SECTION VI
DE l'am£riqub.
162. Position astronomique. — La portion continentale de l'Amérique s'étend entre le 71* degré de latitudeboréale et le54'' degré de latitude australe, et entre les 97* et 169* degrés de longitude occidentale ; mais en y comprenant les Iles qui en dépendent, elle s'étend du 16* degré de longitude occidentale au 170* degré de longitude orientale, et on connaît de ses dépendances jusqu'au 78* degré de latitude boréale et jusqu'au 70* degré de latitude au* strale.
/ limites et étendue. ~ Elle est baignée au nord par Focéan Arctique ; i l'est, par l'océan Atlantique ; au sud , par l'océan Antarctique , et à l'ouest par l'océan Pacifique.
On évalue sa surface à 405,700 myriamètres carrés.
Forme. — Le continent américain se compose de deux immenses péninsnles , de forme allongée, dirigées l'uneet l'autre du nord au sud et unies par un isthme
AIÉIIQIJE. n
très-^lroit, parnqpportm dévdoppement que prennent les autres portions.
168. Beàrf.—lA trait le phis remarquable du rdief de T Amérique est l'existence d'une chaîne ou système de chaînes de f¥umtagnes qui la tra?erse dans le sens de sa longueur du côté de P occident, en s'écartant peu de Focéan Pacifique^ et qui atteint) entre Téquateur et le tropique du capricorne, une élévation qui ne le cède presque pas aux plus hautes cimes de Fancien continent On peut aussi reconnaître un système orientai du côté de l'océan Atlantique ; mais ce système est divisé par plusieurs interruptions, et ne se prdonge pas sur toute la longueur du continent.
Une immensep/oîha^ qui établiten quelque manière la communication entre roeéan Arctique et le golfe du Mexique, sépare, dans le nord, le système occidental du système oriental. Ces systèmes sont aussi séparés dans le midi par de vastes plaines, arrosées d'un côté par l'Amazone et de l'autre par la IHata; mais ces plaines sont resserrées vers le milieu par des rameaux qui se détachent du système oriental pour s'approcher du système occidental.
164. Ce dernier système ferme d'abord, à partir de l'extrémité méridionale du continent américahi , une chaîne assez étroite , dont la hauteur est de moins de 2,000 mètres ; mais qui , vers le 37* degré de latitude australe, présente déjà une cime, le mxmt d'Anhico, qui a près de 5,000 mètres. La dialne s'élargit entre les 20* et 14* degrés de latitude australe , où se trouve ïe point culminant de toute l'Amérique , le Nevada deSorata, liaut de 7,696 mètres; elle se rétrécit ensuite, tout en conservant néanmoins une largeur de près de 50 myriamètres, et se bifurque vers le 8* degré de latitude boréale. La partie la plus large et la plus élevée à l'est va se terminer brusquement à la mer des Antilles, tandis que la partie occidentale, qui n'est, pour ainsi dire , qu'un chaînon presque interrompu par une forte dépression , pr^id une direction ouest pour ferm^ l'isthme de Panama, où tout le continent se trouve réduit à une largeur d'envu*on 5 myriamètres; mais la chaîne, en reprenant la direction du nord-ouest, redevient lûentôtplus large et forme le y^&id plateau ift^^erîjftie^^r lequel s'élèvent des cimes, qui, eommtld Popocatepetl,9^vgnent 5,400 mètres. La chaîne se rétrécit de nouveau, mais parait cependant conserver une largeur d'environ 50 myriamètres. La partie méridionale de cette immense chaîne, depuis l'extrémité du continent jusqu'à l'isthme de Panama, se nomme Andes. La partie septentrionale n'a point de nom commun, et la portion comprise entre l'isthme de Panama et le 42* degré de latitude bcM^e , n'est en général désignée que par les noms des contrées qu'elle traverse; mais la portion au nord du 42* degré est connue sous le nom de Bocky-mcuntains ou montagnes Rocheuses. Le point culminant de cette portion semble être le Ptc deLongonBighom,'veTsle 4^ degré, haut de 4,134 mètres. Il parait que la chaîne s'abaisse en approchant de l'océan Arctique.
165. La portion septentrionale du système oriental est souvent désignée par
le nom collectif d*>#/feg^Aafw^ ipii s'ap^ ^usq^écialffiimtauelialiionle plus occidental de sa portion du milieu. Ces montagnes sont généralement peu élevées, et leur point culminant parait être le monû ff^Mhingion, sous le 29* degré de latitude boréale, haut de plus de 2,000 mètres. Cette chaîne tend à converger vers la chaîne occidentale en avançant au midi ; mais on peut considérer les iles Antilles, qui se retrouvent au sud-est et qui présentent des dmes de plus de 2,500 mètres, comme formant la continuation de ce système, lequel reparaît sur le continent dans les numtagnes de la Guyane, qui s'élèvent aussi à plus de 2,500 mètres, l^ plaine de r Amazone forme une nouvelle interruption, au sud de laquelle s'élèvent les montagnes du Brésil; massif extrêmement puissant, dont les rameaux occidentaux se rapprochent de la chaîne des Andes, s'ils ne se lient pas à ceux dépendants de cette dernière chaîne. Du reste, les montagnes du Brésil sont peu élevées en comparaison de celles des autres chaînes de l'Amérique, et le mont Itacolumi, que l'on considère comme son point culminant, n'a que 1,851 mètres de hauteur.
