le v^étal a plus ou moins consenré son épaisseur originaire, et sa substance se trouve remplacée par de la houille ou par la matière même du schiste. Voici la Ibte des végétaux fossiles que M. D. Sauveur, fils, y a observés :
FuctSits* Plnsiciin cspècei.
Ctttmmites offroximaims^ SCH.'*' -^ Suclumi^ Ad.Bb.
— undmlatus^ AD.Ba.
— duhius^ Abus.
^ distwu^ Sna.
-^ r////, A]>. Ba.
— caana/ormis f Sghl.
— ramosms^ Akos.
— aadûsmSf Scbl.
Sfkmaofitris fmrcatm^ Ad. "Bu.
— ataia^ Ad. Bb.
— muHiJUs^ Sauv.
— disseetû^ km. Br.
^ delicaMa^ Stbe.
— trifoliaia , Ad. Br.
— rigida^ Ad. Bb.
Spàmmopieris disimu^ Stkb.
— sirUta^ Stbr.
— Mmsilùkm^ Ad.Br.
— itttifolia^ Ad. Br.
*- eiegaas^ Stbr.
— ocmii/aUa^ Ad. Br.
Olopieris gihhosa^ Sawv. **
— semieardaia^ Sauv.
— - cyclmdea^ Sauy.
— reai/ormia^ SauV.
-— ieadulaia^ Sauv.
NeçropUris àtienpàjUti^kùJ^K,
— gigaaiea^ Stbr.
— aeumiaaius^ Ao. Br.
— flexuosa^ Stbr.
— acutifoiia^ Ad. Br.
* Las noms des aaiears auxquels sont dues les déterminations des espèces y sont indiqués par les abréviations suivantes : Adolphe Brongniarty Ao. Ba.^ D. Sauveur , Saut, j de Schlottheinoty Schl. de Sternberg, Stju.
*^ M. Sauveur donne le nom d^otopteris an genre que M. Ad. Brongniart nomme cyelopuris.
GEOQNOSIE.
NeçFOfieris macro^hjlU^ Ad. Bb.
— Graageri, Ad. Br.
-^ rotimdi/hïia^ AD.Blt.
-^ Zûjèiif Ao. Ba* Pecopieris hlechnoïdes ^ Ad. Ba.
— hùnnonida^ Saut.
-.- cjathêm^ Ad. Ba.
— a^uilina^ SrBa.
^- Daçreaxii^ Ad. Ba.
— rigide i Saut.
-«- Manietn^ AD.Ba.
— lomchitiea , Ad. Ba.
— arborescens^ Ad. Br.
"" gîganiea^ Ad. Ba.
— * heierophjHa^ Saut.
' — uerçosa , Ad. Ba.
-* amepoa^ Sauy.
— chnoophoroidesfikvy*
— distams^ Sauv.
— * pemtœfoTmis^ Ad. Ba.
LoMcàopieris elegaws^ Sauy.
— eloagaia^ Sauv.
— pectinata^ Sauv.
— suhttCMta ^ Sauy.
OdoatopterissppeadicMlatafiAJSX.
Stgiifsria iopt's^ Ad. Ba.
— elomgaia^ Ad. Ba.
-^ alternons^ Sauy.
— reni/ormis ^ ku^^K,
— kippocrtpisy Ad. Bb.
— Daneaxii^ Ad. Ba.
, «- ttotata^ Ad. Ba.
— mamiUaris^ Ad. Ba.
— scutellata , Ad. Ba.
— trigùna^ Ad. Bb.
— coaiigaa^ Sauy.
— aaiiqua^ Sauy.
Sigittmrim miamia^ Sauy.
— Doaraaisii^ Saut.
Sjpàamôpkyilam pasiiiam, Slut.
— SeàiéHàêtadi^
Bb.
-^ qaadn'pkjUam ,
Saut.
-^ aiaiis/UaÊi,SiVf.
Lepidodeaéraa opkianu^ Ad. Bi.
<» paickailam^k^Xik.
-** oèopaiaMj Sni.
•*« aca/eatamf Sm.
— uiagtatïdiff Aiw
Ba.
^ e/egaaSf Ad.Be.
-^ fagosaMf A0.B1.
— Sferaèergit'tkù.^'
— ' riatosam , Sm.
— aadalaiamy Sni.
— iathricatam^ Sut-
— ' ûonflaeaSy Sm.
— /tf/7i»>Wi,AB.Bt.
Siigataria Jicoides y Ad-Bi. ^- miaiata ? Ad. Bk«
— moseaa y Saut.
— gigaaiea^ Saut.
SieraBergia VMautaai^ Sitr.
Anaalarià auaata^ Ad.Bi.
— "* radiât a y Ao.fift* ÀiteropkflliUs rigida^ Ad. Bi.
— deiieaiaUy Ao.
Ba.
'— elegaasy Saot.
Ad. Br.
— i&agi/otiMy Ad.
Br.
VûUataaaia graadis^ Saut.
TERRAIN HOVILLER. 4^S
En &it de fossiles animaux M. Dumont a obsenré dans la province de Liège : les Ammonites lÂsteri, saceTj diadema et sphcericus; VOrthocera Steinhaueri, un spirifère , un producte , une ëvomphale, le Pecten papyraoeus, les Uhio acutus et subconstrictiis j la M)ra ventricosa, le Cjraiho^ pkjrllum quadrigemirutm y des encrines et d'autres polypiers. M. Dayreux possède une empreinte de poisson non déterminable , mais voisin des clupëes, qui paraît provenir de l'ampelite alunifere des environs de Visé près de Liège; enfin , M. Godelet a trouvé dans le terrain houiller des environs de Namur , notamment dans le sidérose schistoîde deSainte-Barbe, un grand nombre de coquilles qui |
ne sont pas encore bien déterminées; mais où l'on 3
a déjà reconnu les genres producte, térébratule, strophomène et ammonite, ainsi que des coquilles turricul^, qui paraissent être des sabots et des mélanies.