DESCRIPTION ABRÉGÉE DE LA SURFACE DE LA TERRE
41 . Nous parlerons, en premier lieu, des mers ; nous passerons ensuite aux terres, en indiquant en même temps les principales masses d'eaux stagnantes et courantes que celles-ci renferment *.
* Ainsi que Je Taî dit dans Inobservation préliminaire, ce n'est qu*au moment où Ton allait commencer l'impression de la présente édiUon que j*ai surmonté la répugnance qui m'avait empêché, jusqu'alors, d'entreprendre cette descripUon. Parmi les causes qui entretenaiefit cette répugnance, se trouve la manière dont (m a assez généralement accueiUi toutes les divisons purement natureUes de la surface de la terre, qui ont été tentées jusqu'à présent. Or, sans prétendre que j'ai imaginé un meiUeur mode, je me suis dit qu'il est possible que parmi les causes qui ont nui au succès des travaux de ce genre. Ton doive signaler la circonstance que leurs auteurs, s'attachant principalement à la régularité méthodique, ont fait trop peu de concessions aux habitudes qui résultent des divisions poliUques, étabUes depuis longtemps ; car on s'accoutume difficUement aux changements brusques ; aussi l'usage tient^il presque toujours le milieu entre les difMona purement poHHques et ceUes psireméfil géogrophiquee, et ne sanctionne-t-il, pour ainsi dire, les premières, qu'autant qu'elles sont en rapport avec les secondes. En effet, si l'on s'est facilement habitué à ne voir qu'une parUe de la France dans V Artois, ou une partie de la Russie dans les plaines de l'embouchure du Dnieper, le pouvoir des Français ou celui des Allemands , au sud de la chaîne des Alpes, n'a pas empêché de voir toujours Vltaiie dans cette région.
J'ai cru, en conséquence, qu'il convenait de prendre pour règle principale de conserver, autant que possible, pour division naturelle de troisitoe ordre les grands États qui peuvent se prêter à cette manière de voir, sans trop contrarier l'acception que Ton donne à leur nom politique. C'est ainsi, par exemple, que j'ai cru pouvoir désigner par le nom de Buss^, la vaste région comprise entre la mer Blanche , les monts Durais , la mer Noire et la Dana, quoique ce ne soit qu'une portion de l'immense empire Busse; mais il est d'usage d'appeler Sibérie la partie de cet empire située à l'est des monts Durais, et quoique le rcormime de Pologne ne soit plus maintenant qu'une petite contrée, située sur les deux rives de la Tistule, l'usage ne s'est pas encore perdu d'attacher le nom de Pologne k une région beaucoup plus étendue.
Je crois de même qu'U convient d'approprier des noms de petits États ou de provinces à la
i6 GÉOGHAFHIE.