166. Eauûff. — L'Amérique est remarquable par rhnportanoe des lacs et des cours d'eau qu'elle renferme. Les lacs sont surtout abondants et considérables dans la partie septentrionale, où se trouvent, entre autres, groupés les uns près des autres, les lacs Supérieur, Michigan, Hwron, ÈriéîX. Ontario, qui forment , après la mer Caspienne , le plus grand amas connu d'eaux intérieures.
La plupart des grands cours d'eau prennent leur source sur le versant oriental de la grande chaîne occidentale de montagnes , et se jettent dans l'océan Atlantique ou dans ses dépendances; tels sont, entre autres , X Amazone ou Maramjon dans la partie méridionale, et le Mississipi dans la partie septentrionale, les deux plus grands fleuves connus. La mer Polaire reçoit àvtsA un fleuve très-considérable , le Mackenzie; mais l'océan Pacifique ne reçoit que des fleuves moins importants. Le plus considérable parait être la ^Columbia ou Orégon, dans la partie septentrionale.
167. Division en régions. — Nous avons déjà indiqué que V Amérique se trouvait naturellement divisée en deux grandes portions , l'une septentrionale, l'autre méridionale; mais la subdivision de ces deux portions en régions naturelles présente des difficultés, lorsque, selon notre plan, on veut ne pas s'écarter beaucoup des usages reçus. Toutefois nous avons cru pouvoir y distinguer 19 régions, que nous désignons respectivement de la manière suivante \ savoir : dans l'Amérique septentrionale: X Islande, le Groenland, la A/ouvelle- Bretagne, la Behringie, XOrégonie, Id fTashingtonie, le Mexique, le Gu^almiala et les Antilles ; dans l'Amérique méricUonale : la Nouvelle-Grenade, le Quito, la Guyane, le Brésil, le Pérou, la Bolivie, k Platarie, le Chili, la Patagonie et les iles Australes; mais, quoique nous ayons cherché à donner à ces régions des limites qui puissent s'exprimer par
des drconstances mUirdies ; H en est ptaiëeurs éowl ta délimitation est loin d'être réguUère.
168. Islande. — llInUmde * est une grande tk située entre les 67* rt 63* degrés de latitude boréale et entre les 18* et 37* degrés de longitude oecidentale^ et qui dit la séparation entre l'océan Arctique et l'océan Atlairtique; ^e renferme beaucoup de montagnes , ordinairement de forme conique et couvertes de glaces. On y distingue ItSnœfiaU-IoktUl, haut de 1,559 mètres, et le mont Hekla, haut de 1,013.
169. Groenland. — Le Groenland est une région dont les limites septentrionales sont inconnues; mais qiii a été observée jusqu'au 79* degré de latitude boréale, et qiii s'étend au midi jusqu'au delà du 60* degré, où elle se termine en forme de pointe ; elle est baignée à l'est par les océans Arctique et Atlantique, et à Fouest par le même océan Atlantique, le détroit de Dnris et ta mer de Baffin. L'intérieur de cette région n'est pas connu. Les côtes sont généralement montueuses et fort découpées par des golfes et des bras de mer qui donnent naissance à beaucoup de petites péninsules et de petites îles ; il se pourrait même qu'il y eût de ces bras de mer qui divisassent le massif principal de la région en grandes tles.
Nous citerons à ta suite de cette région Xtle de Jean Mayen, située sous le 71* degré de latitude, dans l'océan Arctique ; mais à près de 25 myriamètres des côtes du Groentand : elle présente une cime, le Beerenberg, haute de 2,085 mètres.
170. Nouvelle- Bretagne. —Nous entendons par Noumlle-Bretagne une Humense région, partie continentale , partie insulaire , dont les limites sqitentrioiNiles ne sont pas connues , mais qui a été observée jusque vers le 78* degré de latitude boréale, et qui s'étend entre les 35* et 140* degrés de longitude occidentale : elle est bornée à l'ouest par la mer de Baffin , le détroit de Bavis et rocéan Atlantique ; au sud, par le golfe de Saint-Laurent, le fleuve du même Aom, les lacs Ontario, Érié , Huron et Supérieur, rt ensuite par une ^ne tarée du demi^ de ces tacs aux sources du Mocoatsh; à l'ouest, par le fittte des Rocky-m<mntains, ta rivière des Montagnes et le fleuve MadKcnzie **.
* On considère ordinairement Fhlande comme une dépendance de l'Europe , parce qu'elle a été connue et habitée par les Européens bien avant que ceux-ci eussent découvert le continent américain; mais comme elle est beaucoup plus près des autres terres américaines que des terres européennes , il me paraît que Ton doit adopter roj^nion de ceux des géographes modernes qui placent cette lie dans TAmérique.
** Les géographes sont assez généralement dans l'habitude maintenant d'appliquer le nom de NoHcelU-Brektgnê à toutes les possessions anglaises du nord de l'Amérique, y con^ms toutes les terres polaires inhabitées, découvertes dans ces derniers temps; mais cette délimitatioo difiBère de celle indiquée ci-dessus, en ce qu'elle comprend de plus la NouveUe-ticosae, le mNiveaa-#ruB8widc , la portion du Canada située au sud du Saini-Lauroit , et les contrées à rooett des Rocky-monntains. On pourrait éviter une grande partie de ces divergoices, en
171. La partie septentrionale de cette région se compose d^ grand nombre d'Iles , dont les contours ne sont, pour la plupart , connus que d'une manière imparfeite, et qui sont baignées par la mer de Baffin, la baie d'Hndson , la mer Polaire , les détroits et les canaux qui unissent ces diverses mers. La partie continentale se termine au nord par l^ presque tle Melville, qui s'avance dans la mer Polaire; plus à l'ouest se trouve la grande presqu'île de Labrador et la grande île de Terre-Newve ou New-Foundland.
172. Le milieu de cette immense région est en général bas et uni ; mais la portion orientale présente de. petites montagnes qui peuvent être considérées comme un prolongement des AUegham's , et à l'ouest se trouve une partie du versant oriental des Rocky4nountains.
173. Les cours d'eau sont très-abondants dans la portion continentale de cette région. L'un des plus considérables , mais qui est loin d'être le plus étendu , est le fleuve Saint-LamTetU, qui se jette dans le gcrifé du même nom. On distingue, parmi les autres, le Nelson, IFormé par la réunion du SaskfUecha/wan septentrionaJ et du Saskatscha/wan méridional, et qui se jette dans la baie d'Hudson; le Mackenzie ou rivière de l'Esclave, qui se jette dans la mer Polaire et qui est formé par VUnjigah ou rivière de la Paiœ, et par la rivière i^Athapescow ou de YÉlan. Ces rivières ont leurs sources sur le versant oriental des Rocky-mountains, à l'exception de l'Unjigah , qui sort du versant occidental , et des affluents du Saint-Laurent, qui prennent leur origine dans la grande plaine du milieu. t
Cette dernière renferme aussi beaucoup de lacs^ dont un grand nombre sont remarquables par leur étendue, et indépendamment de ceux que nous avons dtés(166 et 170), qui s'écoulent par le fleuve Saint -Laurent, nous indiquerons encore le lac fTinnipig, qui verse ses eaux dans le Nelson; les lacs AUtapescow ou des Montagnes, de l'Esclave et du Grand Ours, qui versent leurs eaux dans le Mackenzie. Les eaux de cette plaine présentent un caractère particulier ; c'est que l'on voit quelquefois le même lac, soit constamment, soit temporairement, verser ses eaux dans des bassins hydrographiques différents. Cette circonstance, jointe à l'abondance des eaux, est cause que l'on peut, en quelque manière , traverser la contrée en divers sens, avec des embarcations que l'on est seulement obligé de transporter sur de petites parties de terres, que l'on nomme Portoffes.
174. Behringie, — Nous désignons par le nom de Behringie * une région
prenant pour limite de la Nouvelle-Bretagne géographique, le fieuTe Saint-John, au lieu de suivre tout le cours du Saint-Laurent; mais la démarcation serait moins régulière.
* Le nom A^ Amérique russe étant une dénomination de sCaUstique qui ne peut convenir à la géographie proprement dite, j*ai cru pouvoir employer le nom de Bekrittgie pour désigner une région bornée par le détroit et la mer qui portent le nom du célèbre navigateur Behring.
comprise entre les 71* et 52* degrés de latitade boréale, et entre le 125* degré de longitude occidentale et le 170* degré de longitude orientale : elle est bornée au nord par roeéan Arctique ; à l'est, par le fleuve Mackenzie et la rivière des Montagnes ; au sud, par une ligne tirée des sources de cette rivière au détroit de Dixon et par l'océan Pacifique ; à l'ouest, par la mer de Behring et le détroit du même nom. La partie continentale de cette région forme une grande péninsule, terminée au sud-ouest par une petite péninsule, nommée ÀlMka, à la suite de laquelle se trouvent les Ues Aleutiennes, formant une chaîne dirigée de l'est à l'ouest. D'autres lies se trouvent aussi le long des côtes ; telles sont l'Ue Eodiak, l'Ile Sitka ou Baramoff', l'Ile du Prince de GcMes, dans l'océan Pacifique. On ne connaît pas l'intérieur de cette région ; mais ses cdtes sont généralement montueuses, et le mont Saint -Élie, près la baie de Behring, a 5,515 mètres de haut.
175. Orégonie. — Nous appelons Orégonie une région bornée à l'ouest par l'océan Pacifique ; au nord , par une ligne tirée du détroit de Dixon aux sources de la rivière des Montagnes ; à l'est, par le faite des Rocky-mountains; au sud , par une ligne tirée du mont Bighorn au cap Saint-Sébastien \
Sur ses côtes se trouvent plusieurs îles , dont les principales sont : Ytte de la Reine Cha/rlotte et celle de Nootka ou Quadra et Fanco^wer.
Cette région est généralement montueuse , et eDe est arrosée par un grand nombre de cours d'eau, dont les principaux sont : la Colvmbia ou Orégon, le Frazer ou Tac(mU)he''Te$se et le Calédonian, qui se jettent dans l'océan Pacifique. Parmi les affluents de la Columbia on distingue le Lewis ou Saptin, le Clarke ou FUiirhead, le MtUtnomahy etc.
176. fTcLshingtonie. — La région que nous désignons par le nom de ff^Mhtngtonie ** est située entre les 49* et 25* degrés de latitude boréale, et entre les 62* et 116* degrés de longitude occidentale : elle est bornée au nord par une ligne tirée des sources du Mocoatsh au lac Supérieur, ensuite par ce lac, ceux nommés Huron, Érié et Ontario, puis par le cours du Sain^Laurent et le golfe de ce nom ; à l'est, par l'océan Atlantique ; au midi, par le golfe du Mexique et par une tigne tirée de l'embouchure de la Sabine au montBighom et longeant en pariie les rivières Sabine, Rouge et Arkansas; à l'ouest, par le foite des Rocky-mountains.
177. La portion orientale de cette région , qui s'étend le long de l'océan
* Cette région se compote du district américain A^Oré^on et de la possession anglaise nommée quelquefois Calèdonie ùccideniale^
** Le nom é^ÉtaU-Unis de l'Amérique du nord ne peut être employé dans la géographie naturelle et n'est même pas très-commode pour la statistique. J*ai cru pouvoir le remplacer par celui de wasbingtonie , tiré de la capitale de cette vaste confédération. J'ai indiqué cidessus (note du n« 170) les motifs pour lesquels il m'a paru convenable de comprendre une petite portion des possessions anglaises dans cette région naturelle.
80 GâOGRAPHIE.
Afbmtiqae, présente une cMe assez découpée, terminée par deux presqu'îles, la NmweUe^Écosse au nord , et la Floride au sud, et garnie de plusieurs Iles. Parmi ces dernières on distingue YUe du Prince Edouard ou Saint-Jean, Vile du cap Breton, Rhode-Jsland et Long-Iiland. On pourrait aussi rattacher à cette région les petites îles Bermudes, intuées dans l'Atlantique à plus de 100 myriamètres des côtes. Cette contrée est traversée dans le sens de sa longueur par la chaîne des monts AUe^^anis (165), qui est assez voisine des côtes dans la portion septentrionale ; mais qui s'en éloigne successivement, de manière que dans la portion méridionale il y a des plaines assez larges entre l'Océan et les montagnes, lesquelles, d'ailleurs, deviennent très-basses.
Vers le nord-ouest se trouvent les immenses lacs qui versent leurs eaux dans le golfe de Saint-Laurent; mais les cours d'eau de cette contrée sont généralement de peu d'étendue , du moins en comparaison de ceux de la portion occidentale. Les principaux sont, en allant du nord au midi, \q fleuve Saint-Jean, VHtidion, la D^moa/re, la Sttsquehanna , le Potomac, le Santee, le Savamiah, XAlatmnaha, qui se jettent dans l'océan Atlantique, VÂpaiachioola et XAiabama, qui se jettent dans le goifé du Mexique.
178. La portion occidentale se composa d'une partie de l'immense plaine que nous avons dit s'étendre de la mer Polaire au golfe du M^que, et d'une portion du versant oriental des Rocky-mountains. Elle est presque entièrement comprise dans le bassin hydrografAlque du iifisM^npt et arrosée par un nombre considérable de grands cours d'eau , qui sont , pour la plupart, des afflnénts de ce fleuve. Les plus remarquables sont le Missouri, qui est plus important que le Mississipi ; YJrkcmsas et la rivière Bauge, sur la rive droite du Mississ^>i ; YObio, le Tennessee et Vltinois, sur la rive gauche.
179. Meângue. — Le Mewiçue est situé entre les 42* et^lO"* degrés de latitude boréale et entre les 96* et 126* degrés de longitude occidentale. Il est borné au nord par une ligne tirée du cap Saint-Sébastien à l'embouchure de la Sabine, et suivant en partie les cours de l'Arkansas, de la rivière Rouge et de la Sabine ; à l'est, par le golfe du Mexique et l'isthme de Tehuantepec ; au midi et à l'ouest, par l'océan Pacifique *.
* Je conserve ici, comme limite septentrionale du Mexique, celle adoptée par la statistique actuelle pour la séparation exilTelesÉtats-UmsmesicainsetlesÉtuts-UfUs de l'homérique du nord, quoique cette limite soit très-irrégulière ; mais , pour ce qui concerne la limite orientale, j'ai cru que les feibles liensqui unissent les petits ÉMs d'Vuoaian, tkTabasco et de Chiapa aux autres États mexicains , ne devaient pas empêcher d'adopter une limite naturelle aussi simple et aussi connue que Tisthme de Tehuantepec. On aurait pu, à la vérité, prendre Tisthme de Bonduras , qui est encore mieux tracé par la nature ; mais alors la république de l'Amérique centrale se trouverait divisée dans ses parties les plus importantes, et VÉta^ de Guaiimala, qui est précisément oehif qui donne à cette république le non consacré par Tusage , se trouverait dans le Mexique.
AMiMQUE. 81
La partie septeatrkNMde de eetter^^ioii estent portion
large de l' Amérique ^pte&trioiiale; mais elle est ensute divisée par la mer y ermeiUe en deux bandes à peu prés paraUiles : Fune forme l'étroite péninsule de Califi>miB; l'autre, beaucoup plus large,, tend néanmoins à se rétrécir sueeessivem^nt jusqu'à Tisthme de Tehuantc^ec , et forme la continuation du continent américain*
Le Mexique est tr^yersé dans toute sa longueur par la grande chaîne des montagnes occidentales de l'Amérique, qui, ainsi que nous l'avons d^jà indi- <pié (164), y prend une largeur et une hauteur considérables^ de manière à former le plus bel exemple connu d'un grand plateau élevé. Ce plateau, dont la hauteur ordinaire est de plus de 2,090 mètres, est surmonté par des montagnes dirigées en divers sens , et qui présratent des cimes de phis de 5,400 mètres. Il n'y a que dans la partie orientale que l'on rencontre des {daines qui se rattachent à ceiks du bassin du Mississipi et qui se terminent souvent par des savanes et des lagunes.
Le Mexique renforme beaucoup de la4)$; mais ils sont , en général , peu considérables. Les plus remarquables sont ceux de Chapala et de Tesctêco, dans le midi ; de Thnpanogos et de Tegtéoyo, dans le nord. Cette région est arrosée par un grand nombre de cours d'eau ; mais , à l'exception du Rio Grande^ oeux des portions resserrées entre les mers sont peu importants ; tandis que dans la portion septentrionale on voit de grands fleuves qui rappellent ceux que nous avons cités dans la Washingtonie et dans la Nouvelle-Bretagne. Le principal de ces cours d'eau est le Rio del Norte, qui prend sa source dans les Rocky-mountalns et se jette dans le golfo du Mexique. Nous citerons aussi le Rio Colorado, qui se jette dans la mer Vermeille.
180. fit^atimo/a.— La région située entre les isthmes de Tehuantepec et de Panama, que l'on pourrait appeler Disthmiê, et dont une grande partie est ordinairement désignée par le nom de QuatimcUa, que porte une des contrées qu'elle i^enferme , est située entre les 22" et V degrés de latitude boréale, et entre les 81* et 97* degrés de longitude occidentale *.
Elle forme , entre l'océan Pacifique et les dépendances de l'océan Atlantique, une bande de terre très-étroite , par raiq;K>rt à la largeur ordinaire du continent américain , et dont se d^aehe la presqu'île ^Yucatan, laquelle est dirigée du sud au nord, entre le golfe du Mexique et la mer des Antilles. Les côtes de cette région sont découpées pu* des girifos, des lagunes, ainsi que par d'autres avances que la mer fût entre les terres , et elles soi^ bordées par plusieurs petites lies.
* La région limitée ci-dessus est plus étendue que la rèjmbUque de V Amérique emtrale, puisqu'elle contient en outre les ËtaU me&icaiiis de Tabaseo , de Gliiapa et d'Yucatan , l*Ytteatan anglais , le pays des MosquitM et le département de risthme , appartenant à la répubUque delà Nouvelle^renade.
Cette région est, comme la précédente, traversée dans toute sa longueur par la grande chaîne des montagnes occidentales de l'Amérique, qui paraissent atteindre la hauteur de 4,500 mètres au mont Agtia, prés de Guatimala , mais qui s'abaissent considérablement vers le sud*est. Ces montagnes forment une côte très-escarpée du côté de l'océan Pacifique ; mais vers l'Atlantique on voit souvent des côtes basses , surtout dans le pays des Mosquitos, où les montagnes sont séparées de la mer par des plaines assez étendues.
Elle est arrosée par plusieurs cours d'eau, généralement peu importants, et elle renferme plusieurs lacs, dont un seul, celui de NiccMragtêa, est considérable.
181. AndUes. — Les Antilles sont un grand archipel ou réunion d'archipels, situées entre les 27* et 10* degrés de latitudeboréale, et entre les 62« et 87« degrés de longitude occidentale : elles sont baignées à l'est par l'océan Atlantique; à l'ouest, par la mer des Antilles et le golfe du Mexique. On peut les considérer comme formant une chaîne qui établit la continuation de la portion orientale de l'Amérique septentrionale avec la partie orientale de l'Amérique méridionale ; elles sont en général très-montueuses, et le mont Potrillo, dans rite de Cuba, paraît dépasser la hauteur de 2,700 mètres. Leurs côtes sont sonvent garnies de récifs.
On distingue dans les Antilles trois groupes ou archipels particuliers ; savoir : les {les Lucayes ou de Baha/ma^ qui ne sont séparées de la Floride que par le nouveau canal de Bahama , et qui se composent d'un grand nombre de petites îles ;
Les grandes Antilles, dont les principales sont Cuba, qui a plus de 100 myriamètres de long , Haïti, la Ja/mmqve et Porto-Bico;
Les petites Antilles, qui forment une chaîne de petites Iles entre les grandes Antilles et le continent. Les principales sont la Guadeloupe et la Martinique.
On considère aussi comme une division des Antilles , et on appelle alors Antilles sous le vent, des Iles situées dans la partie méridionale de la mer des Antilles , le long de la côte du continent, et que, pour cette raison, il serait plus naturel de considérer comme une dépendance de la région comprenant cette portion du continent. Les principales de ces Iles sont la Trinidad, Tabago, Vile Marguerite et Ourcùça>o.
182. Nouvelle - Grenade. — Nous désignons par le nom de Noumlle- Grenadeune région comprise entre ^12* degré de latitude boréale et le 1" degré de latitude australe, et entre les 63"* et 81* degrés de longitude occidentale : elle est bornée au nord par la mer des AntUles ; à l'est, par l'Orénoque et par une ligne tirée du confluent de ce fleuve avec le Guaviare au confluent de l'Apoporis avec le Yapura ; au sud, par cette rivière et par le Patia ; à l'ouest, par l'océan Pacifique et l'isthme de Panama.
La edto septeatrionalede cette régkm est ftNt entamée par la 1^ et «^rnie d'une chaîne Siles, qui ont été indiquées ci-dessus sous le nom S Anaites saug le vent.
Cette région est traversée par la chaîne des Andes, qni, comme il a déjà été dit , s'y divise en danc branches : l'une se prolongeant à l'ouest par l'isthnie de Panama, et l'autre se terminant à la mer des Antilles. Ces montagnes y tof* mccXmipUUeau, qui , à Bogota, est élevé de 2,661 mètres. Ce plateau est plus découpé que celui du Mexique , et il est surmonté de cimes qui , dans la Sierra de Merida, paraissent s'élever à prés de 6,000 mètres.
Dans la partie sud-est de cette région se trouvent àe& plaines marécageuses qui appartiennent aux bassins de V Amazone et de XOrénoqtie.
Indépendamment de ces deux fleuves et de leurs affluents, la NouveUo-Grenade renferme un autre grand cours d'eau qui se jette dans la mer des Antilles : c'est la Magdalena, qui coule dn sud au nord entre deux chaînons des Andes.
Cette région contient aussi le grand lao Maraccnbo, qui est en communication avec le golfe de ce nom. On peut aussi citer le lac beaucoup moîDS étendu de Falenda.
183. Quito. — Le QuUo * , tel que nous l'entendons , est une région située entre le 2« degré de latitude boréale et le 5* degré de latitude australe, et entre les 72** et 83* degrés de longitude occidentale ; il est borné^ au nord par les oours du Patia et du Yapura; à l'ouest, par une Ugne tirée du confluât de l'Apoporis dans le Yapura au confluent du Javari dans l'Amazone; au sud, par ce fleuve et par le Tumbes, et à l'est par l'océan Pacifique.
La côte, le long de cet océan, est entamée par le golfe de GuayaquQ, dans lequel se trouve Ytle de Puna.
Cette région, traversée,commelaprécédente, par les Andes, renferme descimesquel'ona longtempsconsidérées comme les plusélevéesdela terre; tellesque le ChhnboraçOy haut de 6,530 mètres ; VAntiscma, 5,833 ; le Cotopaœi, 5,753; le Pichincha, 4,868. La partie orientale appartient aux plaines de l'Amazone.
Nous indiquerons à la suite de cette région les tles Galapagos , situées sous l'équateur dans l'océan Pacifique, à plus de 100 myriamètres de la côte.
184. Quyane.-'lai Guyane est située entre le 11* degré de latitude boréale et le 4* degré de latitude australe, et entre les 52* et 72* degrés de longitude occidentale : elle est bornée au nord par une partie du cours de TOrénoquc et par l'océan Atlantique ; à l'est, par le même océan; au sud, par F Amazone ;
* n parait que cette région forme dans la statistique actuelb la république de l'Equateur; Biais le nom de Quito, qui rappelle un ancien royaume et une ville très-connue , m*a paru Hiériterla préférence sur une dénomination nouvelle , propre à établir en géographie de la confusion avec Téquateur astronomique.
84 GEOGEiliUE.
à Foaest, par une ligne tirée du oonfluent du Javâri dans l'Amazone au confluent du Guaviare dans K^noque, et ensuite par le cours de ce fleuve.
La migeure partie de cette région est couverte par un massif de montagnes, qui est séparé par la vallée ou plaine de rOrénoque de la branche des Andes qui s'étend le long de la mer des Antilles *. On regarde comme point culminant de ce massif la Duida dans la Sierra de Pomma, que l'on croit avoir {nnès de 2,500 métrés. Toute la partie méridionale de cette région est une vaste plaine, souv^it marécageuse , arrosée par V Amazone.
Parmi les nombreux affluents de ce dernier fleuve , qui appartiennent à la Guyane , le Bio Negro est le plus important. On distingue aussi le Bio Bramco, affluent du Rio Negro , et le Gasdquia/re, qui prés^te la circonstance remarquaMe d'établir une communication entre l'Amazone et VOrénoque : celuici, qui prend sa source dans la Sierra de Parima , décrit une espèce de spî* raie et se jette dans l'Atlantique par plusieurs bras, qui embrassent un large delta.
18S. SréM/.— Le Brénl, tel que nous l'entendons, est une vaste région située entre l'équateur et le 32^ degré de latitude australe , et entre les S?"* et 72** degrés de longitude occidentale : il est borné au nord par l'Amazone ; à l'est, par l'océan Atlantique; au midi , par le Rio Grande do sul , et à l'ouest par une ligne tirée de cette rivière au confluent du Javari dans l'Amazone.
La mfl||rare partie de cette région est couverte de montagnes, qui forment lae des portions les plus importantes du système que nous avons indiqué eidessusoomme occupant l'orient de FAmérique (163 et 165). Ces montagnes peuvent être considérées comme composées de plusieurs chaînes , dirigées du nord an sud en convergeant , comme la côte, vers l'ouest, et tendant par conséquent à se rapprocher des Andes, vers lesquelles elles envoient des rameaux transversaux, qui resserrent la faraude plaine qui s'étend de l'Amazone à la Plata. Ces rameaux paraissent être peu élevés, et les montagnes principales sont bfen loin d'atteindre la hauteur des Andes ^ leur point culminant n'ayant, comme nous l'avons déjà dit, que 1,851 mètres. La partie nord -ouest de la région appartient à la grande plaine de TAmaione, et une petite portion au sud-ouest dépend de la grande plaine de la Plata.
Le Brésil renferme un grand nombre de cours d'eau : les uns ooulMt du
* Quand Je dis que les montagaes de la Guyane soat sépâyrées de celles de la NooveHe-^re* nadepar la vallée de rOrénoque , c'est pour me conformer à Tusage et exprimer Tétai général des choses d'une manière plus facile à saisir; car il parait qu'ici, comme dans beaucoup d'autres contrées , l'Orénoque , au lieu de couler au milieu de la plaine qui sépare les deux massif, longe et entame même le nussif de la Guyane ; car le Cerro de ia Gâtera et le pic ^Vnmma y qui se trouvent sur la rive gauche de rOrénoque , sont tout près des nonti^pMs de la Guyane et paraissent séparés des Andes par une large plaine.
AMÉaiQUB. M
sud au nord et se jettent dans rocéao Atlantique, soit direetement, eoBune le Scm-Frandico , le PtMmahiba, le Pfvra ou Tocanûn, soit par l'intermédiaire de V Amazone, eomme le Xingu, le Tapajos, la Mctdeira. D'antres^ au contraire, coulent du nord au sud; tds sont le Paragtsay et la Pavana. Les cours d'eau qui ont une autre direction sont peu étendus^
Le Brésil ne renferme pas de grands lacs, à l'exception de celui de Lm Paiog à son extrémité méridionale, qui est plutôt une lagune qu'un véritable lac. On peut aussi citer le lac temporaire de Xarayes, entre cette région et la natarie, qui n'est qu'une plaine marécageuse, régulièrement inondée dans la saison des pluies.
186. Pérou.— Le Pérou s'étend entre les 3* et 19* degrés de latitude australe, et entre les 67* et 84* degrés de longitude ocdd^tale. On peut le considérer comme borné au nord par le cours du Tumbes et par une partie de celui de l'Amazone ; à l'est, par une ligne tirée du confluent du Javari dans r Amazone à celui du Guapore avec le Mamore; au sud , par une autre ligne tirée de ce confluent au promontoire d'Arica, et à l'ouest par l'océan Pacifique.
La partie occidentale de cette région est entièrement occupée par la chaîne des Andes, qui, à la montagne de Pichu-Picku près d'Arequipa , s'élève à la hauteur de 5,670 mètres ; mais du côté de l'orient se trouvent des parties basses qui appartiennent à la grande plaine arrosée par l'Amazone.
Les jMrincipaux cours d'eau du Pérou coulent du sud au nord; tels sont le Tunguragua, le Euallctga et VUcayale, qui sont les principaux affluents de X Amazone, que nous avons dit couler de l'ouest à l'est. Tous les cours d'eau qui se jettent dans l'océan Pacifique sont très-peu importants. Le Pérou renferme dans sa partie méridionale, sur les confins de la Bolivie, un /oo très-remarquable par son étendue et sa situation : c'est celui de Titicaoa, situé dans les Andes, à une hauteur de 3,888 mètres au-dessus de la mer.
187. Bolivie.-— Là BoHvie est située entre les 10* et 24* degrés de latitude australe, et les 58* et 73* degrés de longitude occidentale : elle est bornée au nord par une ligne tirée du promontoire d'Arica au confluent du Guapore avec le Mamore ; à l'est, par une autre ligne tirée de ce confluent à celui du Latirequiqui avec le Paraguay; au midi, par une troisième ligne tirée de ce confluent au cap Jorge (Morro Jorge) , et à l'ouest par l'océan Pacifique.
Cette r^on ressemble tout à foit au Pérou, avec lequel on la réunit souvent. Sa partie occidentale appartieiri; de même à la chaîne des Andes , qui présente sa plus grande élévation au Nevado de Soraia, haut, comme on l'a vu ci-dessus, de 7,696 mètres.
La partie orientale présente des contrées basses, dépendantes de la grande plaine qui s'étrad de l'Amazone à la Plata.
Les principanx cours d'eau de la Bolivie coulent du sud au nord pour se
rendre dans l'Amaioiie ; teb sont le Béni, le Mamore et VUbajf. Qnelqiies antres coulent aussi de Touest à l'est, pour se rendre dans la Plata; tel est le Piieomayo; mais aueun cours d'eau important ne se rend dans l'océan Pacifique. On peut aussi citer le Desagtuulero , qui est le débouché du lac de Titicaca, cité ci-dessus (186), et dont les eaux se perdent par éTaporation dans une yallée.
Les inondations des rivières qui traversent les plaines orientales , donnent naissance, dans certaines saisons, à des lacs temporaires quelquef6is ti*èsétendus, ou à de grands marais. Le long des c6tes de l'océan Pacifique se trouve le désert d'Atacama , qui s'étend entre la Bolivie et le Chili.
188. Platarie. ~ Nous croyons pouvoir désigner par le nom de Platarie une vaste région située entre les 20* et 41'' degrés de latitude australe, et les SS"" et 74* degrés de longitude occidentale : elle est bornée au nord par une ligne tirée du faite des Andes vis-à-vis le cap Jorge , au confluent du Latirequiqui avec le Paraguay; à l'est, par une autre ligne tirée de ce confluent à l'embouchure du Rio Grande do sul et par l'océan Atlantique ; au sud, par le Rio Negro ou Cusu-Leuwu et le Sieu-Leuwu ; à l'ouest, par le felte des Andes.
La majeure partie de cette région appartient à la grande plaine de la Plata, qui, surtout vers le midi, présente de grands espaces tout à fait plats et incultes, que l'on connaît sous le nom de Pa/mpcbs.
La portion occidentale se compose du versant oriental d'une partie de la chaîne des Andes, qui parait être en général assez étroit, du moins vers le midi , et la portion sud-est présente des montagnes qui forment l'extrémité méridionale du système qui traverse le Brésil.
La plupart des cours d'eau de cette région coulent du nord au sud , et se rendent dans deux rivières principales, le Parana et \ Uruguay, qui prennent leurs sources dans les montagnes du Brésil et qui se réunissent en formant une large rivière ou plutôt un £Olfe , connu sous le nom de Rio de la Plaia. Parmi les afRueuts du Parana on distingue le Paraguay, qui vient aussi desmontagnesdu Brésil ; le Picolmayo, le Verm^o, leScUado ou SatirThomé, qui prennent leurs sources dans les Andes. Parmi le petit nombre de cours d'eau qui se rendent directement à l'océan Atlantique , nous citerons la rivière de Mendùça ou Rio Colorado et le Rio Negro ou Custù-Leutou.
Cette région renferme beaucoup de lacs, généralement peu étendus, souvent sans débouchés, et beaucoup de plaines basses , qui deviennent des lacs temporaires dans la saison des pluies.
189. Chili. — Le Chili est situé entre les 24* et 42* degrés de latitude australe,etentreles72*et 76* degrés de longitude occidentale : il forme une bande étroite, bornée à l'ouest par l'océan Pacifique et à l'est par le faite des Andes; il est entièrement compris dans le versant occidental de ces montagnes, qui
ii*f atteignent plus une aussi grande éléyation que dans la BoUvie , leur point culminant paraissant être le Descabezculo , haut de près de 6^000 mètres.
Le Chili est arrosé par un grand nombre de cours d'eau; mais aucun n'est important.
Les petites tles de Jtum-Femandez et de Saint-Félix, dans Tocéan Pacifique, peuTent être citées à la suite de cette région , dont elles sont toutefois éloignées de près de 100 myriamètres.
190, Patagonie. — La Patagonie est située entre les 40" et 54* degrés de latitude australe, et entre les 65* et 78* degrés de longitude occidentale : elle est bornée au nord par le détroit qui sépare Tlle de Chiloé du Chili , par le cours duSieu-Leuwuet celui du Cusu-Leuwuou Rio Negro; à l'est, par l'océan Atlantique; au midi , par le détroit de Magellan, et à l'ouest par l'océan Pacifique.
Elle se compose d'une péninsule triangulaire, qui forme la partie méridionale du continent américain, et d'Qes situées le long de la côte occidentale de cette péninsule. Ces lies sont ordinairement réunies en archipels , sous les noms de Chiloé, de Chonos et de la mère de Dieu.
La portion occidentale de cette région est formée de la partie méridionale delà chaîne des Andes ^ tandis que la portion orientale parait être en général basse et unie.
Les cours d'eau y sont peu importants , du moins ceux du versant occidental. Parmi ceux du versant oriental on distingue le Rio de Ccmiaavnes et le Rio Gaiiego.
191. Iles Australes. — Nous réunissons sous le nom d'Iles Australes de l'Amérique , des terres qui sont réparties depuis le 51° Jusqu'au 67*' degré de latitude australe , et depuis le 30* jusqu'au 92* degré de longitude occidentale. Elles forment plusieurs groupes ou lies isolées ; savoir : V archipel de la Terrede-Feu, aussi nommé archipel de Magellcm, qui n'est séparé de la Patagonie que par le détroit de Magellan. Les tles qui le composent sont généralement montueuses et peuvent être considérées comme un prolongement des Andes. Leur point cuhninant parait être le mont SarmientOj haut d'environ 2,000 mètres.
Les {les Falkland ou Malouines/yers le 52* de latitude, qui atteignent, au mani Chatteleuœ, la hauteur d'environ 700 mètres.
La Géorgie du sud, sous le 54* degré de latitude , qui présente des montagnes couvertes de neiges perpétuelles et dont les vallées elles-mêmes ne sont découvertes que pendant une petite partie de l'année.
Les Terres de Sandwich, sous le 58* degré de latitude , qui se composent de petites lies montueuses , presque toujours couvertes de neiges et de glaces.
Les Orcades du sud ou Pawel, sous le 60" degré de latitude, qui sont aussi de petites lies montueuses.
Les Shetland du nul, vers le 62* degré de latitude, qui s(mt également de prîtes Ues, environnées de roches.
La Terre de la Trinité, qui est probablement aussi un archipel semblable au précédent , mais dont on ne connaît pas encore les détails.
Les des Biscoé, qui sont situées sous le 67* degré.
Enfin, les petites fies d'Alexandre /•' et de Pierre /•', qui sont situées par le 69* degré 30^^ et qui sont , par conséquent , les terres les plus méridionales que l'on ait observées jusqu'à présent.